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La Belgique reprend à l'Arabie saoudite la Grande mosquée de Bruxelles

BRUXELLES (Reuters) – Le gouvernement belge a annoncé vendredi qu’il reprenait le contrôle de la Grande Mosquée de Bruxelles, mettant fin avec effet immédiat à la concession accordée à l’Arabie saoudite en 1969.

Cette résiliation immédiate vise à « mettre fin à l’ingérence étrangère dans la manière dont l’islam est enseigné en Belgique », précise le gouvernement dans un communiqué.

La Grande Mosquée de Bruxelles est soupçonnée de promouvoir un islam radical.

La décision procède de l’enquête parlementaire sur les attentats de Bruxelles, qui ont fait 32 morts en mars 2016.

« De cette manière nous controns les influences salafistes, violentes et extrémistes », a commenté le ministre fédéral belge de l’Intérieur, Jan Jambon, sur Twitter.

La Belgique avait accordé en 1969 un bail de 99 ans à l’Arabie saoudite sur le bâtiment abritant le lieu de culte en échange d’un rabais sur la facture pétrolière de l’industrie belge.

La Grande Mosquée était gérée par la Ligue mondiale musulmane (MWL), une société missionnaire basée à La Mecque et principalement financée sur des fonds saoudiens, qui dément toute connivence avec la violence.

Le ministre de la Justice, Koen Geens, a indiqué que le bâtiment abriterait les bureaux de l’Exécutif des musulmans de Belgique, une instance officielle qui représente les communautés musulmanes du pays.

Dans son rapport publié en octobre dernier, la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Bruxelles estimait que l’islam prêché à la Grande Mosquée était susceptible de jouer un rôle significatif dans les processus de radicalisation.

« Dorénavant, la mosquée devra établir une relation durable avec les autorités belges tout en respectant les lois et traditions de notre pays, qui portent une vision tolérante de l’islam », a ajouté Koen Geens.

(Alissa de Carbonnel; Henri-Pierre André pour le service français)

Artisan d’une alliance du FPÖ avec le parti Russie unie de Vladimir Poutine, Mr. Strache est favorable à un rapprochement entre l’Autriche et le groupe de Visegrad
Le mont du Kahlenberg à Vienne sera le lieu symbole de la reconquête sur les musulmans pour lancer la coalition.
Le président du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), Heinz-Christian Strache et le conservateur Sebastian Kurz (D) donnent une conférence de presse à Vienne le 15 décembre 2017 / © APA/AFP / ROLAND SCHLAGER
La droite et l’extrême droite autrichiennes doivent formellement lancer leur coalition samedi dans un lieu à haute portée symbolique: le mont du Kahlenberg à Vienne, d’où débuta la reconquête de l’Europe centrale sur les forces ottomanes en 1683.
Le leader conservateur Sebastian Kurz, appelé à devenir à 31 ans le plus jeune dirigeant au monde, et son nouvel allié Heinz-Christian Strache, chef du FPÖ, ont scellé tard vendredi un accord de gouvernement marquant un retour de l’extrême droite au pouvoir en Autriche.
Présenté au président de la République Alexander Van der Bellen en début de matinée, cet accord de 160 pages devait être validé dans la foulée par les instances des deux partis.
Cette alliance vient couronner une année faste pour l’extrême droite en Europe, avec une forte progression aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, sans toutefois parvenir à s’y hisser au pouvoir.

MM. Kurz et Strache doivent détailler publiquement leur programme ainsi que la composition de leur gouvernement à partir de 16H00 (15H00 GMT) lors d’une conférence de presse au Kahlenberg.

Surplombant la capitale autrichienne, ce mont offre un panorama imprenable sur la ville. Mais il a aussi « une certaine signification » liée au siège de Vienne par les Ottomans en 1683, rappelle le politologue autrichien Thomas Hofer.

Améliorer la sécurité

C’est en effet sa reprise par les forces chrétiennes coalisées par le roi polonais Jean III Sobieski qui avait marqué la fin de ce siège et le début du reflux des armées musulmanes d’Europe centrale.

Le site accueille chaque année des retraites aux flambeaux de groupes identitaires venus commémorer la victoire sur les Ottomans.

« Sans vouloir y accorder une importance disproportionnée », le choix de ce lieu « a une certaine signification, au moins pour le FPÖ », souligne M. Hofer.

Les questions de l’immigration et de l’islam ont dominé la campagne qui a mené à la victoire de M. Kurz aux législatives du 15 octobre, deux ans après la grande vague de réfugiés en Europe en 2015.

Le jeune leader conservateur, qui se flatte d’être un des principaux artisans de la fermeture aux migrants de la route des Balkans en 2016, en tant que ministre des Affaires étrangères, s’est nettement rapproché des positions du FPÖ dans ce dossier, ouvrant la voie à la nouvelle coalition.

« En premier lieu, nous voulons améliorer la sécurité dans notre pays, y compris en combattant l’immigration illégale », a-t-il rappelé vendredi. Par ailleurs, « nous voulons alléger la pression fiscale, nous voulons renforcer notre économie, ce qui améliorera notre système social », a-t-il souligné.

Lignes rouges

Selon des indiscrétions concordantes, le FPÖ doit pour la première fois décrocher pas moins de trois ministères régaliens: la Défense, l’Intérieur et les Affaires étrangères, ces deux derniers portefeuilles lui ayant toujours échappé jusqu’à présent. M. Strache devient vice-chancelier.

En 2000, l’entrée de ce parti au gouvernement avait provoqué des sanctions européennes, un scénario jugé cependant très improbable aujourd’hui, dans un contexte général de montée des partis populistes et antimigrants, et alors que M. Strache, 48 ans, a veillé à lisser l’image de sa formation.

M. Van der Bellen a toutefois jugé utile de rappeler samedi qu’il veillerait à ce que certaines lignes rouges ne soient pas franchies en matière de respect des droits de l’Homme et d’engagement européen, alors que le pays présidera l’UE au second semestre 2018.

« Il est dans l’intérêt de l’Autriche de rester au coeur de l’UE », a-t-il déclaré après avoir reçu les deux dirigeants. « La convention européenne des droits de l’Homme doit rester notre boussole”, a ajouté cet écologiste libéral élu il y a un face à un candidat FPÖ.

M. Kurz, qui devrait garder personnellement la main sur les affaires européennes, s’est porté garant du fait que son gouvernement conservera « une forte orientation européenne », malgré le scepticisme traditionnellement affiché par le FPÖ dans ce domaine.

Artisan d’une alliance du FPÖ avec le parti Russie unie de Vladimir Poutine, M. Strache est par ailleurs favorable à un rapprochement entre l’Autriche et le groupe de Visegrad, qui comprend des pays ouvertement eurosceptiques comme la Pologne et la Hongrie.

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Les Autrichiens estiment, preuves à l’appui, que leur appartenance à l’Union Européenne depuis vingt années ne leur a rien apporté de positif, bien au contraire.

A contrario de la Grèce ils espèrent en sortir volontairement et non par obligation.

Tout comme Marino Rajoy vient de le préciser pour l’Espagne : le soutien financier de la grèce n’est plus supportable.

Ils économiseront ainsi leurs paiements annuels aux divers fonds de sauvetage pour l’euro. Ils supprimeront les obligations de dépôts de quelques milliards pour le MES (Mécanisme européen de stabilité) et les énormes garanties pour le FESF (Fonds européens de stabilité financière).

**Leur adhésion leur a fait perdre dans tous les domaines : chômage, surendettement, pouvoir d’achat, criminalité en augmentation, petites exploitations agricoles qui disparaissent et politique de paix mise en danger par les décisions prises par l’UE.

Notamment la participation forcée aux sanctions économiques contre la Russie, incompatible avec la neutralité ancrée dans leur législation.

Les Autrichiens veulent de nouveau vivre dans un pays libre et neutre et n’être plus une «colonie» de Bruxelles et de Washington (comme c’est le cas de la France au sujet des navires de guerre «Mistral» non livrés à la Russie sur ordre d’Obama ce qui nous coûte quelques milliards d’euros supplémentaires).

Ils ne souhaitent plus pouvoir être entraînés dans des conflits à l’étranger qui ne les concernent en rien et représentent un réel danger pour la paix.

L’Autriche veut redevenir indépendante.

20.000 signatures ont été recueillies et ont obligé le ministre de l’Intérieur, Johanna Miki-Leitner, à accepter un référendum d’initiative populaire. Ainsi les Autrichiens pourront s’inscrire dans leurs communes et mairies sur des listes officielles, entre le 24 juin et le 1er juillet 2015, afin de s’exprimer librement sur leur sortie de l’Union Européenne et de l’euro.

Il s’agit là d’un acte de véritable démocratie directe par participation et non pas, comme c’est le cas en France, d’une démocratie par représentation parlementaire (Nous sommes représentés par des députés qui obéissent à des partis et non plus aux électeurs qui les ont élus).

**Il n’apparaît pas pour l’Autriche que la sortie de l’UE soit un véritable cataclysme, une catatstrophe financière annoncée, bien au contraire, elle compte retrouver une croissance en rétablissant sa propre monnaie et ainsi renouer avec une politique monétaire servant avant tout sa propre économie ainsi que le rétablissement de prestations sociales et des investissements étatiques en faveur de sa population.

L’Autriche espère surtout que le fait de quitter l’Union Européenne lui permette d’échapper aux sinistres accords transatlantiques de libre-échange avec les Etats-Unis (TTIP) er le Canada (CETA).

Pour le moment cette possible sortie de l’Europe par l’Autriche ne fait bondir personne en France, alors que l’annonce par Marine Le Pen de cette possible solution pour notre pays a fait réagir toute la classe politique en nous promettant un effondrement total de notre économie et un gouffre financier inimaginable et incompréhensible pour nos petites cervelles de « piafs » !

 

La Finlande préfère se préparer à sortir de l'euro plutôt qu'à payer les dettes des autres pays de la zone euro, affirme la ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi dans le quotidien financier Kauppalehti.

La Finlande préfère se préparer à sortir de l’euro plutôt qu’à payer les dettes des autres pays de la zone euro, affirme la ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi dans le quotidien financier Kauppalehti. — Torkil Adsersen afp.com

La Finlande préfère se préparer à sortir de l’euro plutôt qu’à payer les dettes des autres pays de la zone euro, affirme la ministre des Finances Jutta Urpilainen, vendredi dans le quotidien financier Kauppalehti.

Nous voulons résoudre la crise, mais pas à n’importe quelles condition

«La Finlande est engagée à être un membre de la zone euro et nous estimons que l’euro est bénéfique pour la Finlande. Toutefois, la Finlande ne s’accrochera pas à l’euro à n’importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique européenne», déclare-t-elle.

«La responsabilité collective pour les dettes  et les risques d’autres pays n’est pas ce à quoi nous devons nous préparer», ajoute-t-elle.

Un porte-parole de la ministre, Matti Hirvola, a ensuite tenu à préciser que «toute affirmation selon laquelle la Finlande allait quitter l’euro était simplement fausse». Urpilainen a reconnu dans un entretien accordé au quotidien finlandais Helsingin Sanomat publié jeudi que la Finlande, un des derniers pays de la zone euro a bénéficier d’une note de crédit triple A, «représentait une ligne dure» vis-à-vis des plans d’aides financières.

«Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n’importe quelles conditions», affirmait-elle.

Réticence vis-à-vis des décisions du sommet

Helsinki a fait part de sa réticence à permettre au Mécanisme européen de stabilité (MES) d’acheter des obligations sur le marché secondaire dans le cadre de l’accord intervenu la semaine dernière lors d’un sommet à Bruxelles où ont été annoncées de fortes mesures destinées à soutenir les pays actuellement chahutés par les investisseurs (Espagne et Italie).

L’an dernier, Helsinki avait exigé et obtenu, lors du deuxième plan d’aide à la Grèce, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées. Jeudi, la Finlande a annoncé l’ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l’Espagne pour l’obtention du même type de garanties en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.