Archives quotidiennes :

La rébellion à la fin du Millénium!Comment peut-elle se produire? Pendant mille ans,l’humanité aura joui d’une ère de paix ininterrompue ( Esaie 2v4),d’une abondance de nourriture pour le monde entier(Psaume 72v16), de la justice pour les pauvres et les opprimés,d’une création renouvelée (Ézéchiel 47v9), de la connaissance de la gloire de l’Éternel s’étendant à toute la terre (Habacuc 2v14). Et Satan aura été lié (Apocalypse 20v2).
La raison humaine conclurait qu’un tel règne de bénédiction sans précédent devrait remplir le cœur de l’homme de bonheur et d’adoration.Mais ce que la parole prophétique présente plutôt dans ces versets d’Apocalypse 20, c’est une rébellion à l’échelle mondiale à la fin du Millénium.
Les saints glorifiés régneront avec Christ, quant aux croyants qui auront été épargnés au travers de la grande tribulation,ils repeupleront la terre.Toutefois,certains de leur enfants ne ne viendront pas à Christ! Il semblerait que les circonstances soient idéales pour amener à la conversion,du fait des bénédictions du règne.Mais les cœurs de beaucoup d’incroyants resteront secs, bien que vivant dans un monde aussi privilégié.Le prophète Esaie fait allusion à ça en disant :  » Si l’on use de grâce envers le méchant,il n’apprend pas la justice, dans le pays de la droiture il fait le mal.(Esaie 26V10). Mais si cela doit se réaliser en ce jour-là,quel leçon pour nous aujourd’hui! Nous ne devons pas penser que l’homme serait plus heureux ou plus satisfait s’il avait de plus grandes bénédictions matérielles.

Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour que les Israélites ne fixent pas les regards sur la fin d’une réalité passagère. Mais leur intelligence s’est obscurcie. Jusqu’à aujourd’hui en effet, le même voile reste lorsqu’ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas parce que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à aujourd’hui, quand les écrits de Moïse sont lus, un voile recouvre leur cœur; mais lorsque quelqu’un se convertit au Seigneur, le voile est enlevé. Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, sans voile sur le visage, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur.

Dans ce passage, Paul veut montrer aux Corinthiens combien la nouvelle alliance (la liberté en Christ) est supérieure à l’ancienne (l’obéissance à la loi). Il fait référence à un épisode de l’histoire du peuple d’Israël relaté en Exode 34.29-35: Moïse est monté sur le mont Sinaï, où Dieu lui a donné les dix commandements. Il a passé 40 jours avec l’Eternel sur la montagne, et quand il est redescendu, son visage rayonnait, car il avait été en présence de la gloire divine! (Pour ma part, je n’ai jamais réussi à faire mieux que d’avoir le visage luisant de transpiration après avoir prêché sur un sujet particulièrement difficile.)
Avant, je pensais que Moïse s’était couvert le visage avec un voile pour protéger le peuple de cette vision impressionnante de la gloire de Dieu. Mais si je regarde le texte de plus près, je comprends qu’il mettait le voile non pour protéger le peuple, mais pour l’empêcher de voir que cette gloire disparaissait progressivement de son visage. Ainsi, même Moïse, après avoir vu la gloire de Dieu, ne voulait pas que les autres se rendent compte que ce rayonnement glorieux était en train de le quitter.
En 2 Corinthiens 3.14-16, Paul poursuit avec une comparaison. Il montre que, lorsqu’ils lisent l’Ancien Testament, les Juifs qui ne croient pas en Christ ne peuvent pas voir la vérité. Pourquoi? Parce qu’elle leur est voilée par l’incrédulité. Mais quiconque se convertit à Christ comprend la Parole de vérité, car Christ enlève le voile et nous révèle la gloire de Dieu.
Vous vous demandez peut-être en quoi ce passage peut s’appliquer à nous aujourd’hui. Eh bien, il se trouve que souvent, nous nous cachons derrière une sorte de «voile» pour que les autres ne connaissent pas la vérité à notre sujet. Nous sommes passés maîtres dans l’art de «filtrer» notre vie et de ne montrer aux autres que ce que nous voulons bien qu’ils voient. C’est assez semblable à ce que Paul semble sous-entendre au sujet de Moïse, qui aurait voulu cacher au peuple le fait que la gloire de Dieu le quittait.

Lorsque nous sommes dans la crainte ou que nous ne nous sentons pas à la hauteur, et peut-être surtout, quand nous péchons, au lieu de venir à la lumière pour être libérés et guérir, nous avons tendance à nous cacher, à nous couvrir d’un voile, à appliquer un filtre à notre vie.
Ce comportement remonte au moment où Adam et Eve ont péché contre Dieu dans le jardin d’Eden. Ils n’ont pas dit immédiatement: «Dieu, nous regrettons d’avoir agi ainsi, nous n’aurions pas dû.» En Genèse 3.7-10, nous voyons qu’ils ont eu honte, car ils se sont rendu compte qu’ils étaient nus. Saisis de crainte,ils ont attaché des feuilles de figuier ensemble et s’en sont fait des ceintures pour se cacher, se disant peut-être quelque chose de ce genre: «Nous ne voulons pas que Dieu voie ce que nous sommes en réalité.» Et nous nous comportons tous de la même manière, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans notre contact avec les autres en général. Nous mettons au point de fausses versions de nous-mêmes pour impressionner, manipuler ou dominer les autres le plus possible.
Alors comment trouver le courage d’enlever ce voile, de révéler aux autres la vérité au sujet de nous-mêmes, pour connaître la liberté de l’authenticité? Paul dit: «Lorsque quelqu’un se convertit au Seigneur, le voile est enlevé» (2 Corinthiens 3.16-18). Nous ne pouvons le faire par nous-mêmes. Seul Christ peut enlever le voile.

C.GROESHEL