Un grand bravo à ce blog qui retrace l’histoire  du nom de Palestine au travers les ages

Le grand bluff du nom « Palestine », petit rappel pour les « ignorants de bonne foi »

Publié le 14 septembre 2011 par danilette

Voici le drapeau palestinien et le drapeau jordanien

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Quand les gens disent que la Jordanie (d’abord appelée Trans-Jordanie) est un état arabe palestinien, ils ont raison ! La Jordanie actuelle est formée des 3/4 du territoire de la Palestine antérieure, celle du Mandat britanique, la seule Palestine ayant jamais eu une existence légale. Bien qu’ils s’appellent Jordaniens, les habitants de Jordanie ne sont pas globalement différents culturellement, ethniquement, historiquement et religieusement des Arabes palestiniens de « Cisjordanie ». 

Même le drapeau jordanien et le drapeau proposé pour le 2ème état arabo-palestinien de Cisjordanie et Gaza sont presque identiques ! Si donc eux-mêmes se sentent appartenir au même peuple, pourquoi nous, devrions-nous tomber dans le mensonge différenciant les Arabes palestiniens de la rive occidentale du Jourdain de ceux de la rive orientale ?

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi ces deux drapeaux sont presque identiques ?

Jamais dans l’histoire les Arabes n’ont utilisé le terme latin « Palaestina » ou Palestine. Les Arabes ne peuvent pas prononcer ce nom car le son « P » n’existe pas en arabe. En 1920, quand la Société des Nations a crée ce territoire et l’a nommé « Palestine », les Arabes ont commencé à appeler cette terre « Falestin » mais ce territoire ne s’est jamais appelé Palestine dans la langue arabe des habitants arabes !

Les Arabes locaux ne se sont jamais appelés « Palestiniens », même pas pendant le mandat britannique. Les dirigeants arabes et britanniques se réferraient à eux comme des « Arabes » !  Les habitants arabes ont toujours été appelés « Arabes ». Une recherche informatisée du rapport Hope-Simpson publié en 1930 montre que le terme « Palestinien » ne figure nulle part dans ce rapport comme substantif. Les termes utilisés sont «Arabes palestiniens», «Juifs palestiniens », et « Chrétiens palestiniens ».

Autres exemples : 

  •  « The Jerusalem Post », un journal juif, a été appelé «Palestine Post» depuis sa fondation en 1932 jusqu’en 1950.
  •  En 1923, Pinhas Rutenberg (juif) a fondé la Société Palestine Electric, qui deviendra plus tard l’Israel Electric Corporation.
  •  Il y avait l’orchestre juif le « Palestine Symphony Orchestra ».
  •  Durant la deuxième guerre mondiale, les Britanniques ont formé une Brigade juive, pour combattre les puissances de l’Axe, elle est connu par les Anglais comme la Brigade palestinienne 

Les Israéliens d’un certain âge se souviennent tous que eux, les Juifs, étaient appelés « Palestiniens » avant 1948 et que les Arabes refusaient en bloc cette appellation pour eux-mêmes, ils se nommaient alors tout simplement « Arabes », le terme Palestinien était péjoratif puisque porté par les Juifs…

Combien de fois ai-je entendu ce témoignage (je pense à mes amis du Kibboutz Kfar Menahem et bien d’autres…)

Il s’agit du narratif arabe et malheureusement les Israéliens donnent une justification à cette revendication en acceptant d’appeler les arabes de la région par le nom qu’ils ont volé, ils n’auraient jamais du accepter de les appeler ainsi.

Les Arabes de la région d’Israël à notre époque moderne voudraient nous faire croire qu’ils descendent directement des Cananéens ou bien des Philistins, mais entre les deux, ils n’ont pas encore fait leur choix et de toute façon ils ne peuvent pas être les descendants d’aucuns d’entre eux parce que ces peuples ont disparu depuis des millénaires. Il n’est pas nécessaire d’analyser par le menu les détails historiques pour découvrir que la raison pour laquelle les Arabes vivant dans cette région ont décidé de s’appeler « Palestiniens », c’est qu’ils ne possèdaient pas d’identité forte.

 

Le son « P » n’existe pas dans la langue arabe et encore moins le nom Palestine qui prend son origine dans la décision des Romains (l’empereur Hadrien) de renommer la Judée, « Palestine » dans le but d’humilier les Juifs vaincus. Ils forgèrent ce nom « Palestine » en référence aux Philistins (peuples de la mer) les anciens ennemis des Juifs qui à l’époque d’Hadrien avaient complètement disparu depuis des siècles et dont il ne reste absolument aucun vestige, ni même la langue, sauf ce qui est écrit dans la Bible à leurs sujets [phileshet].

Le dirigeant arabe Awni Bey Abdul Haadi en 1937 : « il n’y a pas de pays tel que la Palestine, notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siècles » !

Enfin ne pas confondre la PHILISTIE et la PALESTINE , ces 2 dénominations n’ont rien à voir !

Les auteurs grecs, en particulier Aristote souvent cité par les Arabes, ne parlait pas de la Palestine, Palestinae, nom latin crée par l’empereur Hadrien mais de la Philistie, pays des Philistins qui d’ailleurs n’existait plus depuis longtemps à son époque. Aristote qui reprend un auteur bien antérieur, ne parle pas non plus de la Syrie-Palestine, nom d’un district de l’empire ottoman mais bien de « l’Assyrie-Philistie » car il parle de l’époque où les Philistins étaient devenus les vassaux de l’Assyrie et on ne désignait plus leur pays comme Philistie mais comme « Philistie de l’Assyrie », l’Assyrie maitre de la Philistie ! 

Le comble étant que le nom Philistie dérive de l’hébreu « Pileshet », c’était le nom utilisé par les Hébreux pour désigner le pays de leurs ennemis, les Philistins et comme il n’existe aucun écrits sur les Philistins, excepté la Bible et une stèle égyptienne avec des Hieroglypes, nous avons perdu la trace de leur langue, leurs noms et tout autre vestige !

 

La propagande arabe a été tellement efficace que plus personne ne se penche sur les sources historiques, voyons un peu :

1) La Terre d’Israël

Je reprends des extraits du livre de Salomon Munk :

« Sous le nom de Palestine, nous comprenons le petit pays habité autrefois par les Israélites et qui aujourd’hui partie des pachalics d’Acre et de Damas. Quant au nom de Palestine qui nous a été transmis par les auteurs grecs, il dérive du nom hébreu Péléshet (pays des Philistins) et ne désignait que la partie sud-ouest du pays habité par les Philistins. Le plus ancien nom du pays que nous trouvions chez les auteurs hébreux est celui de Canaan. Ce nom cependant ne désignait que la partie située entre le Jourdain et la Méditerranée et comprenait aussi la Phénicie et le pays des Philistins.

 

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Depuis l’entrée des Hébreux la Palestine est désignée sous plusieurs autres dénominations telles que Terre desHébreux, Terre d’Israël [le nom repris par l’état d’Israël]. Après l’exil de Babylone, elle fut appelée Terre de Juda d’où vient le nom de Judée dont se servent les auteurs romains [Judaea Capta est] 

Le prophète Zacharie l’appelle Terre Sainte [en fait, Terre sanctifiée, ce qui est différent] nom qui est en faveur auprès des juifs modernes et des chrétiens. Il est difficile de bien fixer les limites de la Palestine qui varièrent beaucoup à différentes époques et sur lesquels nous ne trouvons pas toujours des données bien précises.

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À l’orient, au-delà du Jourdain, le Pays des Hébreux s’étendit jusque dans le désert vers l’Euphrate sans que les limites fussent bien fixées. Sous Salomon qui batit Tadmor (Palmyre), la ville de Thapsacus sur l’Euphrate est le point extrême du royaume vers le nord-est. Au nord il aboutit au territoire de Damas, à l’Antiliban et au territoire de Tyr. La limite occidentale est la Méditerranée jusqu’à l’embouchure du torrent d’Égypte (Wadi el arish) et la limite du midi partant El Arish se dirige vers la pointe méridionale de la mer Morte mais à l’est de cette mer et du Jourdain, les possessions des Hébreux ne dépassaient pas vers le midi le torrent d’Arnon (Wadi moudjeb) qui les séparait du pays des Moabites. »

2) L’empire romain

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En 135, lorsque l’Empereur romain Hadrien est finalement venu à bout de la grande révolte juive (Bar Kohba), il change le nom de la Judaea et la nomme « Palaestina« . Il a aussi renommé la ville de Jérusalem et l’a appelé «Aelia Capitolina» pour effacer à jamais le souvenir des Juifs et surtout les humilier.

« Palaestina » est le nom romain / latin pour la Terre d’IsraëlQuand les Romains / Byzantins ont été vaincus par les conquérants musulmansen en 638le nom de « Palaestina » n’était plus en usage. Les conquérants musulmans n’appelaient pas cette terre « Palaestina ». Quand les Turcs ottomans musulmans ont conquis ce territoire en 1517, ils ne l’ont pas appelé « Palaestina ». 

3)  l’Empire ottoman a contrôlé un vaste territoire dont une partie est devenue le Liban, la Syrie et la Palestine.

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Comme on le voit sur la carte, il n’y a aucune mention de la Palestine,
la région s’appelait Syrie !

Les régions administratives de l’Empire ottoman se sont appelées des Eyalets jusqu’en 1864, puis Vilayet, le territoire de la « Palestine », c’était l’Eyalet de Damas puis le Vilayet de Syrie link et celui de Beyrouth

Eyalets

(1363–1864) 

Aleppo · Baghdad · Basra · Cyprus · Damascus · Lahsa · Mosul · Nogai · Rakka

 · Samtskhe · Sharazor · Sidon · Tripoli · Yemen

Vilayets
(1864–1922)
Adana · Adrianople · Aidin · Aleppo · Ankara · Archipelago · Baghdad · Basra

 · Beirut · Bitlis · Bosnia· Crete · Danube · Deir ez-Zor · Dersim · Diyâr-ı Bekr · Erzurum

 · Hakkari · Hejaz · Herzegovina ·Hüdavendigâr · Istanbul · Janina · Karasi · Kastamonu

 · Konya · Kosovo · Mamuret-ul-Aziz· Monastir · Mosul · Prizren · Salonica · Scutari

· Sivas · Syria · Trebizond · Tripolitania · Van · Yemen

Vassals and
autonomies
Cossack Hetmanate · Cretan State · Crimean Khanate · Khedivate of Egypt · 

Principality of Moldavia · Sharifate of Mecca · Republic of Ragusa · Eastern Rumelia

 · Principality of Samos ·Serbian Despotate · Duchy of Syrmia

 · Principality of Transylvania · Tunis Eyalet · Principality of Wallachia

 

Le territoire de la province de Syrie
dans l’Empire ottoman 1516 – 1918

Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.

Avant 1864, la Syrie était divisée en trois unités administratives Eyalets ou Pachalik : Damas, Alep et Tripoli gouvernés par des Beylerbeys. Ces trois grandes circonscriptions formeront longtemps les principales divisions administratives de la Syrie ottomane. La première, l’Eyalet de Damas comprenait 10 sandjaks dont les plus importants étaient Beyrouth, Saïda, Tadmor, Naplouse, Jérusalem et Gaza. Alep avec ses 9 sandjaks englobait toute la Syrie septentrionale et Tripoli comptait 5 sandjaks.

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Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), la Turquie était alliée de l’Allemagne. Ils ont été vaincus et cela a engendré le démembrement de l’Empire ottoman. La Palestine fut créée, de part et d’autre du Jourdain, par la Société des Nations. En Juillet 1920, l’administration de ce territoire de 97.740 kilomètres carrés fut confiée par la Société des Nations à la Grande-Bretagne, selon les termes du Mandat pour la Palestine [voir le texte intégral et original en anglais ici : http://avalon.law.yale.edu/20th_century/palmanda.asp]Le territoire prévu pour le retour des Juifs dans la déclaration Balfour comprenait la Palestine et la Transjordanie (Jordanie actuelle et un morceau d’Irak)

Pour respecter les engagements politiques pris par la Grande Bretagne à l’égard de Sharif Hussein, Roi de Hijaz (Arabie) et de ses fils, en remerciement de la  » Révolte Arabe  » contre les Turcs, la Grande-Bretagne délégua à l’Emir Abdallah (le deuxième fils de Hussein) l’administration de quelque 70 000 km2 d’un territoire s’étendant à l’Est du Jourdain, en excluant les implantations juives de la Transjordanie. 

Cela représentait environ 71,5% du total des 97.740 km2 concernés par le Mandat. Le reste, soit seulement 28,5% du Territoire sous Mandat, à l’ouest du Jourdain, devait demeurer disponible pour que les Juifs y reconstituent leur Foyer National. Les Arabes vivant sur la rive occidentale du Jourdain devaient être réinstallés en Transjordanie une fois que le Foyer National aurait été établi.

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« Dans l’esprit de Churchill, c’était aussi la création d’un nouvel état qui devait recevoir tous les arabes de la Palestine occidentale par leur déplacement à l’Est du Jourdain. Si cette vision de Churchill avait été exaucée à l’époque, il n’y aurait pas eu de problème arabo-israélien ».

Le territoire à l’est du Jourdain a été rebaptisé Trans-Jordanie. La Trans-Jordanie sera rebaptisée « Jordanie » en 1946. En d’autres termes, les 71,5% de la Palestine vont être rebatisés à deux reprises et vont effacer tout lien avec le nom originel de « Palestine » !

Il est fondamental de se souvenir que la patrie arabe palestinienne est bien la Jordanie. Les 28,5% restants de la Palestine qui est le territoire actuel à l’ouest du Jourdain devait être la patrie palestinienne juive.

Encouragé et incité par le nationalisme arabe croissant gagnant tout le Moyen-Orient, les Arabes de ce petit territoire restant à l’ouest du Jourdain lancèrent des attaques meurtrières incessantes sur les Palestiniens juifs, dans un effort pour les chasser. Parmi celles-ci, les terrifiants massacre de 1929 et de la période 1936-1939.Les Britanniques ont d’abord essayé de maintenir l’ordre mais très vite (en raison des grands gisements de pétrole à travers le moyen-orient arabe) ont fermé les yeux.  Entre 1922 et 1948, en contradiction avec les dispositions du Mandat qui lui avait été confié, la Grande-Bretagne ne se contenta pas de fermer les yeux sur l’immigration arabe extensive, qui aurait dû être installée en Transjordanie mais, elle restreignit drastiquement l’immigration juive (Livres Blancs britanniques de 1922 et 1939), ce qui contribua à l’anéantissement des Juifs européens. 

 

Les Juifs avaient déjà commencé à immigrer massivement en Palestine au milieu du 19ème siècle, mais ils ont toujours été présents sur ce territoire (voir Histoire du Yichouv link, link, link), à Jérusalem, ils forment la majorité de la population dès 1845 !!!

Ils ont travaillé comme des forcenés pour assainir les terres marécageuses de la malaria et se préparaient à la renaissance d’IsraëlCet effort juif pour revitaliser la terre a attiré une immigration tout aussi importante d’Arabes des régions voisines, attirés par les possibilités d’emploi et les conditions de vie plus saines, ainsi que par les soins médicaux prodigués par les nombreux médecins juifsIl n’y a jamais eu aucune tentative de  se «débarrasser» des Arabes autochtones peu nombreux, ni d’empêcher les masses arabes de venir chercher la prospérité apportée par les Juifs !

Mise à jour : voici le drapeau de la Palestine mandataire tel qu’il apparaît dans le Larousse:

drapeau-palestine.jpg

 

 

 

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