Archives quotidiennes :

Nous les trouvons sympathiques, les trop rares hommes politiques, journalistes ou écrivains, intellectuels, qui osent tenir un discours à contre-courant sur l’immigration-invasion et l’islamisation de notre pays. Nous apprécions qu’il demeure quelques personnalités médiatiques pour estimer que l’immigration n’est pas une chance pour la France et que l’islam n’est pas une religion d’amour, de tolérance et de paix.

Ils s’appellent Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Robert Ménard, Eric Ciotti, Jeannette Bougrab, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Michel Onfray, Natacha Polony, Ivan Rioufol, André Bercoff, Richard Millet, Pascal Bruckner et quelques autres…

Je ne citerai pas Eric Zemmour, le seul, à mon avis, à s’être émancipé totalement du politiquement correct, ce qui lui a valu quelques campagnes de presse haineuses et des passages récurrents devant les tribunaux.

Les autres sont régulièrement insultés, stigmatisés, comparés à la Bête Immonde, mais en même temps, ils ont leur rond de serviette dans les médias, et bénéficient d’une audience appréciable. Ils prennent bien garde à ne pas fréquenter la réinfosphère, qu’elle s’appelle Fdesouche, Riposte Laïque, Boulevard Voltaire, ni les « monstres » diabolisés par les islamo-collabos, qu’ils s’appellent Karim Ouchikh, Carl Lang, Renaud Camus, Jean-Yves Le Gallou, Pierre Cassen, Christine Tasin…

Et pourtant, quand on constate la réalité de la France, son ensauvagement, son islamisation, le nombre de nos compatriotes qui sont quotidiennement insultés, agressés, molestés, blessés gravement, parfois tués, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate que les clandestins, majoritairement hommes seuls musulmans, multiplient, en France et en Europe, des agressions, viols et tentatives d’attentats, et que leur présence représente un danger quotidien grandissant pour les nôtres, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate que la France est détruite quotidiennement, qu’on renie des pans entiers de son Histoire, que sa langue est bafouée et que tout est fait pour que les « Français de souche » se retrouvent minoritaires le plus vite possible, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate l’invasion du voile islamique dans la rue, porté par des fillettes de plus en plus jeunes, celle des djellabas et autres kamis, la prolifération des mosquées et des boucheries halal, signes visibles d’une véritable colonisation de la France, par le nombre, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate enfin le tir croisé contre l’autorité de l’État, contre la France, des islamo-racailles et des groupes gauchistes, qui se permettent, en toute impunité, d’agresser nos policiers, d’essayer de les tuer, de vandaliser leur matériel, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate enfin l’acharnement judiciaire de magistrats ouvertement collabos, contre les Résistants et la réinfosphère, que le Syndicat de la Magistrature ose soutenir les « antifas » qui ont essayé de tuer des policiers, quand on voit que le délit de blasphème, au seul service de l’islam, est rétabli en France, et que la France devient le pays le plus liberticide d’Europe, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate enfin que les « protégés » qui, eux, ne courent aucun risque et bénéficient d’un train de vie indécent, se permettent de dire aux « non-protégés » que nous sommes que nous allons subir des attentats pendant 20 ans, tout en introduisant sur le territoire français de potentiels futurs terroristes, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

C’est parce que ces quelques « mal-pensants » restent dans une timidité consternante, dans un non-dit insupportable, que l’ennemi progresse. Ils acceptent les règles du jeu de l’ennemi. Ils nous font perdre du temps, avec leur « islamisme radical » et leur refus d’apporter des réponses claires à l’invasion migratoire. Bien évidemment qu’il faut mettre l’islam hors la loi, interdire toute visibilité de sa part, et donc fermer les mosquées, proscrire les uniformes musulmans, et mettre fin aux boucheries halal qui n’existent que parce que l’État français autorise les dérogations à la loi, pour l’abattage rituel. Bien sûr qu’il faut une désislamisation totale de la France !

Bien sûr qu’il faut non seulement mettre fin à l’immigration, mais renvoyer massivement hors de France les clandestins qui n’ont rien à y faire, les immigrés qui préfèrent des lois religieuses ou tribales à celles de la République, ou tout simplement ceux qui n’amènent rien au pays. Et même s’ils ont la nationalité française, il faut virer ceux qui ne sont présents que pour cracher sur notre pays et imposer la charia au pays.

Il en va juste de l’avenir de notre pays, de sa civilisation, de notre mode de vie, de notre culture, de notre modèle, qui fut unique au monde jusque dans les années 1970…

C’est ce discours que les Français doivent entendre. Bien évidemment, ceux qui le prononceraient seraient traînés devant les tribunaux. Et alors ? Cela ne ferait que médiatiser leurs propos, et à faire avancer dans l’opinion ces solutions. Préfèrent-ils laisser les populations européennes aller à l’abattoir, leur civilisation disparaître, afin de préserver leurs émissions, leurs médias ou leurs livres ?

Faute de prise de position forte, ce sera vers l’imposteur Mélenchon que risquent de se tourner tous les mécontents. Un gros bourgeois qui voyage en classe affaires, qui n’a jamais bossé de sa vie, qui ose utiliser le bleu-blanc-rouge dans ses manifestations – comme certains musulmans qui défendent le voile à l’école – alors qu’il détruit la France et méprise les Gaulois ; un immigrationniste, islamo-collabo, qui, après avoir fait élire Hollande puis Macron, ose appeler les Français à virer ce gouvernement et à aller à l’affrontement avec ce régime qu’il a contribué à installer.

Mais cette opposition-là, le Système la tolère car en canalisant les mouvements sociaux d’opposition, elle les empêche de rejoindre les mouvements de Résistance à la mondialisation et à son levier migratoire. C’est pourquoi les médias lui accordent une si large place.

Quant aux « opposants du système » – à l’exception de Michel Onfray – ils paraissent fascinés par ce personnage grotesque qui, depuis 50 ans, milite pour détruire la France.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Albert Camus.

En se taisant, ou en n’utilisant pas les mots qu’il faut, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Robert Ménard, Laurent Wauquiez, Eric Ciotti, Jeannette Bougrab, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Michel Onfray, Natacha Polony, Ivan Rioufol, André Bercoff, Richard Millet, Pascal Bruckner et d’autres nous font perdre du temps, et permettent à l’invasion migratoire de progresser, et à la gangrène islamiste de se répandre en France.

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Ce formidable ennemi de la vérité est spécialement dépeint au verset 3 du ch. XII de l’Apocalypse:

« Et alors il parut dans le ciel un autre signe, c’était un grand dragon couleur de feu. » (Apocalypse XII, 3). Tout le monde admet que c’est le premier grand ennemi qui dans les temps évangéliques assaillit l’Église chrétienne.
Si l’on considère les termes dans lesquels il est décrit et les actes qu’on lui attribue, on verra qu’il y a une grande analogie entre ce dragon et le premier ennemi qui s’éleva contre l’ancienne église de Dieu quelque temps après le déluge. Le mot dragon, suivant les idées auxquelles on l’associe d’ordinaire, est bien fait pour égarer le lecteur en rappelant à son esprit les dragons fabuleux et ailés de l’antiquité. Quand cette divine
description fut donnée, l’expression de dragon n’avait point ce sens-là chez les auteurs sacrés ou profanes. Le dragon des Grecs, dit Pausanias, n’était pas autre chose qu’un grand serpent2, et le contexte montre que c’était bien le cas ici; car ce qui est appelé dragon dans le 3e verset (Apocalypse XII, 3) est simplement appelé serpent dans le 14e (Apocalypse XII, 14). Le mot traduit par rouge signifie proprement couleur de feu. Le
dragon rouge signifie donc dragon de feu, ou serpent de feu. C’est exactement le même qui, dans la première forme de l’idolâtrie, sous le patronage de Nemrod, apparut dans l’antiquité. Le serpent de feu des plaines de Shinar semble avoir été le grand objet de culte. Les preuves les plus solides montrent que l’apostasie commença chez les fils de Noé par le culte du feu, et cela, sous le symbole d’un serpent.
Nous avons déjàvu, en diverses occasions,que le feu étaient adorécommeétant la lumière et la force purificatrice. Or, il en était ainsi à l’origine. Toute l’antiquité, en effet, désigne Nemrod comme ayant inauguré ce culte du feu3. Nous avons déjà prouvé l’identité de Nemrod et de Ninus; on le représente aussi sous le nom de Ninus comme introduisant la même coutume. Dans un fragment d’Apollodore, il est dit que Ninus apprit aux
Assyriens à adorer le feu4. Le soleil, grande source de lumière et de chaleur, était adoré sous le nom de Baal.
Or, puisque le soleil était adoré sous ce nom aux époques les plus reculées, cela montre bien le caractère audacieux de ces premiers commencements de l’apostasie. On a cherché à montrer que le culte du soleil et des corps célestes était une pratique excusable dans laquelle la race humaine pouvait innocemment tomber.
Mais comment cela a-t-il pu se faire? Dans le langage primitif de l’humanité, le soleil s’appelait Shamesh, c’est-à-dire le serviteur. Ce nom était sans doute donné d’en haut pour rappeler au monde cette grande vérité que l’astre du jour, quelque glorieux qu’il fût, n’était après tout que le ministre de la bonté du grand créateur invisible envers ses créatures terrestres.
Les hommes le savaient et néanmoins avec cette entière connaissance, ils mirent le serviteur à la place du maître; ils l’appelèrent Baal, le seigneur, et l’adorèrent en conséquence. Aussi quelle signification dans ces paroles de Paul:

« Connaissant Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu; mais ils ont changé la vérité en
mensonge, et ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est Dieu au-dessus de tous, béni éternellement. » (Romains I, 21-25).

Le commencement du culte du soleil et du culte de l’armée du ciel était donc un péché contre la lumière, un péché de présomption, de lèse-majesté contre le ciel. Comme le soleil dans les cieux était le grand objet du culte, ainsi le feu était adoré comme son représentant sur la terre. Vitruve fait allusion à ce culte primitif du feu, quand il dit que les hommes se formèrent tout d’abord en états et en communautés en se réunissant autour des feux5. Et ceci est exactement d’accord avec ce que nous avons déjà
vu (p. 174) à propos de Phoronée, que nous avons identifié avec Nemrod; on lui attribuait l’invention du feu,……….

2 PAUSANIAS, liv. II,Corinthiaca, ch. 28, p. 175.
3 JOHANN. CLERICUS, tome II, p. 199, et VAUX, p. 8.
4 MÜLLER, frag. 68, vol. I; p. 440.
5 VITRUVE, vol. II, liv. II, ch. I, p. 36, etc.

…………..et on le considérait aussi comme le premier qui ait réuni la race humaine en communautés. En même temps que le soleil, le grand dieu du feu, le serpent eut aussi son culte et s’identifia avec lui (fig. 52).

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Dans la mythologie du monde primitif, dit Owen, le serpent est
universellement le symbole du soleil6. En Égypte, l’un des symboles les plus communs du soleil ou du dieu soleil est un disque entouré d’un serpent7. Voici croyons-nous, la raison première de cette identification: comme le soleil était la grande lumière du monde physique, ainsi le serpent était considéré comme la grande lumière du monde spirituel, qui donnait à l’humanité la connaissance du bien et du mal.
Ceci implique naturellement une affreuse dépravation de la part des meneurs dans un pareil système, si on considère l’époque où il commença; mais c’est là, je le crois, le véritable sens de cette identification. En tout cas, nous avons des preuves scripturaires et profanes, pour établir que le culte du serpent commença en même temps que le culte du feu et du soleil. La déclaration inspirée de Paul sur cette question nous paraît décisive:

« Ce fut, dit-il, quand les hommes connaissaient Dieu, mais qu’ils ne le glorifiaient pas comme Dieu, qu’ils changèrent la gloire de Dieu, non seulement en des images semblables à l’homme corruptible, mais en des images de bêtes rampantes, c’est-à-dire de serpents. » (Romains I, 23)

l’histoire profane s’accorde avec cette déclaration. Parmi les auteurs profanes, Sanchoniathon, le Phénicien, qui, dit-on, vivait à l’époque de Josué, s’exprime ainsi: « Thoth le premier attribua quelque chose de la nature divine au serpent
et à la tribu du serpent, et il fut imité en cela par les Phéniciens et les Égyptiens. » Cet animal, en effet, lui paraissait le plus spirituel de tous les reptiles: il est, dit-il, de la nature du feu; car il déploie une agilité incroyable, et se meut par le simple effet de sa volonté sans le secours de mains ni de pieds. En outre, il vit très longtemps et a la vertu de renouveler sa jeunesse, ainsi que l’a déclaré Thoth dans ses livres sacrés; c’est
pour ces raisons qu’on a introduit cet animal dans les mystères et dans les rites sacrés8.
Or, Thoth, il faut se le rappeler, était le conseiller de Thamus, c’est-à-dire Nemrod9.

Cette déclaration nous permet donc de conclure que le culte du serpent formait une partie de l’apostasie primitive de Nemrod. La nature de feu du serpent à laquelle l’extrait ci-dessus fait allusion est partout chantée par les poètes païens.
Virgile, parlant de cette nature divine attribuée aux serpents, comme le remarque l’auteur des « Pompéiens »10,
décrit le serpent sacré qui sortit de la tombe d’Anchise, lorsque son fils Énée a offert le sacrifice, en des termes qui jettent une vive lumière sur le langage de Sanchoniathon, et sur le serpent de feu dont nous nous occupons. « À peine avait-il fini de parler que du fond de l’asile sacré sort un énorme serpent dont le corps déroule sept immenses anneaux, sept replis tortueux; il embrase mollement la tombe, et se glisse autour des
autels. Son dos est émaillé d’azur, et ses écailles tachetées étincellent de tout l’éclat de l’or11. »
Il n’est donc pas étonnant que le culte du feu et le culte du serpent aient été réunis. Le serpent aussi, renouvelant chaque année sa jeunesse, était sans doute représente à ceux qui voulaient une excuse pour leur idolâtrie, comme un emblème exact du soleil, le grand régénérateur, qui chaque année régénère et renouvelle la nature, et qui une fois divinisé, fut adoré comme le grand régénérateur des âmes.

6 OWEN, dans DAVIES, Les Druides, note p. 437.
7 BUNSEN, Hiéroglyphes, vol. I, p. 497.
8 SANCHONIATHON, liv. I, p. 46-49.
9 Voir note 1, p. 88.
10 Vol. II, p. 104.
11 Virgile, liv. V, v. 84-88.

La suite prochainement…….

Enseignement du Réverend Alexander Islop, 19ème siècle.

 

Dans un rapport jamais rendu public depuis mars, des scientifiques pointent les risques induits par la présence d’aluminium dans les vaccins.

On y lit des échanges cordiaux mais surtout un débat âpre et passionné. Ces documents que nous nous sommes procurés, c’est l’avis du conseil scientifique de l’ANSM, le gendarme du médicament, et l’ensemble des discussions que les spécialistes ont mené sur l’étude de l’équipe du professeur Gherardi, chef du service neuromusculaire à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, évaluant la neurotoxicité de l’aluminium présent dans les vaccins.

[…]

Bien que financé par l’ANSM – avec donc des deniers publics –, en plein débat mouvementé sur l’extension de l’obligation vaccinale à onze vaccins infantiles, et à la « stupéfaction » des associations de patients, ce rapport n’a pas été rendu public. « Les avis consultatifs du conseil scientifique n’ont pas vocation a être publiés. Cela ne veut pas dire qu’on cherche à les cacher », défend de son côté l’ANSM. Voici ce qu’on y découvre.

« La dose ne fait pas le poison »

Même injecté à « faible dose » dans des muscles de souris, l’adjuvant aluminique « peut induire une accumulation d’alumium à long-terme et des effets neurotoxiques », note l’équipe de Gherardi. En clair, contrairement à ce qui est communémement admis, même une faible dose pourrait provoquer des complications. « La dose ne fait pas le poison », résument-ils.

[…]

Vers une « prédisposition génétique » ?

« Pour la première fois », lit-on, dans la littérature sur les vaccins, cette étude met en évidence des facteurs génétiques de prédisposition à développer une myofasciite à macrophages (une lésion provoquant fatigue, douleurs musculaires, voire troubles neurologiques) après la vaccination. Sept gènes sont en effet « surrepresentés » chez les patients affectés. Aurions-nous une susceptibilité génétique nous faisant réagir à l’aluminium des vaccins ? Cette voie de recherche, jugée « extraordinaire » par l’un des membres du Conseil fait actuellement l’objet d’un dépôt de brevet de la part des chercheurs.

Lire l’article entier sur leparisien.fr

Le sujet qui va nous occuper à ses charmes, mais aussi ses périls.
Le voile du mystère dont il est couvert fait son attrait. Le péril
auquel on s’expose en le traitant, c’est de se confier, sur ce terrain
qui fait partie du domaine sacré, à un guide non suffisamment
qualifié, l’imagination.
Pour éviter autant que possible cet écueil, nous demanderons à
la nature les inductions, à l’histoire les analogies qu’elles peuvent
nous fournir ; puis mettant ces données en rapport avec celles que
contient le livre des révélations, nous chercherons à éclairer ces
éléments divers par leur rapprochement mutuel. Puissé-je réussir
à tirer ce sujet intéressant de l’obscurité où il reste plongé pour un
si grand nombre d’esprits ! C’est un rôle secondaire, sans doute,
mais important encore, que celui que jouent, dans le grand drame
de l’oeuvre de Dieu sur la terre, ces êtres qui vont nous occuper.
Quatre points fixeront notre attention :

1. L’existence et la nature des anges.

2. Le mode et leur développement. 

3. Les relations qu’ils ont entre eux. 

4. Celles qu’ils soutiennent avec nous.

1 / Leur existence et leur nature.
L’existence des anges ne saurait être mise en doute par celui
qui adhère au contenu des enseignements bibliques. Pour celui qui
rejette ces révélations ou qui hésite à s’en approprier le contenu
sur tous les points, n’existerait-il aucune raison propre à lui faire
admettre la réalité d’un ordre d’êtres à certains égards supérieurs à
l’homme ?
Nous connaissons sur la terre trois ordres d’être vivants, la
plante, l’animal, l’homme. Si nous venions à reconnaître que ces
trois classes de créatures sont les premiers échelons d’un système
des êtres, dans lequel un quatrième et dernier degré, tout en manquant
de fait ici-bas, n’en est pas moins impérieusement réclamé
de droit par la pensée, ne résulterait-il pas de là avec une certaine
vraisemblance que cet ordre supérieur, indispensable à l’harmonie
de l’ensemble, existe réellement quelque part, dans un domaine de
la création inaccessible à nos organes actuels ? C’est précisément là
le fait que nous allons constater.

Observons le rapport de l’individu à l’espèce dans les trois
ordres d’êtres vivants que nous présente la nature, et nous verrons
si ce rapport ne nous conduit pas à supposer l’ordre supérieur dont
nous parlons.
Dans le monde végétal, ce qui existe proprement, c’est l’espèce,
l’espèce seule ; l’individu n’en est que la représentation ; rien au
delà, rien au-dessus. Placez une rose dans le milieu propre à son développement,
elle n’y sera pas autre chose que ce qu’aurait, été tout
autre rose placée dans les mêmes conditions. La langue applique
aux individus, dans le monde des plantes, le terme d’exemplaires.
C’est qu’ils sont à l’espèce, ce que les exemplaires d’une photographie
sont au cliché qu’ils reproduisent identiquement. Il n’y a
réellement qu’une rose, le genre rose, qui vit et renaît sans cesse dans
les apparitions passagères dans lesquelles nous le contemplons. La
plante est semblable à une hoirie indivise où chaque ayant-part
vit uniquement sur la masse et pour la masse. Dans le monde des
plantes, l’individu n’existe pas comme tel ; l’espèce seule est.
Chez l’animal, l’espèce est encore l’essentiel ; mais l’individu
est déjà quelque chose à côté et au-dessus d’elle. L’individualité
commence à poindre. Cependant l’animal est dominé par l’instinct.
Or, qu’est-ce que l’instinct, sinon le pouvoir de l’espèce dans
l’individu ? Soumis à cette loi irréfléchie et irrésistible, l’individu
est incapable de tirer une détermination de son propre fonds, de
prendre une résolution qui soit véritablement la sienne. De là l’absence
de responsabilité ; de là aussi le manque de progrès. Le lion d’aujourd’hui fait exactement ce qu’ont fait ses ancêtres, ce que
feront ses descendants les plus reculés. A moins que l’homme ne
lui tende la main par la dressure, l’animal tourne et retourne sans
cesse dans le cercle que lui trace l’instinct. L’individu vit, mais
comme un captif de l’espèce. Son geôlier lui permet bien de faire
quelques pas à sa fantaisie dans le préau de la prison, jamais d’en
franchir la muraille.
Le passage de l’animal à l’homme est marqué par un renversement
complet du rapport de l’individu à l’espèce. Celle-ci existe
encore chez l’homme, sans doute. Nous parlons, non sans raison,
d’une espèce humaine. Chaque homme doit l’existence à des parents ;
et c’est là le trait qui constitue l’espèce. Chez l’homme, aussi bien
que chez l’animal, l’espèce est le fond primordial, obscur, mystérieux,
sur lequel se détache chaque existence individuelle. Mais, et
voici en quoi consiste le renversement du rapport, la loi de l’instinct,
tout en exerçant sur l’homme sa puissance, ne le domine
point fatalement. L’instinct est son premier maître, mais nullement
son éternel tyran. L’homme peut lutter contre les appétits naturels ;
il peut même, à l’aide de la conscience et de la réflexion, surmonter
la sollicitation des désirs et les immoler sur l’autel de l’obligation
morale. Le captif peut forcer la porte du préau et sortir de sa prison.
Et, puisqu’il le peut, il le doit. L’individu ne devient vraiment
homme que dans la mesure où il exerce cette glorieuse prérogative.
S’il néglige d’en faire usage, il reste au niveau de l’animal et finit
même par le dépasser en brutalité. Il tombe pour son châtiment audessous de ces instincts naturels qu’il aurait dû dompter.

De cette faculté de s’affranchir résulte chez l’homme celle de progresser.
L’instinct, berceau et sauvegarde temporaire de l’individu, n’est
que le point de départ de son développement. Dès qu’il a rompu
cette barrière par un acte de volonté réfléchie, l’homme voit s’ouvrir
devant lui la carrière de tous les perfectionnements individuels
et sociaux.
L’espèce existe donc encore dans l’humanité ; mais l’individu
n’est pas absolument subjugué par son étreinte. La noble mission
de l’homme est d’arriver à être lui, en subordonnant librement les
instincts aveugles de sa nature à l’obligation morale. L’homme n’est
ni un exemplaire, ni uniquement un individu ; c’est une personne.
Du rapprochement de ces trois formes d’existence qu’offre à nos
yeux la nature terrestre, ressort avec évidence une loi qui paraît être
celle de la création : c’est la prépondérance croissante de l’individu
relativement à l’espèce. Au premier degré, l’individu n’est pas ; au
second, il est, mais à l’état d’esclave ; au troisième, il apparaît libre
et maître de ce qui constitue en lui la vie de l’espèce. N’existeraitil
point un quatrième état, un ordre d’êtres supérieur même au
troisième et complétant tout le système ?
Dans toute série mathématique, on peut, connaissant trois
termes, calculer avec certitude le quatrième. Les deux termes
moyens connus permettent de déduire du premier extrême connu
le second encore inconnu. L’animal et l’homme ne seraient-ils pas
dans le système de la vie ces deux termes moyens par lesquels la
pensée peut s’élever de l’idée de la plante, le premier extrême, à celle du second, encore inconnu, l’ange ?

Nous avons constaté ici-bas trois formes d’existence : l’espèce
sans l’individu, l’individu assujetti à l’espèce, l’espèce domptée
par l’individu ; il reste une quatrième forme possible, complément
et antipode de la première : l’individu sans l’espèce. Cette formule
un peu étrange indique, si l’on y pense bien, un mode d’existence
extrêmement simple et beaucoup moins compliqué que le nôtre :
un ordre d’êtres chez lequel, l’espèce n’existant pas, chaque individu
doit son existence, non à des parents semblables à lui, mais
immédiatement à la volonté créatrice. Ne serait-ce point là l’ange,
dont l’existence compléterait ainsi le système de la création ?
Le mode d’existence que nous venons de décrire est précisément
celui que l’Ecriture sainte attribue à ces êtres mystérieux
qu’elle désigne de ce nom. Tandis qu’en parlant de nous elle emploie
fréquemment l’expression de fils d’homme, elle appelle les
anges fils de Dieu, jamais fils d’ange. Pourquoi, sinon parce qu’ils
sont arrivés à l’existence par voie de création directe, non de procréation
? Dans la déclaration la plus explicite que nous trouvions
dans l’Ecriture sur la nature des anges, Jésus établit un rapprochement
remarquable entre les anges et les fidèles glorifiés :

Les enfants de ce siècle, dit-il, épousent des femmes, et les femmes
des maris ; mais ceux qui seront jugés dignes d’avoir part au siècle
à venir et à la résurrection des morts ne se marieront point et ne
seront point donnés en mariage ; car aussi ils ne pourront plus
mourir, vu qu’ils seront semblables aux anges et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. (.Luc.20.34-36).

Cette déclaration
renferme quatre données remarquables sur la nature des anges :
1. Ces êtres ont un corps, puisque le corps des ressuscités doit
être semblable au leur.
2. Ce corps ne doit point l’existence à un procédé de filiation,
mais à une création immédiate, puisque son origine est semblable
à celle du corps dont les fidèles seront revêtus par le
fait de leur résurrection. Aussi dans l’existence à venir les
fidèles glorifiés seront-ils, aussi bien que les anges, dignes
de porter le nom de fils de Dieu ; ils (les fidèles) seront fils de
Dieu, en tant que fils de la résurrection.
3. Les relations conjugales n’existeront pas plus chez les
hommes glorifiés qu’elles n’existent chez les anges.
4. Cet affranchissement des relations conjugales correspondra
dans ces deux ordres d’êtres à l’exemption de la mort.

Ce contenu si net de la déclaration du Seigneur concorde aussi
exactement que possible avec le résultat auquel nous a conduits
l’observation des êtres vivants que nous présente la nature.
Pour peu donc que nos inductions soient fondées et que Jésus
ait parlé en homme qui connaît le sujet sur lequel il se prononce
nous pouvons considérer la question de la réalité et de la nature des
anges comme résolue et les envisager comme des êtres qui doivent
chacun son existence à Dieu seul ; qui ont un corps d’une nature
supérieure à notre corps actuel ; chez lesquels, enfin, n’existent ni
la distinction des sexes, ni la déperdition de la vie qui aboutit à la mort. Nous pouvons maintenant faire un second pas dans note
étude et rechercher quel doit être le mode de développement de
ces êtres.

La suite, prochainement…….

Docteur en théologie du 19éme siécle Frédéric Godet.