LE CHANDELIER D’OR PUR

20.1 – Les différentes manières selon lesquelles devait briller le chandelier :

Nous désirons souligner 6 manières dont le chandelier brillait, toujours avec la pensée que ces choses nous concernent. Dieu nous a parlé en types et en figures, et le Saint Esprit nous accorde d’en tirer instruction. Quand le Seigneur dit en Jean 5:« Sondez les Écritures,… car elles rendent témoignage de moi » ou qu’il parle aux disciples d’Emmaüs par les Écritures, il se réfère obligatoirement à l’A.T. puisque le N.T. n’existait pas.

Nous rappelons (voir le sanctuaire) que dans le sanctuaire il n’y avait pas de fenêtre, ni plancher ni siège :

Pas de fenêtre — car le service dans la maison de Dieu devait se réaliser sans aucune autre lumière que celle du Saint Esprit.

Pas de plancher — parce qu’il s’agissait encore d’une maison itinérante, sur le sable du désert. Ce n’est pas le temple de Salomon.

Pas de siège — le service de l’adoration, dans la pensée de Dieu se poursuivra même dans l’éternité. Il n’est jamais terminé.

20.1.1 – Les lampes éclairaient vis-à-vis du chandelier : (Ex. 25:37)

Une lampe qui brille vis-à-vis d’elle-même ! Dieu a toujours en vue la gloire de son Fils. La lumière qui resplendit dans la maison qui lui appartient, dans le sanctuaire, et qui conduit tout service qui y est accompli, a pour effet de faire briller la gloire de Celui qui en est l’objet et la source. Toutes les instructions données quant aux pensées de Dieu, le sont par rapport à Christ, « vis à vis de lui ». La lumière du Saint Esprit répandue par le chandelier fait avant tout éclater la brillance et la splendeur du chandelier lui-même. Nous sommes dans un lieu de lumière, de nourriture, d’adoration et d’intercession.

20.1.2 – Le chandelier était vis-à-vis de la table : (Ex. 26:35)

Le chandelier brille vis à vis de la table. Sur cette table faite de bois de sittim recouvert d’or, avec un rebord, étaient disposés les 12 pains en 2 rangées. Ces 12 pains expriment l’unité du peuple, des 12 tribus. L’action du Saint Esprit nous accorde de réaliser, sur un terrain selon Dieu, l’unité du corps de Christ. Le corps de Christ ne nous est pas révélé dans l’A.T., mais la pensée de l’unité du peuple est établie dès le début. À tel point qu’en dépit des conditions pratiques navrantes de ce peuple terrestre, du déchirement entre les 2 tribus de Juda et les 10 autres et des conflits intérieurs, Dieu voit toujours son peuple comme une unité indivisible.

Lorsque le prophète Élie a bâti un autel, le peuple était déchiré. Cependant, il a fait un autel de 12 pierres (1 Rois 18), qui proclamait, malgré les circonstances douloureuses, l’unité de ce peuple aux yeux de Dieu.

En Esdras 6, lors de la réédification de la maison de Dieu après le retour de la déportation à Babylone, les deux tribus présentes (Juda et Benjamin) ont sacrifié, lors de la dédicace, 12 boucs selon le nombre des tribus d’Israël, rappelant encore l’unité inaltérable du peuple de Dieu, alors que 10 tribus avaient été déportées en Assyrie depuis plus de 2 siècles (en -721).

Il en est de même lorsque les apôtres Pierre et Jacques écrivent aux chrétiens d’origine juive ; ils adressent leur message « aux 12 tribus », bien qu’elles fussent dispersées. Aux yeux de Dieu, elles constituent une seule et même unité.

C’est le cas encore maintenant dans l’Église, où comme fruit de son œuvre, les rachetés, revêtus de Christ et rendus parfaits devant Dieu sont les membres du Corps de Christ. Il ne s’agit pas de notre réalisation pratique, mais de notre position devant Dieu en Christ, qui ne peut subir aucune altération.

Ce que nous vivons si douloureusement dans l’histoire de la vie du peuple céleste de Dieu, auquel par grâce nous appartenons, le fractionnement extérieur qui est à notre humiliation, à notre charge, n’enlève néanmoins rien au fait que Dieu voit toujours les siens comme une unité indivisible. La lumière du Saint Esprit met en évidence, à la gloire de Celui qui a établi ces choses, cette unité inaltérable du peuple de Dieu vue dans ces 12 pains sur la table.

Nous avons le privilège, en dépit de tant de circonstances affligeantes et humiliantes de pouvoir proclamer, à la gloire de son auteur, chaque 1er jour de la semaine, à la table du Seigneur et à la vue d’un seul pain, l’unité du corps de Christ. Ne supprimons pas la 1ère strophe de l’hymne 20 : « que l’unité de ton Église est belle, Seigneur Jésus, qu’elle plait à tes yeux… ! ».

Ne confondons pas la réalité inaltérable de l’unité du corps de Christ, constitué de tous les croyants sur la terre, avec la réalisation de la communion à la table du Seigneur ; ce sont 2 choses distinctes bien qu’elles soient liées.

20.1.3 – Les lampes du chandelier devaient luire continuellement : (Ex. 27:20)

Il y avait des choses qui ne devaient pas s’arrêter pendant la nuit. Principalement le chandelier devait briller toute la nuit comme aussi le feu de l’holocauste (Lév. 6:2 et 6).

Nous sommes dans un monde où les ténèbres s’épaississent de jour en jour, dans une chrétienté qui démontre non seulement de l’indifférence, mais du mépris pour les enseignements divins que les croyants sont appelés à réaliser et à professer. Néanmoins, au sein de cette zone d’ombre, au milieu de ce christianisme expirant, la Parole de Celui qui a communiqué ses pensées pour la bénédiction des siens, nous rappelle que du soir au matin, c’est-à-dire pendant la durée de cette nuit morale et spirituelle, nous avons les permanentes ressources du Saint Esprit, figurées par la lumière constante du chandelier.

Que véritablement dans nos cœurs, la grandeur, l’efficacité des résultats glorieux et éternels acquis par Christ et par son œuvre, occupent et nourrissent nos affections et développent notre attachement à Celui à qui nous devons toutes nos bénédictions, étant bénis « de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1:3). Nous avons tout en Lui et rien en dehors de Lui.

La lumière du chandelier, l’action de l’Esprit, nous est maintenue et le Seigneur nous assure qu’elle ne nous sera pas retirée pendant la nuit de ce monde, jusqu’au jour d’éternité duquel il nous est dit dans l’Apocalypse (21:25 ; 22:5) qu’« il n’y aura plus de nuit là ».

20.1.4 – Les lampes du chandelier sont mentionnées avant LA CONSÉCRATION DES LÉVITES : (Nb. 8:1-3 ; 5-7 ; 10-16…)

Les Lévites sont consacrés, c’est-à-dire, rendus propres à exercer leur fonctions : ils ont reçu en récompense de la part de Dieu le service du sanctuaire ; car au jour du veau d’or, ils se sont séparés du peuple plongé dans le mal (Ex. 32:26-29), tirant même (c’est une figure pour nous) leur épée contre leurs propres frères. Ce mal qui était entré au milieu du peuple de Dieu, avait conduit Moïse à sortir de la congrégation et à dresser une tente pour lui hors du camp, loin du camp (Ex. 33:7). L’accent est mis sur la séparation personnelle. Cet acte de séparation pratique des lévites, qui démontrait la reconnaissance des droits et de la sainteté de l’Éternel, devait coûter très cher à leurs affections ; il a eu pour récompense le service de la maison de l’Éternel. C’est un des multiples aspects d’un résidu se dissociant d’un ensemble qui a failli à son mandat.

C’est à la lumière du chandelier que sont consacrés, préparés, les serviteurs de Dieu, ceux qui sont appelés à participer à l’œuvre, à offrir à Dieu et à sacrifier.

Dans le peuple terrestre, il n’y avait que cette tribu de Lévi qui pouvait accéder à ce service dans le tabernacle et seuls ceux de la famille d’Aaron pouvaient être sacrificateurs. Maintenant, par la grâce de Dieu, dans le peuple céleste de Dieu auquel nous appartenons, tous les rachetés sont invités à entrer dans le sanctuaire pour accomplir le service de l’adoration. Tout croyant, quelque soit son âge, sa maturité spirituelle, du fait qu’il est né de nouveau, qu’il est enfant de la famille du Père, est appelé à être un adorateur. « Celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang… a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père » (Apoc. 1:5-6). Mais malheureusement, beaucoup de croyants l’ignorent et beaucoup le négligent ; et c’est pourtant la bénédiction la plus élevée qui soit accordée au racheté du Seigneur pendant son chemin sur la terre, et qui ne prendra jamais fin, puisqu’elle se poursuivra d’une manière céleste et parfaite pendant l’éternité.

Les lévites avaient diverses fonctions selon qu’ils appartenaient à la famille de Merari, Guershon ou Kehath ; mais ce n’était pas eux qui choisissaient leur service, de porter les bases ou les tentures. Quant à nous croyants, c’est le Seigneur seul, dans sa souveraineté (1 Cor. 12), sa grâce et sa sagesse, qui confère des services différents à l’un ou à l’autre. Les serviteurs de Dieu ne sont pas élus, ni choisis par les hommes. C’est le Seigneur qui choisit, qui appelle, qui forme et qui envoie.

Tout cela se fait dans la dépendance divine et dans les conditions de purification du verset 7 de Nombres 8. La purification par le lavage d’eau de la Parole est toujours nécessaire avant d’entrer dans le service. Si le lavage de la régénération ne s’opère qu’une seule fois, combien nous avons besoin de ce lavage répétitif de la purification pratique.

Lors de la consécration des lévites,

  • il y a d’abord ce que fait Moïse, l’aspersion de l’eau de purification pour le péché,
  • puis ce qui est laissé à la responsabilité des lévites :

— le rasage intégral qui nous enseigne qu’il faut couper à la base tout ce qui est produit par la chair de l’homme naturel puis,

— le lavage des vêtements. Si le croyant est lavé fondamentalement par le lavage de la régénération, le lavage des vêtements, comme le lavage des mains et des pieds à la cuve d’airain, est la figure d’un lavage répétitif des souillures contractées pendant la marche. Cela représente une préparation spirituelle par l’action de la Parole de Dieu et le jugement de soi-même, pour le service dans la maison de Dieu, pour le Seigneur lui-même, quel qu’en soit la nature. Les vêtements lavés évoquent un témoignage visible, non entaché.

Ensuite au verset 10, nous avons la pensée d’une double identification (le mot communion n’existe pas dans l’AT). Les fils d’Israël posent leur main sur les lévites et les lévites posent leurs mains sur la tête des taureaux sacrifiés.

1— Les fils d’Israël s’identifient aux lévites. C’est l’expression de la « main d’association » (Gal. 2:9) de la part du peuple de Dieu à l’égard des serviteurs appelés à exercer un service (Actes 13:3). Combien cela est nécessaire ! C’est l’opposé d’un service indépendant. Œuvrer dans le sanctuaire, exercer un service pour le Seigneur, que ce soit dans l’assemblée ou dans le monde, suivant la nature de la fonction que Dieu confère à chacun, un tel service doit s’accomplir en communion avec le peuple de Dieu, en communion avec l’ensemble des lévites (Actes 6:6 ; 13:3).

2— Les lévites s’identifient au sacrifice des taureaux. Ce sacrifice est le fondement en vertu duquel un service particulièrement précieux et béni leur était confié….Que le Saint Esprit nous accorde de « poser les mains », c’est-à-dire identifier nos pensées et nos cœurs à la pensée de Dieu, qui nous est communiquée par sa Parole.

3— « Après cela ». C’est frappant de lire ces 2 petits mots : « après cela » au verset 15 ; ce n’est pas « avant cela » ni « en même temps que cela », mais « après cela », quand les conditions sont remplies. Lorsque les serviteurs, dûment préparés, ont la communion de l’assemblée et qu’ils sont pénétrés de la pensée de Christ, après cela, ils peuvent entrer et accomplir leur fonction, réalisant aussi qu’ils sont entièrement donnés à Aaron, figure de Christ lui-même, notre souverain sacrificateur (16-19).

Tout cela nous fait comprendre la raison pour laquelle, lors de la consécration des lévites, nous trouvons la mention du chandelier. Tout devait être conduit selon la pensée de Dieu, à la lumière du chandelier, pour sa gloire premièrement, puis pour la bénédiction de son peuple et pour que la sainteté pratique soit maintenue dans le sanctuaire.

Cela met un accent à la fois solennel et encourageant sur la manière selon laquelle le serviteur de Dieu, à l’instar des lévites, est établi dans un service.

Combien il est nécessaire que la fonction que la grâce nous confère dans le corps, quelle qu’en soit la nature — et nous savons bien que dans notre corps, les organes les plus cachés ont une fonction vitale — s’exerce dans les conditions que la Parole nous enseigne. Ces enseignements donnés il y a 35 siècles, conservent aujourd’hui encore, exactement la même valeur d’application, la même actualité.

20.1.5 – La lumière du chandelier est évoquée avant la mention d’un cas de blasphème : (Lév. 24:1-9)

Dans les passages qui font suite à ces 9 premiers versets, on maudit le Nom de l’Éternel. Au verset 11, le fils d’une femme israélite blasphéma le Nom et le maudit ; c’est une évocation anticipée de l’apostasie, accompagnée de violence, que nous avons déjà aujourd’hui sous les yeux : une scène de rejet du nom et des droits divins. Nous nous trouvons en face d’une telle situation dans la chrétienté professante dont l’apostasie arrive à sa maturité. Le désert moral et spirituel de ce monde, dit christianisé, nous environne : on renie Dieu lui-même ; c’est le prélude à la domination de l’Antichrist.

Face à une telle scène, nous avons des ressources. Nous sommes surpris de trouver le chandelier et la table dans les versets 1 à 9, sans rapport apparent avec la suite ; et pourtant il y a un lien et combien précieux à nos cœurs, à savoir que face à l’égarement d’une profession sans vie, mûre pour le jugement, qui revêt déjà les caractères de la Babylone d’Apocalypse 18 qui sera jetée au cœur des mers et qui ne sera plus trouvée, il reste pour les fidèles du peuple de Dieu des ressources d’un prix sans pareil et indispensables : la lumière du chandelier et la nourriture mangée dans un lieu saint. Dans cette scène de ténèbres, nous connaissons, par la grâce de Dieu, la lumière et celui qui en est la source ; et au milieu d’une chrétienté qui dépérit, nous possédons la nourriture que le Seigneur nous maintient. Nous pouvons la goûter et la partager ensemble dans le sanctuaire. Qu’il nous accorde de le faire !

Ce début du chap. 24 place devant nous, d’une manière très réconfortante, la valeur de la lumière divine qui conduit dans le service ; cette figure du Saint Esprit qui se plait à prendre les choses qui sont de Dieu, pour nous en donner la perception et la jouissance. Dieu veuille que cet Esprit ne rencontre pas dans nos cœurs d’obstacle à son action car il n’a pas d’autre but que la gloire de Dieu et la bénédiction de nos âmes.

Dans la lumière du chandelier qui brille du soir au matin, la famille sacerdotale est réunie pour être nourrie. Les sacrificateurs sont là autour de la table, ayant sous leurs yeux les 12 pains qui constituent « un seul pain », figure de l’unité inaltérable du peuple comme Dieu le voit. Lisons bien ces versets 1 à 9 : « ce sera un pain de mémorial… ». Nous avons 7 fois les mots « continuellement » ou « perpétuel » ; ce n’est pas occasionnellement, mais continuellement. Réunis ainsi chaque sabbat dans le lieu saint, Aaron et ses fils, se nourrissent là, dans la pleine lumière de l’action du Saint Esprit ; alors qu’au dehors, c’est le désert moral et spirituel de ce monde.

La Parole nous montre par ces allégories, la valeur d’application spirituelle et permanente de ces choses. Le Seigneur nous invite à « sonder les Écritures », à y consacrer de l’énergie. Nous savons bien qu’il y a beaucoup de charges légitimes, avec les études, le travail, etc… mais ne devons-nous pas reconnaître que le cœur humain est tel que nous trouvons toujours le temps de faire ce qui nous plait ? Il nous faut, pour notre enrichissement, sonder les écritures, non pas pour meubler notre intellect, mais pour que nos affections pour le Seigneur soient développées et entretenues. La nourriture spirituelle nous est quotidiennement nécessaire, comme le sont les aliments pour notre corps. La vie spirituelle consiste à cultiver jour après jour la relation d’intimité de nos âmes avec le Seigneur. Dieu veuille que l’Esprit ne rencontre pas dans nos cœurs d’obstacle à son action car il n’a pas d’autre but que la gloire de Dieu et notre bénédiction. « J’ai demandé une chose à l’Éternel, je la rechercherai : c’est que j’habite dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour voir la beauté de l’Éternel et pour m’enquérir diligemment de lui dans son temple » (Psaumes 27:4)

Que le Seigneur nous accorde d’apprécier toujours davantage la valeur de cette lumière que personne ne peut éteindre et la saveur de la nourriture qu’il place devant nous et qu’il nous assure continuellement jusqu’à ce qu’il vienne.

20.1.6 – Aaron faisait fumer l’encens sur l’autel, chaque matin et chaque soir, quand il arrangeait les lampes : Ex. 30:1-10

Il s’agit de l’autel d’or dont la mention est absente dans la première description du tabernacle (Exode 25:10 à 27:19), c’est-à-dire le chemin qui va de l’intérieur vers l’extérieur (voir la structure de ces chapitres en introduction) ; par contre nous le trouvons dans le chemin de l’extérieur vers l’intérieur, le chemin du croyant qui s’approche de Dieu et arrive jusque dans le sanctuaire à l’autel d’or, lieu de l’adoration et de l’intercession.

Il faut bien distinguer l’autel d’or dans le lieu saint devant le voile fermé, de l’autel d’airain qui se trouve dans le parvis. Sur l’autel d’airain, on offrait des sacrifices. Il fallait une victime et un sacrificateur à l’autel d’airain, pour qu’il puisse y avoir un adorateur à l’autel d’or. Il était impossible qu’un lévite officie à l’autel d’or, sans qu’il ait réalisé la valeur de ce qui s’était passé à l’autel d’airain, figure de l’œuvre de Christ. Mais ce qui s’est réalisé à l’autel d’airain, ne l’est plus à l’autel d’or. L’autel d’airain, c’est la croix ; l’autel d’or, c’est le sanctuaire. C’est la raison pour laquelle il était défendu de venir à l’autel d’or en y apportant des sacrifices (30:9). Apporter un sacrifice à l’autel d’or aurait signifié que l’on venait adorer le Seigneur dans son sanctuaire pour être sauvé ! Absolument pas ! C’est parce qu’il y a eu un sacrifice offert sur l’autel d’airain, et qu’il a été agréé, consumé par le feu du jugement divin contre le péché, que le sacrificateur, délivré de sa culpabilité, pouvait se tenir devant l’autel d’or dans le sanctuaire et offrir non plus des sacrifices ou des libations mais du parfum.

Ce parfum était constitué de 4 composants (ces 4 composants à poids égaux sont un sujet de méditation : voir composition de l’encens dans le chapitre sur l’autel d’or). C’est l’adoration, et le parfum c’est Christ ; Jésus dont le nom est un parfum répandu (Cant. 1:3). Mis au bénéfice du sacrifice offert à l’autel d’airain, nous sommes invités, tout en nous arrêtant sur le seuil d’airain (les bases d’airain sur lesquelles reposent les colonnes qui supportent le rideau d’entrée) à entrer dans les lieux saints pour offrir le parfum de la louange — car maintenant, le lieu saint et le lieu très saint n’en font qu’un (Héb. 10:19 à 22), le voile ayant été déchiré.

Chap. 30:9 : « vous n’y brûlerez (offrirez) pas d’encens étranger, ni d’holocauste ni d’offrande de gâteau ; et vous n’y verserez pas de libation ».

Pas d’encens étranger, ce serait offrir à Dieu autre chose que l’excellence et le parfum de Christ.

Pas de sacrifice (holocauste ou offrande de gâteau) car l’adorateur ne vient pas à l’autel d’or pour être sauvé, mais parce qu’il l’est.

Pas de feu étranger : Présenter du parfum consumé par un feu étranger était un péché d’une extrême gravité. C’est présenter Christ par la chair (le formalisme, un culte programmé…). Quel enseignement pour nous ! Le feu devait être pris sur l’autel d’airain pour consumer le parfum sur l’autel d’or. Nous savons bien ce qu’il est advenu des 2 fils d’Aaron et nous comprenons, malgré son silence, ce que fût pour Aaron la condamnation de ses fils. « Aaron se tut » (Lév. 10:4).

Cela montre à nos cœurs et à nos consciences le sérieux qui s’attache au fait de s’approcher de l’autel d’or dans le sanctuaire. Nous sommes enseignés à le faire en Esprit et en vérité.

Au verset 7 : « …chaque matin il fera fumer l’encens quand il arrangera les lampes ». Ce service si élevé ne peut se réaliser qu’à la lumière du Saint Esprit. Les lampes réclamaient des soins (mouchettes, vases à cendre…) afin que rien ne vienne altérer la plénitude de la lumière. L’huile était toujours pure (Ex. 26:20) comme l’est le Saint Esprit ; mais toute impureté dans les lampes altérait la lumière ; il fallait donc les entretenir, afin que l’huile pure, broyée, figure du Saint Esprit puisse agir et conduire un service aussi élevé que celui de l’adoration, la présentation du parfum sur l’autel d’or.

Nous comprenons pourquoi la grâce divine nous a conservé ces pages anciennes qui, en dépit des 35 siècles qui nous en séparent, conservent toute leur actualité, car il n’y a rien de suranné dans les Écritures. Quel langage ! Dieu veuille que ces choses si précieuses consignées dans la parole de Dieu produisent dans nos cœurs le désir de répondre à l’invitation du Seigneur : « Sondez les écritures…ce sont elles qui rendent témoignage de moi ».

20.2 – La sainte cité est illuminée par la gloire de Dieu et l’Agneau est sa lampe : Apoc. 21:2, 22-23

Lorsque nous serons introduits dans la dernière demeure, la partie céleste du royaume,
quel en sera le chandelier ? « La cité n’a pas besoin de soleil, ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe ». Dans cette scène glorieuse et céleste où nous serons introduits, de laquelle il nous est dit « qu’il n’y a pas de nuit là » (v. 25), nous n’y trouvons pas de chandelier. Il n’y aura pas de lampe à entretenir car nous serons à la source de la lumière.

Nous attendons ce moment avec impatience et le Seigneur plus que nous encore, ce moment où il aura tous les siens autour de Lui. Maintenant nous réalisons avec reconnaissance et louange qu’il est avec nous ; tout à l’heure, nous serons avec Lui, dans sa maison, comme le fruit mûr et parfait du travail de son âme (És. 53:11). Dans ce jour éternel, il se présentera son assemblée dans sa perfection, pour la joie éternelle de son cœur. Alors la louange retentira dans l’éternité, à la gloire de l’auteur de toutes nos bénédictions.

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