Archives pour la catégorie Désislamisation du monde

Nous les trouvons sympathiques, les trop rares hommes politiques, journalistes ou écrivains, intellectuels, qui osent tenir un discours à contre-courant sur l’immigration-invasion et l’islamisation de notre pays. Nous apprécions qu’il demeure quelques personnalités médiatiques pour estimer que l’immigration n’est pas une chance pour la France et que l’islam n’est pas une religion d’amour, de tolérance et de paix.

Ils s’appellent Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Robert Ménard, Eric Ciotti, Jeannette Bougrab, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Michel Onfray, Natacha Polony, Ivan Rioufol, André Bercoff, Richard Millet, Pascal Bruckner et quelques autres…

Je ne citerai pas Eric Zemmour, le seul, à mon avis, à s’être émancipé totalement du politiquement correct, ce qui lui a valu quelques campagnes de presse haineuses et des passages récurrents devant les tribunaux.

Les autres sont régulièrement insultés, stigmatisés, comparés à la Bête Immonde, mais en même temps, ils ont leur rond de serviette dans les médias, et bénéficient d’une audience appréciable. Ils prennent bien garde à ne pas fréquenter la réinfosphère, qu’elle s’appelle Fdesouche, Riposte Laïque, Boulevard Voltaire, ni les « monstres » diabolisés par les islamo-collabos, qu’ils s’appellent Karim Ouchikh, Carl Lang, Renaud Camus, Jean-Yves Le Gallou, Pierre Cassen, Christine Tasin…

Et pourtant, quand on constate la réalité de la France, son ensauvagement, son islamisation, le nombre de nos compatriotes qui sont quotidiennement insultés, agressés, molestés, blessés gravement, parfois tués, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate que les clandestins, majoritairement hommes seuls musulmans, multiplient, en France et en Europe, des agressions, viols et tentatives d’attentats, et que leur présence représente un danger quotidien grandissant pour les nôtres, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate que la France est détruite quotidiennement, qu’on renie des pans entiers de son Histoire, que sa langue est bafouée et que tout est fait pour que les « Français de souche » se retrouvent minoritaires le plus vite possible, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate l’invasion du voile islamique dans la rue, porté par des fillettes de plus en plus jeunes, celle des djellabas et autres kamis, la prolifération des mosquées et des boucheries halal, signes visibles d’une véritable colonisation de la France, par le nombre, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate enfin le tir croisé contre l’autorité de l’État, contre la France, des islamo-racailles et des groupes gauchistes, qui se permettent, en toute impunité, d’agresser nos policiers, d’essayer de les tuer, de vandaliser leur matériel, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate enfin l’acharnement judiciaire de magistrats ouvertement collabos, contre les Résistants et la réinfosphère, que le Syndicat de la Magistrature ose soutenir les « antifas » qui ont essayé de tuer des policiers, quand on voit que le délit de blasphème, au seul service de l’islam, est rétabli en France, et que la France devient le pays le plus liberticide d’Europe, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

Quand on constate enfin que les « protégés » qui, eux, ne courent aucun risque et bénéficient d’un train de vie indécent, se permettent de dire aux « non-protégés » que nous sommes que nous allons subir des attentats pendant 20 ans, tout en introduisant sur le territoire français de potentiels futurs terroristes, comment ne pas être effarés par la mollesse des propos des « opposants du système » ?

C’est parce que ces quelques « mal-pensants » restent dans une timidité consternante, dans un non-dit insupportable, que l’ennemi progresse. Ils acceptent les règles du jeu de l’ennemi. Ils nous font perdre du temps, avec leur « islamisme radical » et leur refus d’apporter des réponses claires à l’invasion migratoire. Bien évidemment qu’il faut mettre l’islam hors la loi, interdire toute visibilité de sa part, et donc fermer les mosquées, proscrire les uniformes musulmans, et mettre fin aux boucheries halal qui n’existent que parce que l’État français autorise les dérogations à la loi, pour l’abattage rituel. Bien sûr qu’il faut une désislamisation totale de la France !

Bien sûr qu’il faut non seulement mettre fin à l’immigration, mais renvoyer massivement hors de France les clandestins qui n’ont rien à y faire, les immigrés qui préfèrent des lois religieuses ou tribales à celles de la République, ou tout simplement ceux qui n’amènent rien au pays. Et même s’ils ont la nationalité française, il faut virer ceux qui ne sont présents que pour cracher sur notre pays et imposer la charia au pays.

Il en va juste de l’avenir de notre pays, de sa civilisation, de notre mode de vie, de notre culture, de notre modèle, qui fut unique au monde jusque dans les années 1970…

C’est ce discours que les Français doivent entendre. Bien évidemment, ceux qui le prononceraient seraient traînés devant les tribunaux. Et alors ? Cela ne ferait que médiatiser leurs propos, et à faire avancer dans l’opinion ces solutions. Préfèrent-ils laisser les populations européennes aller à l’abattoir, leur civilisation disparaître, afin de préserver leurs émissions, leurs médias ou leurs livres ?

Faute de prise de position forte, ce sera vers l’imposteur Mélenchon que risquent de se tourner tous les mécontents. Un gros bourgeois qui voyage en classe affaires, qui n’a jamais bossé de sa vie, qui ose utiliser le bleu-blanc-rouge dans ses manifestations – comme certains musulmans qui défendent le voile à l’école – alors qu’il détruit la France et méprise les Gaulois ; un immigrationniste, islamo-collabo, qui, après avoir fait élire Hollande puis Macron, ose appeler les Français à virer ce gouvernement et à aller à l’affrontement avec ce régime qu’il a contribué à installer.

Mais cette opposition-là, le Système la tolère car en canalisant les mouvements sociaux d’opposition, elle les empêche de rejoindre les mouvements de Résistance à la mondialisation et à son levier migratoire. C’est pourquoi les médias lui accordent une si large place.

Quant aux « opposants du système » – à l’exception de Michel Onfray – ils paraissent fascinés par ce personnage grotesque qui, depuis 50 ans, milite pour détruire la France.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Albert Camus.

En se taisant, ou en n’utilisant pas les mots qu’il faut, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Robert Ménard, Laurent Wauquiez, Eric Ciotti, Jeannette Bougrab, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Michel Onfray, Natacha Polony, Ivan Rioufol, André Bercoff, Richard Millet, Pascal Bruckner et d’autres nous font perdre du temps, et permettent à l’invasion migratoire de progresser, et à la gangrène islamiste de se répandre en France.

Tariq Ramadan est de retour… Après une période de relative absence dans les médias français, et après ses déboires aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, il fait à nouveau la pluie et le beau temps sur le petit écran, où on lui donne généreusement la parole, en le laissant présenter de lui une image avantageuse et trompeuse. Le présent article vise à donner quelques éléments d’information et de réflexion pour ceux qui ne savent pas (encore) qui est vraiment Tariq Ramadan.

1. Sa famille

Il est bien connu que Ramadan est le petit-fils du fondateur de l’organisation des Frères musulmans, Hassan al-Banna. Mais on ignore généralement que la famille Ramadan joue un rôle essentiel dans l’histoire du mouvement islamiste, depuis trois générations. Al-Banna, le grand-père, a créé le mouvement des Frères musulmans, qui est la matrice de l’islamisme contemporain, à laquelle se rattachent à la fois le Hamas palestinien et aussi (de manière moins directe) la nébuleuse Al-Qaida. Said Ramadan, le père, beaucoup moins connu, a joué un rôle essentiel dans l’implantation des Frères musulmans en Europe. C’est lui qui a créé l’Internationale islamiste, au cours de ses périples incessants (Pakistan, Israël, Arabie saoudite, Allemagne, Suisse…). Tariq Ramadan est un acteur important de la réislamisation des populations musulmanes et de l’islamisation de l’Occident.

2. Sa jeunesse

Né en 1962 à Genève, Tariq Ramadan a connu une enfance dorée en Suisse. Son itinéraire est – comme pour de nombreux autres militants islamistes – celui d’un born again muslim, c’est-à-dire d’un musulman revenu sur le tard à sa religion. Contrairement à son père et à son grand-père, en effet, il n’a pas été élevé dans le strict respect de la tradition et son cursus scolaire a été presque totalement profane. Comme il le reconnaît lui-même dans un livre d’entretiens, la religion ne tenait pas une place importante dans sa jeunesse. Jusqu’à l’âge de 30 ans, il était un citoyen suisse de confession musulmane, beaucoup plus intéressé par le football que par l’islam ou la politique… Il a même envisagé un temps de devenir footballeur professionnel.

3. Sa rencontre avec Hassan Tourabi

Une des rencontres décisives, qui a décidé de son avenir, fut celle du leader islamiste soudanais, Hassan Tourabi. Francophone, Tourabi accueille le jeune Ramadan, auquel il promet un brillant avenir. Il aura une influence durable sur celui-ci, notamment concernant l’idée de « l’islamisation par le haut » (c’est-à-dire par le biais des élites) et aussi par son recours au double langage. Quelques années plus tard, en 1991, le leader islamiste soudanais accueillera un autre dirigeant islamiste, encore inconnu du grand public : Oussama Ben Laden.

4. Ses amis et réseaux d’influence

Tariq Ramadan est passé maître dans l’art de se créer des réseaux d’influence (qu’il appelle des « partenariats »). Parmi ces réseaux, figurent notamment celui des chrétiens de gauche (dont plusieurs ont avoué leur erreur après avoir compris qui était vraiment Ramadan, comme Christian Delorme), certains altermondialistes et plusieurs islamologues ou journalistes, comme François Burgat ou Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique, qui est resté jusqu’à aujourd’hui un des plus fidèles soutiens de Ramadan dans les médias français.

5. Son mentor, le cheikh Qaradawi

Parmi les théoriciens de l’islamisme qui ont le plus influencé Tariq Ramadan – outre son père, Said Ramadan, et Hassan Tourabi – figure le cheikh Qaradawi. Animateur d’une émission très suivie sur Al-Jazira, ce décisionnaire de l’islam proche des Frères musulmans s’est exilé au Qatar, après avoir été expulsé d’Egypte. Il a été interdit de séjour aux Etats-Unis (tout comme Ramadan) en raison de ses liens avec la banque Al-Taqwa, affiliée à Al-Qaida. Il est surtout célèbre pour avoir autorisé les attentats-suicides contre des civils israéliens, y compris ceux commis par des femmes (précisant que la femme kamikaze « peut même retirer son voile pour mener l’opération [suicide], car elle s’apprête à mourir pour la cause d’Allah et non pas à exhiber sa beauté »… Ramadan ne s’est jamais démarqué des positions extrémistes de Qaradawi, qui est en fait son véritable mentor politique.

6. Ramadan et les convertis

La femme de Tariq Ramadan, Isabelle, est une convertie. Ce point pourrait sembler anecdotique, mais il ne l’est pas du tout. Les convertis jouent en effet un rôle essentiel dans la stratégie islamiste de conquête de l’Occident, comme je l’ai montré dans mon dernier livre. Tariq Ramadan, comme son mentor Qaradawi et comme d’autres dirigeants islamistes, consacre une grande partie de sa propagande (da’wa) à destination des convertis potentiels, et plus généralement du public occidental non musulman. Un fait récent en témoigne : pendant de nombreuses années, Tariq Ramadan a publié ses livres chez des éditeurs musulmans spécialisés (comme l’éditeur Taw’hid de Lyon), touchant essentiellement un public musulman. Depuis quelques années, il publie des ouvrages s’adressant à un public beaucoup plus large, chez un éditeur qui a pignon sur rue à Paris, les Presses du Châtelet. Cela traduit sans aucun doute un changement qui n’est pas purement commercial, mais stratégique.

L’analyse du parcours de Tariq Ramadan et de son discours montre qu’il n’est pas un « réformiste » ou un réformateur de l’islam, mais qu’il poursuit la stratégie de conquête entamée par Hassan Al-Banna et par Said Ramadan, dont il est l’héritier et le continuateur. Le premier avait fondé, à travers l’organisation des Frères musulmans, une « avant-garde » de l’islam politique conquérant, aspirant à prendre le pouvoir en Egypte et dans les pays musulmans. Le second avait déplacé le combat islamiste vers l’Europe, anticipant avec beaucoup de lucidité l’importance grandissante des populations musulmanes installées en Occident. Tariq Ramadan, quant à lui, poursuit le même combat, en l’habillant d’un discours trompeur, et en prenant pour cible de sa propagande tant les musulmans d’Occident que les non-musulmans, convertis potentiels ou compagnons de route de l’islamisme militant.

Paul Landau

Pour en savoir plus :

Parmi les nombreux ouvrages consacrés à Tariq Ramadan, je recommande celui du journaliste Lionel Favrot, Tariq Ramadan dévoilé. Je renvoie aussi à mon livre, Le Sabre et le Coran, Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe (éd. du Rocher 2005).