Archives mensuelles : septembre 2017

Le fils d’un des fondateurs du Hamas, Mosab Hassan Yousef, ancienne “taupe” du Shin Bet israélien, a dénoncé lundi l’illégitimité de l’Autorité palestinienne.

“Je prends la parole au nom de l’ONG UN Watch. Je m’appelle Mosab Hassan Yousef. J’ai grandi à Ramallah en tant que membre du Hamas. J’adresse mes paroles à l’Autorité palestinienne, qui prétend être le “seul représentant légitime” du peuple palestinien”, a-t-il déclaré lors d’une prise de parole devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, devant une délégation palestinienne stupéfaite.

“Je demande : d’où vient votre légitimité ? Le peuple palestinien ne vous a pas élu et il ne vous a pas désigné pour le représenter. Vous violez régulièrement leurs droits. Vous kidnappez les étudiants palestiniens et vous les torturez dans vos prisons. Vous torturez vos rivaux politiques. La souffrance du peuple palestinien est le résultat de vos intérêts politiques égoïstes. Vous êtes le plus grand ennemi du peuple palestinien. Si Israël n’existait pas, vous n’auriez personne à blâmer. Assumez la responsabilité du résultat de vos propres actions”, a-t-il lancé.

“Vous embrasez les flammes de ce conflit pour maintenir votre pouvoir abusif. Enfin, vous utilisez cette instance pour tromper la communauté internationale et tromper la société palestinienne, en faisant croire qu’Israël est responsable des problèmes que vous créez”, a-t-il conclu.

L’histoire de Mosab Hassan Yousef a fait l’objet d’un film documentaire : “Le Prince Vert”. C’était son surnom au sein du Shin Bet, le Service de renseignement intérieur d’Israël. Fils de l’un des leaders du Hamas en Judée-Samarie, dont il était aussi le secrétaire particulier, Mosab Hassan Yousef fut de 1997 à 2007 une “taupe” de choc, livrant des informations qui ont fait échouer nombre d’attentats et ont permis d’arrêter notamment Ibrahim Hamid, un chef militaire du mouvement islamiste, et Abdallah Barghouti, expert en explosifs.

Réfugié aux Etats-Unis depuis 2010 grâce au témoignage de Gonen Ben Yitzhak, son ancien agent de liaison au Shin Bet, Mosab Hassan Yousef s’est converti au christianisme.

Leur développement

Une échelle s’est dressée devant nous :

1 / Au degré inférieur, l’espèce sans individu

2 / Au-dessus, l’individu dans l’espèce

3 / Plus haut, l’individu se dégageant de l’espèce

4 / Au sommet, enfin, l’individu sans l’espèce, l’ange.

Au-dessous de cette échelle de la création vivante, et comme le sol sur lequel elle repose, la matière inanimée,
privée de vie individuelle aussi bien que collective ; audessus de l’échelle, enfin, à une hauteur incommensurable, l’Etre à la main duquel elle est suspendue, et en qui espèce et individu ne sont qu’un, Dieu. L’ange a donc sa place marquée et distinctement formulée
dans le système des êtres.

Pouvons-nous connaître quelque chose de son histoire ? Et d’abord sous le rapport du corps ?

L’imagination des peintres a revêtu d’une forme gracieuse l’existence corporelle de l’ange. Ne la matérialisons pas, sans doute, en prêtant réellement des pieds et des ailes à ces êtres ; mais ne la nions pas non plus dédaigneusement ; ils ont réellement un organisme, quoique différent du nôtre ; nous venons de nous en convaincre.

S’ils ont un corps, ils doivent aussi avoir un séjour.

Quel est-il ?
Les anges formeraient-ils la population des cieux étoilés ?

On s’expliquerait ainsi le double sens que paraît avoir dans nos écritures cette expression fréquemment employée,        le Dieu des armées, terme qui signifie à la fois Dieu des astres et le Dieu des anges. On comprend
aussi à ce point de vue la demande de l’oraison dominicale :
Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Cependant il y a peut-être des sphères d’existence supérieures qui se distinguent de celle que nous habitons, moins par la distance locale que par une nature et une qualité différentes. Quand Jésus dit de ceux qu’il appelle les petits, que leurs anges voient continuellement la face de
Dieu, c’est-à-dire sont les êtres les plus rapprochés de son trône, ce n’est pas à mi-chemin des nébuleuses, dans ces soleils qui brillent au-dessus de nos têtes, qu’il faut placer ces anges-là. Ils sont à la fois et plus haut et plus bas, plus haut puisqu’ils entourent de si près le trône ; plus bas puisqu’ils sont comme attachés à ces êtres faibles, qui, sur cette terre, ont le plus besoin de protection. Le ciel qu’ils habitent n’est donc pas topographiquement distant de
notre sphère. Il la pénètre d’une manière analogue à celle dont la toute-présence divine pénètre toutes choses, à celle dont peut-être l’impalpable éther pénètre la nature tangible. Quant au développement moral des anges, nous savons d’abord que ces êtres sont des créatures libres. Cela ressort de la place suprême qu’ils occupent dans l’échelle des êtres vivants. Dégagé des liens de l’espèce, par conséquent de la puissance de l’instinct aveugle, l’ange doit même être plus libre que l’homme, qui traîne après lui la lourde chaîne de l’existence collective et le l’involontaire solidarité de l’espèce.

Or, la loi de la créature libre, c’est l’épreuve. A peine l’homme était-il placé sur le théâtre de son activité future, qu’il fut soumis à cette loi. Une mise en demeure d’obéir ou de résister, voilà la première dispensation de Dieu à l’égard de la créature libre, après qu’il s’est fait connaître à elle comme celui qui lui a accordé l’existence et tous les bienfaits qui l’accompagnent.

Et qu’est-ce que la vie humaine autre chose qu’une série d’épreuves de chacune
desquelles nous sortons ou plus librement dépendants, ou plus
obstinément rebelles ?

Nous donner ou nous garder, confirmer avec amour notre dépendance ou la renier orgueilleusement, voilà le progrès en bien ou en mal auquel nous oblige impérieusement la périlleuse prérogative de la liberté. Si l’ange est libre comme nous, plus complètement que nous, il n’a donc pu échapper à la condition de l’épreuve.
Nous savons ce qu’a été l’épreuve de l’homme ; elle était appropriée à son point de départ, à son état enfantin, à son instinctde jouissance.

Essaierons-nous de soulever le voile qui couvre l’épreuve, toute différente sans doute, à laquelle les anges ont été soumis ?

Non; rappelons-nous seulement que pour l’homme lui même, il existe des tentations plus perfides et plus subtiles que celles de la chair, des séductions d’un ordre purement spirituel, celles du contentement de soi-même, par exemple, de l’esprit de domination, de l’amour de la louange, de l’abus des facultés intellectuelles, de la substitution du moi à Dieu dans le culte intérieur de l’âme.     Or des tentations de ce genre sont d’autant plus concevables chez un être, qu’il est d’une nature plus spirituelle et doué de plus de liberté et d’indépendance personnelle.
L’épreuve des anges a eu lieu ; l’Ecriture, qui ne nous en dévoile pas la nature, nous en fait connaître le résultat. Ce résultat diffère sur un point essentiel de celui de la nôtre ; chez nous la race est tombée tout entière, précisément parce que nous sommes une race et que dans un pareil mode d’existence le sort de tous les
individus est solidairement lié, du moins quant à l’ordre naturel.
L’humanité ressemble à un arbre unique chargé de branches nombreuses.
Coupez-en le tronc ; par ce seul et unique coup, chacune des branches se trouve séparée de la racine, aussi bien que si le coup l’eût frappée elle-même.

Il doit en être tout autrement là où il n’y a pas race, filiation, espèce. Le peuple des anges, au lieu de ressembler à un arbre portant une multitude de branches, est comparable à une forêt, composée d’une foule d’arbres indépendants les uns des autres. Chez les anges, l’épreuve a donc pu avoir des résultats différents, opposés. Et selon l’Ecriture cette possibilité est une réalité. Elle nous dit de certains anges

« qu’ils n’ont pas gardé leur origine, qu’ils ont abandonné leur propre demeure, qu’ils ne demeurent pas dans la vérité, » (.Jude.1.6 ; Jean.8.44 ; Matthieu.25.41),

tandis qu’elle donne à d’autres anges les titres de saints anges et d’anges
élus. (.1Timothée.5.21 ; Matthieu.25.31)

Les premiers ont donc renié le principe de leur existence, la volonté de leur Créateur ; c’est-à-dire qu’ils ont fait de leur volonté propre le principe de leur activité. Ils sont ainsi tombés de la sphère de la réalité, qui n’est qu’en Dieu, dans
celle du mensonge ; leur existence est devenue factice ; ils oscillent incessamment entre l’illusion et l’imposture, alternativement trompés ou trompant. Car il leur manque tout point d’appui en dehors d’eux-mêmes auquel ils puissent se cramponner. Ils ne possèdent pas Dieu, qu’embrassent les anges fidèles ; ils ne jouissent pas non plus de notre monde, avec lequel la nature de leurs organes
ne leur permet pas de communiquer* directement a, et par lequel les hommes pécheurs se dédommagent momentanément de la perte de Dieu. Ils vivent et agissent dans le vide de leur propre subjectivité, vide qu’ils cherchent à peupler de leurs créations mensongères.
Ils n’ont, pour se consoler dans ce triste état, que la lutte contre la vérité et le bien, et la séduction des autres êtres libres qu’ils s’efforcent d’entraîner avec eux dans cette activité fiévreuse, constamment négative et toujours impuissante.

Les saints anges au contraire, en se conformant à la volonté
de Dieu, sont devenus participants de sa puissance et de sa sainteté; ils sont ses joyeux instruments dans la sphère de l’univers à laquelle chacun d’eux est préposé. Aussi toutes les opérations extraordinaires de la puissance divine dans le domaine des choses extérieures leur sont-elles attribuées, et le Fils de l’homme parle-t-il
de ses miracles comme d’anges qui montent et descendent. (.Jean.1.51)                      La récompense de leur soumission volontaire est d’être en réalité ce
qu’ils sont par destination, tout ce que renferme leur nom d’anges, c’est-à-dire de messagers du ciel, des agents de Dieu. En Dieu, ils possèdent la garantie de la réalité de leur existence et de leur activité.


* Ils cherchent d’autant plus à le faire indirectement par l’intermédiaire des
hommes en qui ils parviennent à trouver accès. De là les possessions.


 A suivre …….Les anges ……. partie 3

Frédéric Godet