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Pascal Obispo menacé après son spectacle sur Jésus ?6Medias, publié le samedi 25 novembre 2017 à 17h41

Pascal Obispo n’avait certainement pas prévu les risques de s’attaquer à Jésus. Selon Closer, la nouvelle « fresque musicale » de l’artiste n’est pas du goût de tout le monde, à tel point que sa mère, qui gère ses trois entreprises, aurait reçu une lettre de menaces dans laquelle on demanderait à son fils de se repentir « envers Allah », révèle le site du magazine.

L’auteur de ce courrier très inquiétant y demanderait l’arrêt immédiat de la comédie musicale qu’il juge « blasphématoire ». « Jésus ne prononce pas de paroles écrites par un pêcheur, c’est-à-dire vous », serait-il écrit dans la lettre explique Closer. La mère du chanteur aurait précisé à la police du 15e arrondissement de Paris que c’est la première fois que son fils fait l’objet d’une telle menace. Une enquête en flagrance aurait été ouverte par le parquet de Paris, selon Closer.

L’Eglise Protestante d’Algérie (EPA) à Oran aurait été fermée, le 9 novembre dernier, par les autorités algériennes parce qu’elle imprimerait “illégalement” des Bibles et des publications destinées à l’évangélisation, rapporte World Watch Monitor.

En effet, l’église située à Aïn Turck, à une quinzaine de km de la ville d’Oran, est accusée d’imprimer de façon “illégale” des textes servant à l’évangélisation. Une accusation que le président de l’EPA, Mahmoud Haddad, qualifie d’”infondée”.

L’église est “reconnue par le gouvernement depuis 1974 et est accréditée auprès du ministère de l’Intérieur”, soutient M. Haddad, affirmant qu’il n’y a eu aucune “impression d’évangiles ou de publications chrétiennes à l’intérieur des locaux”.

Dans une dernière initiative pour courber la liberté d’expression et la liberté religieuse en Turquie, le président Erdogan a pris le contrôle de six églises dans la ville du sud-est de Diyarbakir.

La saisie des lieux de culte ordonnée par l’État turc n’est que le dernier d’un certain nombre de durcissements inquiétants vis-à-vis des chrétiens. Parmi les 6 églises catholiques, protestantes ou orthodoxes, l’une a plus de 1 700 ans, preuve supplémentaire de la présence historique des chrétiens depuis les premiers siècles. Ces églises sont désormais la propriété de l’Etat turc, dont 98% de la population est musulmane. Les chrétiens ne représentent que 0,4% de la population.

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L’ordre de saisie a été prononcé le 25 mars 2017. Le gouvernement Erdogan prétend vouloir reconstruire le centre historique de la ville, partiellement détruit après 10 mois de conflit urbain entre les forces gouvernementales et le PKK.

Mais les chrétiens et leurs défenseurs rejettent cet argument. Ils craignent des restrictions de la liberté religieuse, et des représailles contre les chrétiens. Pour le pasteur Ahmet Guvener :

« Le gouvernement n’a pas pris ces biens afin de les protéger. Il l’a fait pour les acquérir. »

L’association des avocats de Diyarbakir a officiellement déposé un appel à l’action du gouvernement.

« Cette décision, qui semble être faite à la demande du ministère de l’Environnement et de l’Urbanisme sans motif ni justification, est inacceptable dans les limites de l’ordre constitutionnel. »

En réponse à cela, les ministres ont rappelé avoir saisi un certains nombres de mosquées de la ville, mais contrairement aux églises qui ne subsistent que par le don des fidèles, les mosquées sont financées par l’Etat. Leur avenir est certain et sécurisé.

Selon la conseillère du sénateur américain Ted Cruz, Victoria Coates, la saisie s’inscrit dans un modèle au Moyen-Orient, où les chrétiens sont systématiquement déplacés et persécutés.

« Ce qui se passe dans le sud de la Turquie est trop caractéristique au Moyen-Orient aujourd’hui. Les communautés chrétiennes anciennes sont déplacées et persécutées par la violence sectaire. »

Le 3 avril 2017, des représentants de la Coordination nationale des chrétiens marocains récemment constituée ont rencontré le président du Conseil national des Droits de l’Homme du Maroc (CNDH) pour exprimer leur désir de bénéficier des pleins droits civiques. Quatre jours plus tard, ils ont envoyé une lettre au Premier ministre marocain Saadeddine Othmani, dans laquelle ils énumèraient leurs demandes, comme la liberté de prier ouvertement à l’Eglise, la possibilité de célébrer des mariages civils ou chrétiens, de créer des cimetières chrétiens, de donner des prénoms chrétiens à leurs enfants et d’être exemptés d’instruction islamique mandatée par le gouvernement dans les programmes scolaires.[1] 

A la différence des chrétiens étrangers, les chrétiens marocains, dont le nombre est estimé à plusieurs milliers [2] et dont une bonne partie sont de nouveaux convertis au christianisme, ne jouissent actuellement pas de ces droits et sont juridiquement considérés comme des musulmans. Selon certaines informations, ils sont contraints de pratiquer leur culte dans des églises secrètes, situées dans des maisons privées, et sont souvent arrêtés et interrogés lorsqu’ils tentent de pratiquer ouvertement leur religion.[3]

L’initiative de la Coordination nationale a suscité une série de réactions neutres, positives et négatives dans les médias marocains écrits et numériques. Un article particulièrement virulent a été publié le 6 mai 2017 dans le journal populaire en arabe Al-Ousboue Assahafi,[4] intitulé « Les chrétiens marocains ignorent-ils comment est né l’Etat islamique ? » L’article attaque et menace implicitement les activistes chrétiens, les qualifiant d’« apostats… qui préfèrent être des esclaves du Christ plutôt que de servir Dieu et Son Prophète », et observe : « Nous savons tous que le Coran exige la mise à mort des apostats. »

Selon l’article, l’EI est né en réaction à des gens comme ces chrétiens, et par conséquent, ils seraient la cause de « la propagation du terrorisme » dans le pays. Il condamne également les religieux marocains qui « se taisent face au phénomène de l’apostasie et de l’hérésie religieuse qui se répand rapidement au Maroc, en raison des investissements financiers considérables de l’Eglise pour diffuser la religion chrétienne ».

Il convient d’observer que des arguments similaires ont été avancés dans un article du 11 mai 2017 intitulé « L’islam au Maroc est menacé, ô Commandant des croyants », rédigé par le propriétaire de l’hebdomadaire, Mustapha Alaoui, souvent qualifié de « doyen des journalistes marocains ».[5] Dans cet article, il accuse des « publications et sites Internet occidentaux » de diffuser leur propagande missionnaire au Maroc, et affirme que les Marocains qui se sont convertis au christianisme, ainsi que des athées « dont les idées réfutent même le christianisme », mènent actuellement une campagne pour revendiquer des droits et pour « diffamer l’islam », sans que les religieux marocains « impuissants » ne disent mot. Il avertit sombrement que « ces conditions entraîneront l’apparition de groupes en colère, résolus à défendre l’honneur de la religion islamique au Maroc ». Extraits de l’article du 6 mai : [6]

La prétendue « Coordination nationale des chrétiens marocains » a fait appel au nouveau Premier ministre, Saadeddine Othmani, lui demandant d’accélérer la satisfaction des demandes présentées au secrétaire général du Conseil national des Droits de l’Homme concernant la fourniture d’espace pour les sépultures des chrétiens marocains. Nous savons tous, cependant, que des cimetières de chrétiens infidèles existent déjà au Maroc. Par conséquent, les chrétiens marocains auraient dû écrire à leur propre Saint Homme, le Pape [plutôt qu’au gouvernement marocain] pour demander l’autorisation d’enterrer les apostats marocains aux marges des cimetières chrétiens du Maroc.

Nous savons tous que le Coran exige la mise à mort des apostats. Ces apostats [chrétiens marocains] sont les enfants de musulmans ayant renié la religion de leurs pères et abandonné l’islam pour devenir des chrétiens. Ces nouveaux chrétiens, qui ont fait appel au Commandeur des croyants [le Roi du Maroc] pour leur accorder le droit à l’apostasie, semblent ignorer le fait que l’EI a émergé en réaction aux musulmans ayant défié les valeurs de l’islam [en quittant la religion musulmane]. Nous voyons à présent ces Marocains, nés de [parents portant des noms comme] « Fatima » et « Mohammed », déclarer leur apostasie et leur conversion à la religion chrétienne.

C’est un fait notoire, d’autre part, que les juifs n’acceptent pas les convertis de l’islam, car cela n’est pas autorisé par la religion juive. [Il faut donc conclure que] quiconque abandonne la religion de ses ancêtres pour en adopter une autre n’est qu’un opportuniste, appâté par les fonds que l’Eglise chrétienne consacre pour attirer les musulmans.

Le Maroc n’a nul besoin de nouvelles dissensions internes. La sécession religieuse annoncée par ce groupe de membres actifs de l’Eglise qui préfèrent être esclaves du Christ à servir Dieu et Son Prophète, suscite la propagation du terrorisme. Malheureusement, les Oulemas [cheikhs musulmans], qui sont les gardiens de la fonction de Commandeur des croyants, sont restés silencieux face au phénomène de l’apostasie et de l’hérésie religieuse qui se diffuse rapidement au Maroc, en raison des investissements financiers considérables que l’Eglise consacre pour répandre la religion chrétienne.

Lien vers le rapport en anglais

Notes :

[1] Alyaoum24.com, 4 avril 2017 ; febrayer.com, sans date.

[2] State.gov/documents/organization/256493.pdf.

[3] Usnews.com, 30 septembre 2015.

[4] Fondé en 1965, Al-Ousboue Assahafi est le plus ancien hebdomadaire en langue arabe non partisan du Maroc. Vendu au Maroc et en France, il est largement lu en format papier et numérique. Sa page Facebook compte plus de deux millions d’abonnés. Ses articles ont souvent un ton sensationnaliste.

[5] En 2013, Alaoui était invité d’une émission hebdomadaire sur France 24 parmi des « personnalités arabes éminentes » (France24.com, 29 mars 2013). Il a été accusé d’être « antiberbère » dans certains de ses écrits au fil des ans. (Voir par ex. amazighworld.org/history/amazighophobia/morocco/malaoui/malaoui.php).

[vi] Alousboue.com, 6 mai 2017.

Un hebdomadaire marocain s’en prend aux chrétiens : ils provoquent le terrorisme | Memri

Le site Combonianum des Missionnaires comboniens du Sacré-Cœur, congrégation fondée en Italie en 1871, signalait avant-hier, samedi 9 février, qu’à cette date Asia Bibi avait déjà passé 3 000 jours en prison ! Condamnée à mort pour “blasphème” en première instance puis en appel, ce n’est plus que la Cour suprême du Pakistan qui pourrait annuler la sentence, or ce tribunal qui devait entendre cette affaire le 13 octobre 2016 annula l’audience prévue sine die : voici presque une année entière que des reprises d’audience sont annoncées puis repoussées… Plus que jamais, continuons à prier aux intentions d’Asia Bibi !