Tous les articles par Gloria Tohou

L’Histoire de l’Église du Christ est inséparable de l’Histoire des tentatives de Satan pour essayer de la détruire. Alors que des menaces difficiles à surmonter ont surgi de l’extérieur de l’Église, les plus dangereuses sont toujours venues de l’intérieur. En effet, c’est de l’intérieur que surgissent les faux enseignants, les colporteurs de l’erreur qui se font passer pour des professeurs de la vérité. Les faux enseignants prennent de nombreuses formes, adaptées aux différents contextes, époques et cultures dans lesquels ils vivent. Vous en trouverez ci-dessous 7 types, pour vous donner les moyens de les reconnaître et de contrer leur travail trompeur et destructeur dans l’Église contemporaine. Notez s’il vous plait que si j’ai suivi les textes bibliques qui les décrivent en termes masculins, chacun de ces faux enseignants peut aussi aisément être une femme.

L’hérétique

L’hérétique est le faux enseignant le plus considérable et peut-être le plus dangereux. Pierre effectue une mise en garde dans sa deuxième lettre: « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine » (2Pi 2.1). L’hérétique est la personne qui enseigne une doctrine contredisant ouvertement un enseignement essentiel de la foi chrétienne. C’est une personne sociable, un leader naturel qui enseigne juste assez de vérité pour masquer l’erreur mortelle qu’il introduit. Pourtant, en niant la foi et en célébrant ce qui est faux, l’hérétique conduit ses disciples de la sûreté de l’orthodoxie au péril de l’hérésie.

L’Église a été affectée dès les premiers jours de son existence par ce type de faux enseignant sous ses diverses formes. Aujourd’hui, l’hérétique perpétue sa mauvaise œuvre, en contredisant la vérité ou en ajoutant des enseignements à celle-ci. Il peut par exemple modifier la doctrine de la trinité, comme Arius l’a fait au 3e siècle et comme le font aujourd’hui les mouvances pentecôtistes Oneness. Il peut, comme Marcus Borg et d’autres savants éminents, nier la naissance virginale ou la résurrection de Jésus-Christ. Comme les témoins de Jéhovah, il peut modifier la Parole inspirée de Dieu, ou comme les mormons, il peut vouloir ajouter des choses à celle-ci. Il conteste toujours audacieusement « la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 1.3).

Le charlatan

Le charlatan est la personne qui utilise le christianisme comme un moyen d’enrichissement personnel. Paul a demandé à Timothée d’être vigilant envers ce type de personne. « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain » (1Ti 6.3-5). Le charlatan est seulement intéressé par la foi chrétienne dans la mesure où il peut remplir son portefeuille. Il utilise sa position de leader pour profiter de la richesse des autres.

Simon le magicien était motivé par l’amour de l’argent quand il a essayé d’acheter la puissance du Saint-Esprit (Ac 8.9-24). Dès lors, le charlatan est apparu sous de nombreuses formes, cherchant toujours une place élevée dans l’Église pour pouvoir vivre dans l’extravagance. Lorsque le pape Léon X a donné à Tetzel la mission de vendre des indulgences, les bénéfices n’ont pas seulement financé la reconstruction de la basilique Saint-Pierre, ils ont aussi permis au pape d’avoir un style de vie luxueux. Dans les années 90, le télévangéliste Robert Tilton a brassé des dizaines de millions de dollars chaque année en exploitant les personnes vulnérables et crédules. Aujourd’hui, Benny Hinn, le pasteur Creflo Dollar et une foule d’autres leaders colportent l’évangile de la prospérité pour s’enrichir personnellement grâce aux dons de leurs disciples.

Le prophète

Le prophète prétend avoir reçu un don de Dieu pour apporter de nouvelles révélations en dehors des Écritures; des prédictions, des enseignements, des réprimandes ou des encouragements nouveaux et pleins d’autorité. Cependant, il est en réalité envoyé par Satan dans le but de tromper et perturber l’Église du Christ. Jean nous fait une sérieuse mise en garde contre lui. « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1Jn 4.1). Les chrétiens doivent « éprouver les esprits » pour déterminer s’ils proviennent du Saint-Esprit ou d’un esprit démoniaque. Plus tard, Jean a déclaré que Dieu a parlé de manière totale et définitive dans l’Écriture, nous fournissant un avertissement solennel contre quiconque prétendant apporter une révélation égale ou contraire à celle-ci. « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre » (Ap 22.18-19).

Le prophète est présent tout au long de l’Histoire de l’Église. Dès le 2e siècle, Montanus et ses disciples ont prétendu parler au nom du Saint-Esprit. Au 19e siècle, Joseph Smith a prétendu recevoir Le livre de Mormon de l’ange Moroni. Aujourd’hui, les radios sont remplies de personnes prétendant parler au nom de Dieu grâce à la puissance du Saint-Esprit. On peut recevoir des prophéties personnelles grâce à un simple appel téléphonique. Sarah Young, l’auteure du plus grand best-seller chrétien de la décennie, affirme hardiment que son livre contient les paroles mêmes de Jésus. Le prophète continue de parler, de conduire les gens dans l’égarement.

L’abuseur

L’abuseur utilise sa position de leader pour prendre le dessus sur d’autres personnes. Habituellement, il profite ainsi des personnes pour nourrir sa convoitise sexuelle, bien qu’il puisse aussi plutôt désirer le pouvoir. Pierre et Jude ont tous deux été conscients de la luxure de l’abuseur. « Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux » (2Pi 2.2). « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ » (Jude 1.4). L’abuseur affirme soigner les âmes, mais son réel intérêt concerne en réalité les corps ravissants. Il s’immisce dans la vie des femmes, devient leur confident, s’introduit dans leur maison, puis dans leur lit. Quand il n’est pas à la recherche du plaisir sexuel illicite, il peut dominer les gens pour obtenir le pouvoir, les abusant afin de toujours plus s’élever. Il agit ainsi au nom du ministère, revendiquant l’onction divine. Il utilise et abuse autrui sans détour pour nourrir ses propres convoitises.

De manière tragique, l’histoire de la foi chrétienne comporte des abuseurs de manière innombrable. Même dans les premiers jours de l’Église, il existait des cultes centrés sur le sexe et d’autres perversions dépravées de la foi. Pendant des siècles, la papauté n’était rien de plus qu’une lutte de pouvoir corrompu. Aujourd’hui, il semble que nous apprenons chaque semaine qu’un responsable d’Église a de nouveau été reconnu coupable d’un péché sexuel avec un homme, une femme, ou même des enfants. Pendant ce temps, nous entendons de tristes histoires de survivants qui ont été abusés et abandonnés par un responsable avide de pouvoir. L’abuseur poursuit son travail aujourd’hui encore.

Le diviseur

Le diviseur utilise une fausse doctrine pour perturber ou détruire une Église. Il sépare joyeusement un frère de son frère ou une sœur de sa sœur. Jude nous a mis en garde contre lui. « … ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n’ayant pas l’esprit. Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle » (Jude 1.18-21). Le diviseur est dépourvu de l’Esprit Saint, dont le premier fruit est l’amour et dont la tâche particulière consiste à maintenir ensemble les croyants par le lien de la paix (Ga 5.22; Ep 4.3). Ce faux enseignant apporte la lutte, pas l’amour. Il génère des groupuscules, pas l’unité. Il désire la discorde, pas l’harmonie.

Des congrégations et des unions d’Églises ont souvent volé en éclat à cause du diviseur qui promulguait ses mensonges. Il transforme parfois un point de doctrine mineur en un indicateur de maturité chrétienne, entrainant des divisions à l’intérieur du corps de Christ. Il peut sournoisement introduire des doctrines non bibliques, ou saper le travail des responsables de la communauté. Il fait tout pour la satisfaction perverse de voir son travail de destruction à l’œuvre.

Le flatteur

Le flatteur est le faux enseignant qui ne se soucie en rien de ce que Dieu veut mais qui regarde avec grand soin ce que les hommes veulent. Il est l’homme qui plaît aux hommes plutôt que l’homme qui plaît à Dieu. Paul nous en a donné une description. « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables » (2Ti 4.3-4). Le flatteur aspire à la popularité et à la louange du monde. Pour maintenir le respect de ses disciples, il prêche uniquement sur les parties de la Bible qu’il juge acceptables. Ainsi, il parle beaucoup du bonheur, mais peu du péché. Il parle beaucoup du ciel, mais très peu de l’enfer. Il donne aux gens seulement ce qu’ils ont envie d’entendre. Il prêche un évangile partiel, ce qui n’est finalement pas du tout l’évangile.

Le flatteur est aussi vieux que l’Église elle-même. Au 19e siècle, c’était Henry Ward Beecher. Au 20e siècle, c’était Norman Vincent Peale et Robert Schuller. Aujourd’hui, c’est Joël Osteen, pasteur de la plus grande Église en Amérique, également connu pour son grand sourire aux dents blanches et le contenu creux de ses messages. Il prêche un évangile vide à une Église remplie. Comme les faux prophètes à l’époque de Jérémie, lui et des milliers d’autres comme lui disent: « “Paix! paix!” et il n’y a point de paix » (Jé 6.14).

Le spéculateur

Enfin, le spéculateur est celui qui est obsédé par la nouveauté, l’originalité ou la spéculation. L’auteur de l’épître aux Hébreux a averti son Église à propos de ces « doctrines étrangères« , tandis que Paul a dit à Timothée de protéger l’Église contre toute « autre doctrine » (Hé 13.9; 1Ti 1.3). L’enseignement focalisé sur la spéculation se détache de la doctrine sûre et constante de l’Écriture. Le spéculateur met de côté la majeure partie du contenu biblique et le poids qu’il revêt pour mettre l’emphase sur des questions triviales ou nouvelles. Il se lasse des anciennes vérités et cherche à être reconnu grâce à son originalité.

Aujourd’hui, comme à n’importe quelle époque, le spéculateur est obsédé par la fin des temps, et l’échec de ses prédictions ne remet pas en question lui ou ses disciples. Récemment, nous l’avons vu obscurcir le message clair de l’Écriture pour rechercher des codes cachés dans la Bible. Un autre spéculateur s’implante dans le milieu universitaire, où l’un de ses récents chefs-d’œuvre est un Dieu réimaginé qui est incapable de voir et de connaître l’avenir. Paul étiquette bien le spéculateur lorsqu’il affirme de lui qu’il fait preuve de pseudo-connaissance et qu’il se complait dans les bavardages profanes (1Ti 6.20-21).

Conclusion

Les plus grands ambassadeurs de Satan ne sont pas des proxénètes, des politiciens ou des financiers, mais des pasteurs. Ses prêtres ne promeuvent pas une religion différente, mais une perversion mortelle de la vraie doctrine. Ses troupes ne se lancent pas dans un assaut frontal, mais agissent comme des agents infiltrés, se faufilant dans l’armée adverse. La tactique de Satan est réfléchie, intelligente, prévisible et efficace. Par conséquent, nous devons rester vigilants en permanence. « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Mt 7.15-16a).

Tim Challies

Certains matins, on ouvre notre Bible et on a l’impression de rien en retirer. Tout semble n’être que lois, généalogies et poésies. On aimerait entendre Dieu. Mais comment?

Regardons un verset super riche sur ce sujet.

« La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme; »
– Psaume 19.8

On aimerait entendre Dieu. Mais dans le silence matinal, nous nous retrouvons seuls, avec uniquement une Bible dans les mains. Pourtant ce verset nous dit que quand je lis ce livre, Dieu agit. Quand je tourne ces pages, Dieu parle.

Le roi et poète David loue Dieu pour deux choses dans le Psaume 19: pour son chef-d’œuvre de la création (« les cieux ») et pour sa révélation écrite (« la loi de l’Éternel »). David y liste les nombreux bienfaits qu’il y a à lire et à méditer la Bible (Ps 19.8-12). Mais dans la première phrase de sa liste, David nous livre une perle un peu cachée. Il affirme que ce que la Bible fait, c’est en réalité Dieu qui le fait.

David dit que c’est la loi de l’Éternel qui « restaure l’âme ». Mais dans son célèbre poème qui compare Dieu à un berger, David dit que c’est l’Éternel qui restaure son âme (Ps 23.3). Dans le premier cas, il dit que c’est la loi écrite qui restaure, dans le second, que c’est Dieu lui-même. Comment concilier cela? Il faut en déduire que ce que la Parole fait, c’est Dieu qui le fait au travers de la Parole.

Voilà donc un grand mystère mais aussi un grand réconfort: quand je lis la Bible, Dieu agit. Dieu aurait pu choisir d’agir autrement. Mais il a choisi d’utiliser la page écrite pour accomplir sa volonté en nous.
Deux implications claires

Premièrement, cette vérité invite à une attitude particulière. Si nous croyons que la Bible est le moyen utilisé par Dieu pour agir en nous (nous « restaurer l’âme »), on ouvrira la Bible autrement. Notre prière avant de lire la Bible témoigne-t-elle d’une réelle conviction que Dieu va nous parler encore et à nouveau?

Secondement, cette vérité invite à vouloir toujours mieux comprendre la Bible. Car il s’agit bien de lire et comprendre la Bible. Dieu agit au travers de sa parole quand sa Parole est lue et comprise. On voit cela par exemple dans le livre de Néhémie: les Lévites ont lu et expliqué la loi au peuple (Né 8.8) et ensuite le peuple s’est livré à des grandes réjouissances « car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait expliquées » (Né 8.12). Pour que les ordres de l’Éternel réjouissent notre cœur (Ps 19.9), il faut les avoir compris.

Prière de conclusion

Éternel, je veux te louer et te remercier parce que tu parles et agis au travers de la Bible. Merci de l’avoir rendue disponible dans ma langue. Merci parce que j’en possède une. Dans quelques secondes, je vais l’ouvrir. Aide-moi à la lire avec la ferme conviction que tu vas parler. Aide-moi à comprendre ce que je lis. Parle-moi, s’il-te-plait!

S. Kapitaniuk

Examinons le passage de Nombres 14 .

Après le désastreux rapport des espions, le peuple reconnaît son erreur et veut prendre une nouvelle initiative. Ils se disent: « OK, regardons à la foi. » Mais il est tout aussi dangereux de compter sur la foi que de s’appesantir sur sa faiblesse. Selon Nombres 14: 39-45: « Moïse rapporta ces choses à tous les enfants d’Israël, et le peuple fut dans une grande désolation. Ils se levèrent de bon matin, et montèrent au sommet de la montagne, en disant: Nous voici! nous monterons au lieu dont a parlé l’Éternel, car nous avons péché. Moïse dit: Pourquoi transgressez-vous l’ordre de l’Éternel? Cela ne réussira point. Ne montez pas! car l’Éternel n’est pas au milieu de vous. Ne vous faites pas battre par vos ennemis. Car les Amalécites et les Cananéens sont là devant vous, et vous tomberez par l’épée. Parce que vous vous êtes détournés de l’Éternel, l’Éternel ne sera point avec vous. Ils s’obstinèrent à monter au sommet de la montagne; mais l’arche de l’alliance et Moïse ne sortirent point du milieu du camp. Alors descendirent les Amalécites et les Cananéens qui habitaient cette montagne; ils les battirent, et les taillèrent en pièces jusqu’à Horma. »

Le pas suivant consiste à dire: « Ok, nous nous sommes trompés. Nous n’aurions pas dû écouter ces dix espions. Nous allons faire confiance à Dieu, nous avons la foi. Peu importe les géants, nous allons entrer dans le pays.» Moïse les avertit: « Mais n’avez-vous pas compris? Le Seigneur n’est pas avec vous. Ce n’est pas votre foi qui fera la différence, c’est le Seigneur. » Maintenant ils avaient foi dans leur foi! Deutéronome 1:43 (Version MRDS) mentionne leur présomption: « Vous avez eu la présomption de gravir la montagne en dépit des ordres du Seigneur. » C’est comme si le peuple disait: « Nous allons foncer par la foi. Maintenant nous savons quoi faire car tout est un problème de foi. » En réalité, c’est l’objet de la foi qui importe. La foi, en elle-même, n’a pas de valeur. Christ est tout. Et si Christ n’est pas avec vous, vous irez à l’échec.

E.Miller

« Voici l’Eternel Dieu; Il vient avec puissance et Son bras Lui assure la souveraineté. Voici: Ses récompenses sont avec Lui, et le fruit de Son oeuvre va devant Lui. Comme un berger, Il paîtra Son troupeau et Il rassemblera les agneaux dans Ses bras. Sur Son sein, Il les porte et conduit doucement les brebis qui allaitent. » (Esaïe 40:10-11)

«L’Eternel m’adressa la parole en ces termes: Fils d’homme, prophétise au sujet des bergers d’Israël, prophétise et dis à ces bergers: « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel: Malheur aux bergers d’Israël qui ne s’occupent que d’eux-mêmes. N’est-ce pas le troupeau que les bergers doivent faire paître? Vous vous êtes nourris de sa graisse et habillés de sa laine, vous avez abattu les bêtes grasses, mais vous ne faites pas paître le troupeau. Vous n’avez pas aidé les brebis chétives à retrouver des forces. Vous n’avez pas soigné celle qui était malade, vous n’avez pas bandé celle qui avait une patte cassée, vous n’avez pas ramené celle qui s’était écartée, vous n’avez pas cherché celle qui était perdue; non, vous leur avez imposé votre autorité par la violence et la tyrannie. Mes brebis se sont dispersées, faute de berger, et elles sont devenues la proie de toutes les bêtes sauvages. Mes brebis se sont égarées sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées. Elles ont été dispersées sur toute l’étendue du pays, sans que personne en prenne soin ou aille à leur recherche… J’établirai à leur tête un seul berger qui les fera paître: mon serviteur David; il prendra soin d’elles et sera leur berger. Et moi, l’Eternel, je serai leur Dieu, et mon serviteur David sera prince au milieu d’elles. Moi, l’Eternel, j’ai parlé. » (Ezéchiel 34:1-24)

« Moi, je suis le bon berger; je connais Mes brebis et Mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne Ma vie pour Mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront Ma voix, ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger. » (Jean 10:14-16)

Dans la Bible, l’Eglise est représentée par de nombreuses images. Elle est décrite (entre autres choses) comme une Epouse, un Corps, une Ville, un Troupeau de brebis et un Temple de Pierres Vivantes. Chaque image décrit une partie de la vérité mais pas l’entière vérité, nous devons donc être familiers avec chacune d’elles pour connaître le plan de Dieu pour l’Eglise. L’Epouse représente l’union avec Christ, le Corps représente la Vie, la Cité représente le refuge et la paix, le Troupeau représente l’unité, et le Temple de Pierres Vivantes représente le travail de Dieu et Sa place au milieu de nous.

J’aimerai vous parler de l’Eglise en tant que Troupeau.

Que nous puissions voir que devant Dieu, il n’y a qu’Un Seul Troupeau, l’Eglise, et Un Seul Berger, Jésus-Christ. Il n’y a pas plusieurs troupeaux avec plusieurs bergers. Dieu a établi, il y a des centaines d’années que Sa préférence allait vers Un Seul Troupeau et Un Seul Berger. Comment en est-Il arrivé là?

Dans Ezéchiel 34, le Seigneur se plaint de ce que les bergers d’Israël se sont nourris eux-mêmes et ne se sont pas occupés du troupeau. Ils ont abusé les brebis et ont pris plus qu’ils n’ont donné. Ils ont oublié de soigner les boiteuses, de rechercher les perdues et de les protéger des ennemis. Ils règnent avec force et cruauté. Ils permettent aux brebis de se battre entre elles. Ils laissent les brebis être dispersées et dévorées. Le Seigneur a alors fait le serment qu’Il allait se débarrasser d’eux et à la place installer un Seul Berger, David, pour s’occuper du troupeau et les rassembler en un seul endroit.

Il est clair qu’il ne faut pas prendre ces paroles de Dieu au sens littéral, il ne s’agit pas de vrais bergers dans un vrai pâturage d’Israël, et Dieu n’est pas en train de planifier le retour du Roi David d’entre les morts pour s’occuper de vraies brebis. Le Seigneur parle de Jésus-Christ, qui est connu comme la racine et le rejeton de David. Il est aussi connu en tant que Fils de David et la graine d’Isaï. Tous ces titres font référence à la même chose. Ils décrivent Sa généalogie humaine, et ils parlent aussi du rapport avec Son Père. David est décrit comme un homme selon le coeur de Dieu. Jésus est vraiment un Fils de David.

De la même façon qu’il y a un Seul Corps avec beaucoup de membres, il y a Un Seul Troupeau avec beaucoup de brebis.

Jésus est le Bon Berger. Réalisons bien que le Seigneur Jésus-Christ est le Seul Qui satisfasse entièrement Dieu dans tous les domaines. « Celui-ci est mon Fils bien aimé – Ecoutez-le. » Jésus-Christ seul satisfait parfaitement le coeur et la volonté de Dieu. Il Lui est parfaitement obéissant en toutes choses. Personne d’autre que Lui sur la terre et dans le ciel n’en est digne. Personne d’autre ne peut prendre le rouleau, lire ce qu’il y a dedans ou même y jeter un coup d’oeil.

Parce que le troupeau a été abusé et éparpillé par les mercenaires, Dieu, dans Sa sagesse, a déclaré qu’il allait s’occuper Lui-même du troupeau et qu’il les rassemblerait à nouveau, pas seulement d’Israël, mais de toute la terre, incluant les juifs et les gentils, en les aimant et s’occupant d’eux. Cela s’est-il déjà produit? Oui, la parole du Seigneur s’est déjà réalisée. Quand les a-t-Il rassemblées sous Un Seul Berger? Il l’a fait quand Il a ressuscité Christ d’entre les morts, et qu’Il a établi l’Eglise. Jésus-Christ est le Bon Berger Qui donne Sa vie pour Ses brebis.

En Jean 17, Jésus dit, « Je prie qu’ils soient un. » C’est plus qu’un cri pour l’unité dans le Corps, c’est un cri pour qu’il n’y ait plus qu’un Seul Troupeau sous la conduite d’un Seul Berger. Laissez-moi-vous dire que tous ceux qui partagent la Vie du Seigneur sont déjà rassemblés en un seul Corps. Le Seul Troupeau est l’Ecclesia, « ceux qui sont appelés hors de », ceux qui ont la révélation de Jésus. Le Seul Berger est Jésus. C’est si clair qu’on ne peut pas le rater.

David se réjouissait de ce jour et a déclaré, « Le Seigneur est mon Berger. » Nous pouvons aussi le formuler de cette façon, parce que le sens est le même: « Le Seigneur est mon Pasteur.» Comment cela résonne-t-il à vos oreilles? Voudriez-vous avoir Jésus comme votre Pasteur? Le Psaume 23 parle de l’Eglise, et Jésus est votre Pasteur. Bien sûr, cela parle de notre relation individuelle avec Christ, mais rappelez-vous, Il a plus d’une brebis. Ce n’est pas seulement vous et Jésus marchant ensemble main dans la main. Il y a tout un troupeau dans ce passage. Le texte parle de ce que signifie être soigné par un Berger qui s’occupe de nombreuses brebis.

Jésus dit clairement, « Je suis le Bon Berger. » Dans Jean 10, Il nous explique la différence entre le Bon Berger et les mercenaires. Il dit même que tous ceux qui sont venus avant Lui étaient des voleurs et des brigands. C’est pour cela que Dieu a envoyé Son Fils pour s’occuper des Brebis. Personne d’autre n’en est digne. En dehors de Lui, tous sont des mercenaires. De la même façon que personne n’est digne d’ouvrir le sceau et de lire le contenu du rouleau excepté Christ, personne n’est digne de s’occuper du troupeau de Dieu à part Christ. Dieu a déclaré qu’Il allait s’occuper Lui-même du troupeau, et Il l’a fait et le fait à travers le Seigneur Jésus-Christ.

C.BROGDEN

Un dicton dit: «Nos choix sont plus nous que nous». En d’autres termes, nos choix nous définissent très bien. Qu’est-ce que vos choix révèlent de votre foi?

es auteurs de la Bible attirent très souvent notre attention sur les choix des hommes. Ils nous montrent comment leurs choix illustrent leur foi.

À travers leurs histoires, Dieu veut éduquer notre obéissance et notre confiance en ses promesses.

Pour illustrer mon propos, je vous propose un épisode de vie entre Lot et Abraham en Ge. 13 5–18:

Lot, qui voyageait avec Abram, avait aussi des brebis, des boeufs et des tentes. Et la contrée était insuffisante pour qu’ils demeurassent ensemble, car leurs biens étaient si considérables qu’ils ne pouvaient demeurer ensemble. Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Les Cananéens et les Phérésiens habitaient alors dans le pays. Abram dit à Lot: Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers; car nous sommes frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi? Sépare-toi donc de moi: si tu vas à gauche, j’irai à droite; si tu vas à droite, j’irai à gauche. Lot leva les yeux, et vit toute la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée. Avant que l’Éternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, c’était, jusqu’à Tsoar, comme un jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte. Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain, et il s’avança vers l’orient. C’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Abram habita dans le pays de Canaan; et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome. Les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Éternel. L’Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui: Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours. Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre, en sorte que, si quelqu’un peut compter la poussière de la terre, ta postérité aussi sera comptée. Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai. Abram leva ses tentes, et vint habiter parmi les chênes de Mamré, qui sont près d’Hébron. Et il bâtit là un autel à l’Éternel.

Le choix de Lot nous révèle où va sa foi: en tout, sauf en Dieu

Lot suivait son oncle, il était au courant de la promesse faite à Sichem (Ge 12). Il serait un jour au bénéfice de cette promesse. Dans cette situation de crise, il avait le choix: retourner dans le pays de leurs pères? Choisir de rester sur place? Laisser à Abraham son oncle le choix?

Moïse nous dit qu’il leva les yeux et vit… et il fit le choix de Sodome. Lot trouve l’endroit « comme un jardin de l’Éternel » (Ge 13.10). Cette expression nous fait beaucoup penser au jardin d’Éden.

Son choix est motivé par ce qu’il voit et il se laisse attirer par la beauté de la ville (comme moi quand je vois la pub du double Wooper de Burger King).
Il avait goûté au luxe de la vie égyptienne et désirait retrouver ce simulacre du « paradis perdu », sans se laisser arrêter par la corruption qui faisait la réputation de habitants de Sodome…
Lot voulait être satisfait tout de suite, il préférait l’imitation, la contrefaçon, plutôt que la promesse.
Ainsi, Lot mit le doigt dans un engrenage de mauvais choix qui l’éloignera petit à petit de la promesse et le rapprochera inexorablement de Sodome où il y vivra un drame.

Ce qu’il convoite l’aveugle, et lui fait oublier la promesse faite à Abraham. C’est l’une des facettes de l’idolâtrie que T. Keller définit ainsi dans son best-seller Les idoles du coeur:

C’est tout ce qui est plus important que Dieu dans votre vie. C’est tout ce qui captive votre cœur et votre imagination, et tout ce qui remplace les biens que Dieu seul peut donner.

Le choix de Lot est bien symptomatique du cœur humain qui croit toujours qu’un substitut de Dieu le contentera.
Et Satan fait tout pour nous convaincre que c’est loin de Dieu que l’on est heureux…
Le choix d’Abraham nous démontre où va sa foi: dans les promesses de Dieu

La situation est ironique: Abraham possède (déjà mais pas encore) la plaine du Jourdain qu’il laisse à Lot. Dieu la lui a promise.
Pourquoi a-t-il alors laissé le choix à Lot? En tant qu’oncle, le choix lui revenait légitimement. De plus, la réponse de Lot était courue d’avance: d’un côté une belle vallée, de l’autre des montagnes… Pas très malin Abraham!

Le choix d’Abraham repose sur celui en qui il croit, et non sur ce qu’il voit. En son cœur, il veut rester fidèle à Dieu.
En laissant Lot choisir, Abraham s’en remet à la fidélité de Dieu, à sa promesse. Il fait le choix de la confiance.
Il n’a pas à choisir un territoire, c’est Dieu qui le lui donnera.
L’appel de Dieu l’a contraint à tout abandonner… pour tout recevoir de Dieu.
La réponse de Dieu au choix d’Abraham
Dieu dit: « Lève les yeux »

Le contraste avec Lot est saisissant. Lot a regardé et jugé selon les critères humains, là c’est Dieu qui lève les yeux d’Abraham. Il veut lui faire contempler tout ce qu’il lui donne.
Lot a eu un regard horizontal, Abraham un regard vertical. Lot a vu une terre fertile, Abraham voit une terre promise!

Lot a estimé ce que le monde propose, Abraham attend ce que Dieu lui promet.
C’est dans la confiance et l’obéissance à Dieu qu’Abraham découvre le cadeau qui lui est offert.
Dieu dit: « Lève-toi et parcours »

Dieu l’invite à parcourir le pays pour prendre la mesure de la promesse qu’il lui a faite, et se projeter dans ce qu’il va accomplir dans le futur.
Dieu dit: « Lève-toi et parcours le pays, car JE te le donnerai »

Qu’a fait Abraham pour mériter la terre promise ? Rien. En faisant ce choix, il s’en remet à la grâce de Dieu.
Il a compris que son histoire s’inscrivait dans Le grand projet de Dieu et saisi cette promesse.

Et c’est une vérité pour nous : Dieu nous invite à nous détourner de nos plans pour nous tourner vers lui et entrer dans les siens.

Comment vivre avec nos mauvais choix passés?

Abraham n’a pas toujours fait les bons choix. Loin de là. Dieu l’a-t-il mis pour autant sur une voie de garage? Non, il lui a fait grâce.

Ce qui le différencie de Lot, c’est qu’il revenait toujours à Dieu parce qu’il savait qu’il obtiendrait ses promesses par la foi.

C’est pour cela que l’auteur de l’épître aux Hébreux cite la vie d’Abraham comme un modèle de foi pour le disciple de Jésus:

C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. (Hé 11. 8–10)

Choisir de lever d’abord les yeux vers Jésus notre guide

Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. (Hé 12. 1–2)

Abraham est un modèle de la foi. Jésus, lui en est notre guide!

Jésus nous a montré l’exemple parfait de vie dans la foi :
– Il a vécu pour la gloire de Dieu la vie que nous aurions dû vivre
– Il n’a pas failli
– Il a toujours fait le bon choix
– Il n’a jamais abandonné
– Il a toujours fait la volonté de son Père, jusqu’au choix ultime de la croix

Il a offert sur la croix son obéissance parfaite à Dieu en échange du pardon pour nos choix de désobéissance et de péché.
Il n’existe pas de mauvais choix dont nous ne pourrions être rachetés

Chacun de nous peut s’approcher avec assurance du trône de la grâce et être totalement pardonné pour ses mauvais choix passés.
Parce que Christ a payé pour la totalité de nos péchés, il nous appelle à poursuivre notre vie sur terre les regards fixés sur lui.
À cause de la croix, ce ne sont pas nos choix passés qui comptent, mais nos choix présents et futurs.

Et par rapport à Abraham, nous avons de nombreux avantages dans cette course de la foi :
– Abraham avait foi que Dieu lui donnerait… Nous avons foi que Dieu nous a tout donné en Christ
– Abraham a vécu en possédant par la foi une descendance qui deviendrait un peuple… De sa descendance est née Christ qui a fait de nous un peuple
– Abraham était seul… Christ est à la foi celui sur qui nous fixons les regards et celui qui nous guide dans cette course
– Abraham attendait une terre promise… Notre espérance est plus grande: le retour de Christ et la vie dans la nouvelle création promise

Nous avons cette assurance que Christ nous purifie de nos péchés passés et nous conduit pour nos choix présents et futur.
Le choix d’obéir se cultive

Si Abraham a fait le choix d’obéir, c’est qu’il a appris à le faire.
Abraham bâtit un autel pour se remémorer les promesses de Dieu. Il répètera cet exercice d’autres fois dans sa vie afin de se rappeler: « Voilà ce que Dieu m’a promis ».

R.CHARRIER

La rébellion à la fin du Millénium!Comment peut-elle se produire? Pendant mille ans,l’humanité aura joui d’une ère de paix ininterrompue ( Esaie 2v4),d’une abondance de nourriture pour le monde entier(Psaume 72v16), de la justice pour les pauvres et les opprimés,d’une création renouvelée (Ézéchiel 47v9), de la connaissance de la gloire de l’Éternel s’étendant à toute la terre (Habacuc 2v14). Et Satan aura été lié (Apocalypse 20v2).
La raison humaine conclurait qu’un tel règne de bénédiction sans précédent devrait remplir le cœur de l’homme de bonheur et d’adoration.Mais ce que la parole prophétique présente plutôt dans ces versets d’Apocalypse 20, c’est une rébellion à l’échelle mondiale à la fin du Millénium.
Les saints glorifiés régneront avec Christ, quant aux croyants qui auront été épargnés au travers de la grande tribulation,ils repeupleront la terre.Toutefois,certains de leur enfants ne ne viendront pas à Christ! Il semblerait que les circonstances soient idéales pour amener à la conversion,du fait des bénédictions du règne.Mais les cœurs de beaucoup d’incroyants resteront secs, bien que vivant dans un monde aussi privilégié.Le prophète Esaie fait allusion à ça en disant :  » Si l’on use de grâce envers le méchant,il n’apprend pas la justice, dans le pays de la droiture il fait le mal.(Esaie 26V10). Mais si cela doit se réaliser en ce jour-là,quel leçon pour nous aujourd’hui! Nous ne devons pas penser que l’homme serait plus heureux ou plus satisfait s’il avait de plus grandes bénédictions matérielles.

Nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour que les Israélites ne fixent pas les regards sur la fin d’une réalité passagère. Mais leur intelligence s’est obscurcie. Jusqu’à aujourd’hui en effet, le même voile reste lorsqu’ils font la lecture de l’Ancien Testament, et il ne se lève pas parce que c’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à aujourd’hui, quand les écrits de Moïse sont lus, un voile recouvre leur cœur; mais lorsque quelqu’un se convertit au Seigneur, le voile est enlevé. Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, sans voile sur le visage, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire, par l’Esprit du Seigneur.

Dans ce passage, Paul veut montrer aux Corinthiens combien la nouvelle alliance (la liberté en Christ) est supérieure à l’ancienne (l’obéissance à la loi). Il fait référence à un épisode de l’histoire du peuple d’Israël relaté en Exode 34.29-35: Moïse est monté sur le mont Sinaï, où Dieu lui a donné les dix commandements. Il a passé 40 jours avec l’Eternel sur la montagne, et quand il est redescendu, son visage rayonnait, car il avait été en présence de la gloire divine! (Pour ma part, je n’ai jamais réussi à faire mieux que d’avoir le visage luisant de transpiration après avoir prêché sur un sujet particulièrement difficile.)
Avant, je pensais que Moïse s’était couvert le visage avec un voile pour protéger le peuple de cette vision impressionnante de la gloire de Dieu. Mais si je regarde le texte de plus près, je comprends qu’il mettait le voile non pour protéger le peuple, mais pour l’empêcher de voir que cette gloire disparaissait progressivement de son visage. Ainsi, même Moïse, après avoir vu la gloire de Dieu, ne voulait pas que les autres se rendent compte que ce rayonnement glorieux était en train de le quitter.
En 2 Corinthiens 3.14-16, Paul poursuit avec une comparaison. Il montre que, lorsqu’ils lisent l’Ancien Testament, les Juifs qui ne croient pas en Christ ne peuvent pas voir la vérité. Pourquoi? Parce qu’elle leur est voilée par l’incrédulité. Mais quiconque se convertit à Christ comprend la Parole de vérité, car Christ enlève le voile et nous révèle la gloire de Dieu.
Vous vous demandez peut-être en quoi ce passage peut s’appliquer à nous aujourd’hui. Eh bien, il se trouve que souvent, nous nous cachons derrière une sorte de «voile» pour que les autres ne connaissent pas la vérité à notre sujet. Nous sommes passés maîtres dans l’art de «filtrer» notre vie et de ne montrer aux autres que ce que nous voulons bien qu’ils voient. C’est assez semblable à ce que Paul semble sous-entendre au sujet de Moïse, qui aurait voulu cacher au peuple le fait que la gloire de Dieu le quittait.

Lorsque nous sommes dans la crainte ou que nous ne nous sentons pas à la hauteur, et peut-être surtout, quand nous péchons, au lieu de venir à la lumière pour être libérés et guérir, nous avons tendance à nous cacher, à nous couvrir d’un voile, à appliquer un filtre à notre vie.
Ce comportement remonte au moment où Adam et Eve ont péché contre Dieu dans le jardin d’Eden. Ils n’ont pas dit immédiatement: «Dieu, nous regrettons d’avoir agi ainsi, nous n’aurions pas dû.» En Genèse 3.7-10, nous voyons qu’ils ont eu honte, car ils se sont rendu compte qu’ils étaient nus. Saisis de crainte,ils ont attaché des feuilles de figuier ensemble et s’en sont fait des ceintures pour se cacher, se disant peut-être quelque chose de ce genre: «Nous ne voulons pas que Dieu voie ce que nous sommes en réalité.» Et nous nous comportons tous de la même manière, que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans notre contact avec les autres en général. Nous mettons au point de fausses versions de nous-mêmes pour impressionner, manipuler ou dominer les autres le plus possible.
Alors comment trouver le courage d’enlever ce voile, de révéler aux autres la vérité au sujet de nous-mêmes, pour connaître la liberté de l’authenticité? Paul dit: «Lorsque quelqu’un se convertit au Seigneur, le voile est enlevé» (2 Corinthiens 3.16-18). Nous ne pouvons le faire par nous-mêmes. Seul Christ peut enlever le voile.

C.GROESHEL

Que pensez-vous de la défense de cet homme au palais de justice?

«Oui Votre Honneur, j’avoue tout. J’ai volé un million d’euros. Mais permettez-moi tout de même d’attirer votre attention sur les faits suivants: tout au long de ma vie, grâce à cet argent, j’ai comblé mon épouse de cadeaux et mes enfants n’ont jamais manqué de rien. J’ai parfois aidé des amis qui étaient dans le besoin et j’ai même fait un don à une œuvre caritative. Je pense donc que ce que j’ai fait de bien ôte ma culpabilité. Je vous propose de me déclarer innocent de ce vol.»

Croyez-vous qu’un seul juge – sain d’esprit – le déclarait non coupable? Pourquoi? Parce que le concept même de la justice s’écroulerait! Parce que, dans notre compréhension de la justice, le bien n’efface pas le mal.
Aussi bien fondé et sincère que cela puisse paraître, personne ne croit que les bonnes actions effacent les mauvaises.

Si une telle défense nous paraît absurde selon notre compréhension de la justice, à combien plus forte raison l’est-elle devant Dieu le juste juge?

Comment ce dernier pourrait-il nous sauver, tout en demeurant juste ?
C’est l’une des principales questions de la Bible et à laquelle elle répond clairement.
Il y a 500 ans, Martin Luther reconsidéra totalement l’enseignement de l’Église à propos du salut.

Grâce à l’épître aux Romains, il a compris ce que l’on appelle sola fide: le salut par la foi seule.

« Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ, et cela s’applique à tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence entre les hommes. Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu, et ils sont déclarés justes par sa grâce; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ. » (Ro 3.22-24)
L’apôtre Paul affirme ici les 3 choses suivantes :
1. Dieu nous déclare tous coupables. Aucun ne peut passer le test de sa justice.
2. Il n’y a qu’un seul moyen pour être sauvé: la foi en ce que Jésus a fait pour nous délivrer de notre culpabilité.
3. Dieu appelle tous les hommes, sans favoritisme, à être au bénéfice de l’œuvre de Jésus par la foi.

Si Dieu est bon, ne pourrait-il pas simplement pardonner à tous les hommes sans exiger leur foi?
On se dit parfois que puisque Dieu peut faire ce qu’il veut, il n’a qu’à nous pardonner. Et puis c’est tout.
Mais si Dieu nous pardonnait sans que nous payions pour le mal que nous avons fait, où serait sa justice?

Parce que Dieu est Dieu, ses perfections le poussent à punir le mal. Et parce que Dieu est Dieu, sa miséricorde et sa bonté le poussent à nous en sauver.
Alors il a fait ce que nous ne pouvions faire. Il s’est envoyé lui-même sur terre, se faisant homme en Jésus:

Il a vécu la vie parfaite qui répond aux exigences des perfections morales du Père.
Il a vécu pleinement juste et pourtant il s’est offert lui-même pour mourir condamné coupable à notre place.
L’apôtre Paul développe:

« C’est lui que Dieu a offert comme une victime destinée à expier les péchés, pour ceux qui croient en son sacrifice. Ce sacrifice montre la justice de Dieu qui a pu laisser impunis les péchés commis autrefois, au temps de sa patience. Ce sacrifice montre aussi la justice de Dieu dans le temps présent, car il lui permet d’être juste tout en déclarant juste celui qui croit en Jésus. Reste-t-il encore une raison de se vanter ? Non, cela est exclu. Pourquoi ? Parce que ce qui compte, ce n’est plus le principe du mérite, mais celui de la foi. » (Ro 3.25-27)
Le salut parfait en Jésus
L’œuvre de Jésus satisfait pleinement la justice de Dieu qui exige que le mal soit puni, puisqu’il le porte à notre place sur la croix.
L’œuvre de Jésus satisfait également le désir de Dieu de nous sauver, puisqu’il nous offre sa justice gratuitement.
Ainsi, par l’œuvre de Jésus, les exigences de la justice de Dieu ainsi que la grandeur de sa bonté sont pleinement satisfaites et exprimées.

Comment être au bénéfice de l’œuvre de Jésus? Par la foi seule!
Certains voient la foi comme un saut dans le vide: « peut-être que ça marchera ».
Au contraire, la foi selon la Bible, au lieu d’être un abandon courageux à l’inconnu, est une humble confiance en un événement qui s’est réellement produit: la mort et la résurrection de Jésus au travers desquelles Dieu offre sa justice à quiconque reconnaît son besoin d’être sauvé de sa culpabilité.

Il faut insister encore ici: La justification que nous offre Dieu est réelle car sa justice fût rendue réellement, par une vraie condamnation et une vraie sanction: la mort de Jésus à la croix.

Par la foi en Jésus, nous sommes donc objectivement déclarés justes devant Dieu.

D’autres pensent que la foi est comme “la force” dans Star Wars: quelque chose de puissant en elle-même. On l’a, ou on ne l’a pas: « Si tu crois très fort alors cela va se produire. »

Or, la Bible le dit, la foi en elle-même ne sauve pas; c’est la foi en l’œuvre de Jésus qui sauve. C’est lui qui a la puissance de me sauver par son sacrifice.

Au regard de la croix, voici ce qu’impliquerait le salut par les œuvres:
Si la foi seule ne nous sauve pas, cela voudrait dire que Dieu seul n’est pas capable de nous sauver et qu’il a besoin de notre participation.
Si la foi seule ne nous sauve pas, c’est que Dieu exige autre chose que notre foi. Cela implique que ce que Jésus a fait à la croix n’est pas suffisant pour satisfaire sa justice.
Si la foi seule ne nous sauve pas, c’est que Dieu est injuste car il accepte que nos œuvres effacent le mal.
La foi, telle qu’elle est expliquée dans la Bible, est notre réponse confiante en ce qu’a fait Jésus-Christ à la croix. Elle est l’expression du cœur repentant qui dit à Dieu:
« Je reconnais ma culpabilité et toutes mes fautes. Je n’ai rien à t’offrir, si ce n’est ma confiance en ce que Jésus a fait sur la croix pour moi. Je ne mérite rien mais je te fais confiance. Au nom de ce que tu as fait par Jésus, sauve-moi. »

R.CHARRIER

Est-ce que le monde se divise en deux catégories: 1) ceux qui affirment que nous devons nous attendre à ce que Dieu opère des miracles dans notre vie et 2) ceux qui pensent que Dieu ne fait plus de miracles? Est-ce que les premiers ont plus de foi que les deuxièmes? Est-ce que les deuxièmes enferment Dieu dans une boite? Qui a raison?
John Frame, dans sa théologie systématique, aborde la question en regardant la place des miracles dans l’histoire de la rédemption. Il conclut que Dieu ne fait pas tout le temps des miracles, et que lorsqu’il en fait, ils ont une raison particulière.
Est-ce que Dieu donne des dons miraculeux à l’Église aujourd’hui? Nous devrions nous rappeler que les miracles sont assez rares dans l’histoire biblique. Des centaines d’années ont passé dans l’histoire biblique sans aucune mention de miracles. À l’évidence, Dieu n’a pas prévu que les miracles soient une partie normale de la vie de son peuple. Les miracles apparaissent à des moments spéciaux, quand Dieu accomplit une grande œuvre de salut ou de jugement. Nous lisons que Dieu fait beaucoup de miracles au temps de Moïse, au temps d’Élie et d’Elysée, et dans le ministère terrestre de Jésus et des apôtres. Au temps des apôtres, les miracles avaient un rapport particulier avec le témoignage des apôtres concernant Jésus. En 2 Corinthiens 12.12 , ils sont appelés « Les signes distinctifs de l’apôtre ». Dans ce texte, Paul fait référence à ses miracles pour prouver qu’il était un vrai apôtre. Son argument ne serait pas vraiment fort si tout le monde était capable de faire des miracles. Plutôt, il présuppose que les miracles sont un don spécial fait aux apôtres, pour les identifier comme messagers de Dieu tout autour du monde, où ils prêchaient Christ.
Hébreux 2.4 parle « des signes, des prodiges, des miracles variés » qui appuyaient le message des apôtres.
Il apparait alors que les dons plus miraculeux étaient donnés aux apôtres dans la période du Nouveau Testament et aux prophètes comme Moïse, Élie ou Élisée dans l’Ancien Testament. Mais il n’est pas question qu’ils aient été les seuls au monde capables de miracles. Mais Dieu permettaient aux prophètes et aux apôtres de faire beaucoup de miracles, pour montrer à tout le monde que Dieu les avait choisis.
Pour nous, nous ne disons pas que nous ne devrions pas nous attendre à des miracles de la part de Dieu. Mais ils ne sont pas la norme dans la vie chrétienne. Ils peuvent arriver, certainement, au bon plaisir de Dieu, et nous devons être reconnaissant quand c’est le cas. Comme indiqué aux chapitres 7-9 [de son livre NDLR], dans un certain sens, même la providence générale de Dieu est miraculeuse. Mais nous ne devrions pas demander des miracles ou être en colère envers Dieu quand il choisit de ne pas en faire pour nous. Même Paul n’était pas capable d’opérer des miracles en tout temps, par exemple le Seigneur a refusé de répondre à sa prière pour sa propre guérison ( 2 Co 12.7-9 ).
Extrait de: John M. Frame. « Systematic Theology: An Introduction to Christian Belief. », pp. 1520-1521