Archives pour la catégorie Enseignement

Guillaume Bourin

Guillaume Bourin est pasteur de l’Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada), et le fondateur du site leboncombat.fr. Il s’intéresse particulièrement à l’exégèse et à l’intertextualité de l’Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est l’auteur du livre « Je vous purifierai d’une eau pure » : perspectives bibliques sur la régénération baptismale. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l’Université d’Aberdeen (Ecosse).

 

Commençons par le commencement : depuis ma conversion, j’ai toujours été baptiste. Je n’ai jamais varié dans mes positions à ce sujet, malgré mon adhésion de longue date à la théologie réformé et les pressions récentes de la blogosphère pédobaptiste francophone (!). Nombre de mes amis pasteurs sont pédobaptistes, ils m’invitent d’ailleurs à prêcher dans leurs Églises et sont invités à prêcher dans la mienne. Je me sens généralement bien plus proche d’eux que de certains collègues baptistes. Ce n’est donc pas un sujet de division, même s’il est cependant significatif.

Oui mais voilà, ce cher Maxime Georgel a récemment entamé sur son blog une apologie du pédobaptême en 497 articles. Comment vous pouvez l’imaginer, je ne compte plus le nombre de personnes me demandant d’y répondre… Et c’est hors de question : je n’ai ni le temps, ni l’énergie pour une telle entreprise. Et puisque nous avons déjà beaucoup écrit à ce sujet sur Le Bon Combat, je renvoie les lecteurs à notre discussion en cours avec Alexandre Sarran.

Dans cet article, je me limite donc à lister une fois pour toutes les dix principales raisons pour lesquelles, après tant d’années, je ne suis toujours pas devenu pédobaptiste.

 

 

#1- Parce qu’il n’y a aucun commandement positif concernant le baptême de nourrissons

Et c’est l’un des grands paradoxes de la position pédobaptiste. En effet, l’un des mécanismes majeurs de l’ecclésiologie réformée —le principe régulateur— se base sur le fait que “tout ce qui n’est pas expressément commandé est proscrit”. On peut bien sûr discuter de l’application et de l’étendue de ce principe. Mais il est tout de même frappant que nos amis pédobaptistes adoptent cette pratique alors que nous ne trouvons aucun commandement positif de baptiser des enfants dans le Nouveau Testament.

LISEZ >> Quand devrions-nous baptiser les nouveaux convertis ?

 

 

#2- Parce qu’il n’y a aucune donnée biblique directe appuyant le pédobaptisme

Cette deuxième raison complète la première : malgré les tentatives récentes de la blogosphère pédobaptiste francophone de prouver le contraire, il n’existe aucun exemple direct de baptême d’enfant dans les lignes du Nouveau Testament. Tout juste pouvons-nous leur concéder un argument du silence dans le cas du geôlier de Philippes (Ac 16:31–33).

Toutefois, sur ce cas je tiens à rappeler :

(1) Que si l’on suit la logique pédobaptiste sur Ac 16.33, la régénération baptismale est inévitable d’un point de vue exégétique (voir point 10 ci-dessous)
(2) Le baptême de la « maison » du geôlier de Philippe s’explique beaucoup mieux en la comparant à la situation quasi-identique de la maison de Crispus, le chef de la synagogue de Corinthe (Ac 18.8). Dans cet exemple, toute la famille a été baptisée parce qu’elle a cru.

LISEZ >> Conversion et baptême du Saint Esprit : deux expériences différentes ?

 

 

#3- Parce que Paul n’a jamais utilisé l’argument pédobaptiste de manière apologétique, alors qu’il lui aurait été très utile !

Actes 15 rapporte que quelques hommes venus de Judée cherchaient à forcer les païens chrétiens à se faire circoncire et à observer la loi de Moïse dans son intégralité (commandements cérémoniels et civils inclus) pour être sauvés. Paul et Barnabas, radicalement opposés cette position, eurent avec eux un débat très vif, et l’Église d’Antioche les envoya vers les apôtres et les anciens de Jérusalem pour régler cette question (Ac 15.2). À Jérusalem, Pierre et Jacques suivirent la position de Paul et gagnèrent toute l’assemblée, de sorte qu’une lettre fut rédigée à l’attention de toutes les Églises existant à cette époque (cf. “à Antioche, en Syrie, et en Cilicie”, Ac 16.23).

L’argument clé de cette lettre, celui réglant le débat une fois pour toute, est finalement très simple : il s’agit d’une révélation spéciale du Saint Esprit (Ac 16.28) accordée à Pierre “depuis longtemps” (Ac 16.7) et corroborée d’avance par les paroles des prophètes (Ac 16.14–18). Paul, Barnabas, Jude, et Silas furent chargés de remettre cette lettre à l’Église d’Antioche (Ac 16.22). Mais Paul ne comptait pas en rester là : il souhaitait rapidement visiter les Églises qu’il avait implantées en Galatie, très probablement afin de leur faire connaître le contenu de la missive apostolique (Ac 16.36).

Voici où je veux en venir : l’argument apologétique invoqué par les apôtres est celui d’une révélation spéciale du Saint Esprit. Pourtant, si l’on suit la logique pédobaptiste, la controverse aurait pu être réglée très simplement, sans faire appel à un concile : il aurait suffit d’affirmer aux judaïsants que le baptême reprend la fonction de la circoncision dans le cadre de la nouvelle alliance. Si cela ne les avait pas fait taire, cela aurait sans doute convaincu les chrétiens locaux qui, selon la position pédobaptiste, étaient déjà baptisés avec leurs enfants de longue date sur la base de cet argument. Et si la circoncision n’était plus nécessaire, les pratiques cérémonielles qui en découlaient devenaient elles aussi superflues.

Cependant, Paul n’a jamais utilisé une telle rhétorique, pourtant sans appel. Pourquoi ? Tout simplement parce que les baptêmes de maisonnée n’étaient pas pratiqués à l’époque du Nouveau Testament.

Mes amis pédobaptistes balaieront cet argument du revers de la main au motif qu’il exploite un silence du Nouveau Testament. Mais n’est-ce pas exactement ce sur quoi leur position est basée ? Du reste, d’un point de vue exégétique, certains silences sont plus significatifs que d’autres.

 

#4- Parce que le pédobaptisme ne respecte pas la diversité des alliances bibliques que l’on retrouve dans la Bible

Je ne vais pas revenir sur ce que nous avons déjà développé en long, en large, et en travers sur Le Bon Combat. Notez simplement que, dans le cadre interprétatif du pédobaptisme, nos amis considèrent l’ensemble des alliances bibliques dans une perspective unifiée. Bien sur, il existe des nuances entre les différents positions pédobaptistes (lisez l’excellent livre de Pascal Denault à ce sujet).

Un point d’accord néanmoins : l’écrasante majorité des pédobaptistes estiment que les alliances bibliques sont conditionnelles, construites sur le modèle suzerain-vassal très répandu dans le Proche Orient ancien. Ce n’est cependant pas le cas de toutes les alliances bibliques : par exemple, l’alliance avec Noé est clairement inconditionnelle, inviolable, et ne témoigne d’aucune obligation de Noé en tant que vassal. C’est plutôt Dieu qui s’engage unilatéralement par serment. Avec les baptistes qui ont rédigé la Confession de Londres de 1689, j’estime qu’il en est de même pour la nouvelle alliance.

Le débat est technique, je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet. Nous reviendrons sans doute dans un article ultérieur sur le cas de l’alliance nohahique.

ÉCOUTEZ >> Discussion autour de la doctrine des alliances avec « Fred le néophyte » 🙂

 

#5- Parce que le pédobaptisme accorde à des personnes irrégénérées le statut de membre de la nouvelle alliance

Selon la position pédobaptiste, la nouvelle alliance reflète la composition de l’Église visible : certains de ses membres sont régénérés, tandis que d’autres ne le sont pas. Cela ne s’accorde pas, cependant, avec les promesses vétérotestamentaires relatives à la nouvelle alliance qui sont largement reprises dans le Nouveau Testament :

(1) Dans la nouvelle alliance, tous connaissent Dieu et sont pardonnés (Jer 31.34, cf. Hébreux 8.11–12 ; 10.16ss; Jn 6.45 ; 1 Jn 2.20)
(2) Tous sont régénérés (Ez 36.25–26; cf. Jean 3 ; Tite 3.5)
(3) Tous ont les lois de Dieu dans leur coeur et souhaitent y obéir (Éz 36.27)

 

Selon ma conscience, encore une fois, il s’agit là du principal problème que me pose la position pédobaptiste : elle accorde à des personnes non-régénérées le statut de membre de la nouvelle alliance, de membre de la famille de Dieu. Certes, il existe des personnes non-régénérées dans nos Églises baptistes, mais conformément au modèle du Nouveau Testament, nous cherchons à valider l’authenticité de la profession de foi avant de leur accorder le baptême.

LISEZ >> Débat sur la relation entre le baptême et la nouvelle alliance

 

#6- Parce que la circoncision et le baptême sont deux signes de deux alliances différentes

L’alliance mosaïque, c’est à dire l’alliance avec la postérité naturelle d’Abraham, n’est pas l’alliance de grâce : elle ne contient aucune promesse de grâce, aucune garantie d’accès à la vie éternelle. La circoncision a servi de sceau de la justice qu’Abraham avait obtenue par sa foi (Rm 4.11) car elle venait marquer l’accumulation des promesses qui lui avaient été faites. Mais elle n’a jamais été le sceau de la justice d’Ismaël, d’Esaü, ou des membres incrédules du peuple d’Israël. Ce sceau si cher aux pédobaptistes ne concernait que la situation particulière d’Abraham, et non la votre.

Notez également l’asymétrie du système pédobaptiste : si le baptême est le parallèle de la circoncision, pourquoi est-il étendu à des personnes qui n’étaient pas circoncises sous l’ancienne alliance et refusé à des personnes qui l’auraient été ?

  • Par exemple, pourquoi baptiser les nourrissons de sexe féminin alors qu’aucune “circoncision féminine” (excision) n’était pratiquée par Israël (alors que les peuples du Proche Orient ancien la pratiquait très probablement) ?
  • Et pourquoi ne pas baptiser les petits-enfants ou les arrières-petits enfants d’un homme agé se convertissant, ou ses employés, ou tous ceux qui vivent éventuellement sous toit ? La circoncision n’était-elle pas pour ces personnes également ? Etc.

 

On pourrait également discuter de l’origine du baptême chrétien, qui reprend la pratique du baptême de repentance de Jean-Baptiste. L’émergence de cette dernière est très discutée, mais il est assez clair qu’elle ne s’appuit pas sur un parallèle avec la circoncision.

LISEZ >> En quoi la nouvelle alliance est-elle nouvelle ?

 

 

#7- Parce que le statut spécial des enfants de croyant n’implique pas leur participation à l’alliance de grâce

Avec les pédobaptistes, je crois que les enfants d’au moins un parent chrétien sont “saints” (1 Cor 7.14), c’est à dire mis à part d’une manière spéciale. J’entends enseigner mes enfants —si Dieu m’en accorde— dans la foi chrétienne et j’incite les membres de mon Église à en faire de même. Cependant, ce statut spécial ne signifie pas que les nourrissons sont automatiquement membres de la nouvelle alliance ou qu’ils doivent être baptisés.

Le pédobaptisme gomme la polysémie du terme agios (saint) et de ses dérivés. Je ne crois pas que Paul s’adresse à des nourrissons lorsqu’il écrit aux enfants dans les sections appelées “codes de maisonnées” (Ép. 6.1–4, par ex.). Il s’agit vraissemblablement d’enfants convertis ou à minima instruit dans la voie chrétienne, comme le terme utilisé (teknon) l’atteste. D’ailleurs, là encore, une telle adresse ne présumme pas de leur baptême préalable.

LISEZ >> 5 raisons pour lesquelles les Églises devraient enseigner la théologie aux enfants

 

 

#8- Parce que, dans le Nouveau Testament, le baptême est un élément clé de la profession de foi

Dans le Nouveau Testament, on retrouve douze récits de baptêmes plus ou moins développés, certains portant sur le même évènement. Dans neuf d’entre eux, le baptême suit immédiatement la profession de foi, j’estime même qu’il s’agit d’un élément clé de celle-ci (lisez mon livre sur ce sujet si vous voulez savoir pourquoi !). Les trois autres désignent des baptêmes de maisonnée (oikos) :

(1) Dans Ac 16.13–15, Lydie est clairement baptisée sur la base de sa profession de foi, et il est assez clair que sa “maison” (selon toute vraissemblance, ses employés) a cru également.
(2) Le cas du geôlier de Philippes (Ac 16.33), déjà discuté plus haut, indique également certainement que les membres de sa maison ont cru (cf. Ac 16.31)
(3) Aucune donnée ne permet de statuer sur le cas de la maison de Stephanas (1 Co 1.16)

LISEZ >> Qui doit baptiser les nouveaux convertis ?

 

 

#9- Parce que l’histoire de l’Église n’a jamais appuyé la position pédobaptiste

Ici encore, j’enfonce des portes ouvertes maintes fois sur Le Bon Combat. Quoi qu’on en dise, aucun témoignage pédobaptiste n’existe dans la littérature patristique avant le début du IIIème siècle. Le premier témoignage direct en est même une réfutation en règle (Tertullien, De Baptismo, ch. 18).

J’estime à titre personnel que la pratique pédobaptiste est plus ancienne. Elle est apeut être apparue dès le premier siècle. Son émergence est directement liée au développement de la doctrine de la régénération baptismale. Ici encore, je vous renvoie vers mon livre, Je répandrai sur vous une eau pure.

LISEZ >> Tertullien et le baptême d’enfants

 

 

#10- Parce que le pédobaptisme réformé flirte parfois (souvent) avec la régénération baptismale

Soyons clairs : nos amis pédobaptistes sont incapables de produire un seul exemple historique de pédobaptême non-régénérant avant Ulrich Zwingli (1484–1531). Et encore : je suis plutôt d’avis que Zwingli croyait à la régénération baptismale. Je l’ai déjà dit et je le maintiens : le pédobaptisme historique nait de l’expansion de la régénération baptismale, une doctrine déjà profondément influente à la fin du IIème siècle et qui a marqué l’ensemble du la théologie médiévale. Le pédobaptisme presbytérien est une position tardive, une innovation dans l’histoire de l’Église.

Dans mes recherches, j’ai été particulièrement étonné de noter des formulations frisant la régénération baptismale chez Herman Bavinck (« le baptême régénère… et brise le pouvoir du péché originel », Reformed Dogmatics, vol. IV, p. 520) et même dans le Grand Catéchisme de Westminster (cf. Q.165). De telles affirmations pour le moins ambiguës sont courantes dans la littérature presbytérienne.

Je n’accuse pas mes amis presbytériens de défendre la régénération baptismale (quoi que… que penser de Federal Vision ?), mais j’estime que ces formulations témoignent de l’équilibre précaire de leur ecclésiologie. Car, en réalité, la régénération baptismale est la conséquence logique d’une exégèse pédobaptiste cohérente.

LISEZ >> Que signifie naître d’eau en Jean 3.5 ?

Alexandre Heimig son commentaire.

Avatar

Les presbytériens font le baptême d’aspersion, alors que dans la loi Mosaïque l’aspersion concerne toujours le sang, le baptême concerne toujours l’eau; à ce verset près que, c’est dans sa mort que nous sommes baptisés. Etant plongez dans sa mort nous ressuscitons en nouveauté de vie laver par une eau pure. C’est bien quand on sort de l’eau que le symbole de la résurrection est visible dans l’acte du baptême. C’est sans oublier Matthieu 3.16 qui nous dit « Jésus sortit de l’eau et les cieux s’ouvrirent ». L’aspersion concerne le sang de Jésus, qu’il est allé offrir dans le temple céleste devant la face de Dieu, étant passé du ministère de prophète à celui de souverain sacrificateur. Voilà pour le baptême selon l’aspersion qui est caduque.
Pour ce qui du pédobaptisme, toutes les arguments de Guillaume sont recevable et on peut ajouter la différence qu’il y a entre le mot Grec « bapto » qui est une immersion temporaire et le mot « baptizo » qui est une immersion définitive ( lire mon article tout simple en consultant les valeurs strongs)…… Le baptême presbytérien ou réformé n’a pas franchement coupé les ponts avec le catholicisme babylonien dont le presbytérien Alexander Hislop a su démanteler tous ses aspects. Néanmoins Alexander Hislop, qui a une très grande connaissance, se permet de croire que le baptême des enfants est une présentation une déclaration de sainteté a cause des Parents ou d’un parent qui sont saint et qu’ainsi il sera propre la consécration ce qui équivaut chez les catholique à la confirmation. Là encore, bien que son enseignement soit extraordinaires dans son livre « les deux Babylones » je ne cautionne absolument l’acte pédobaptiste qui est une hybridation entre une vraie réforme et le catholicisme. Alexander Hislop reprends les passages d’Abraham et de la circoncision…… dans le mécanisme il a tout à fait raison Abraham cru et après il reçu le signe de l’alliance. Le baptême il est vrai réagit de la même manière on croit puis on se fait baptiser. Simplement il a manqué de perspicacité sur la circoncision, car celui ci, est l’analogie de la croix et non du baptême. L’enfant, circoncis au 8ème jour, a trois jours de souffrance et de fièvre et il y a effusion de sang. Cela rappelle effectivement les trois jours du Seigneur avant sa résurrection mais il faut comprendre le signe……. pourquoi la circoncision concerne t’elle le prépuce de l’enfant Mâle ???cet enfant symbolise le Christ qui devra souffrir, comme il le dit lui même, et qu’il ressuscite. La croix l’Adam qui s’est endormis profondément et dont Elohim a fait de telles sortes qu’une côte lui soit arraché pour en faire une femme qui est l’église invisible mais dont le Christ connaît ses membres. C’est ce qu’il s’est passé à la croix ou le centurion plante la lance dans la côte et ou, comme le dis Jean dans ses épîtres, il n’est pas venu avec simplement venu avec l’eau mais aussi avec le sang……………………………………………………………………………………….. 1 Jean 5:6

C’est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang; non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. …………………………………… C’est à ce moment là qu’il y a union, ou l’église ne fait qu’un avec le Christ, comme il est dit les deux ne feront qu’un en genèse. C’est à dire que la croix est la réalisation de l’union par le sang avec son épouse, L’église invisible mais visible pour le Seigneur. La circoncision du prépuce de l’enfant exprime justement cette notion par le sexe coupé, la souffrance et le sang, cette union sanglante entre le Christ et son église. Séphora ne dit elle pas  » tu es un époux de sang » quand elle circoncis son Fils ???…Exode 4:25
Séphora prit une pierre aiguë, coupa le prépuce de son fils, et le jeta aux pieds de Moïse, en disant : Tu es pour moi un époux de sang !………..Exode 4:26
Et l’Eternel le laissa. C’est alors qu’elle dit : Epoux de sang ! à cause de la circoncision.
Ce passage montre clairement que la circoncision est en analogie avec la croix et non avec le baptême, mais vous me direz peut être: oui mais nous sommes justement baptisé dans sa mort? à quoi je répond: que Christ en tant qu’homme a accomplis la loi qu’il était impossible à l’homme d’exécuter et que nous sommes par la circoncision au 8ème du Christ circoncis de coeur….Galates 3:27
vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Est ce qu’un enfant au baptême peut être revêtu de Christ ??? Si nous avons revêtus alors nous avons revêtus un Christ circoncis au 8ème jour. Qu’est ce que nous avons encore besoin de dialoguer sur ce sujet ??? l’analogie de la circoncision avec le baptême est une hérésie, tout simplement inutile de débattre sur cette analogie.
J’ai été traité d’iconolâtre à cause de mon avatar du Christ représentant l’image de celui qui s’appelle la Parole en apocalypse 19 à cause du second commandement. Pour moi les presbytériens sont des hybrido babylo catho romain réformé. Une enseigne canadry des catholiques ….. ils ont la couleur des catholique sans l’être.

“Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, et ils virent (ou comprirent) qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures…” (Genèse 3/7).

“…L’Eternel Dieu fit à Adam et sa femme des habits de peau, et les en revêtit” (Genèse 3/20)

Le texte du livre de la Genèse nous parle de la découverte de la nudité par l’homme et la femme, et de leur réaction par rapport à cette découverte. Ce qu’ils ont vu lorsque leurs yeux “se sont ouverts” n’était pas nouveau, mais était jusqu’alors voilé. Auparavant, “l’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte[1]” (Genèse 2/25). La prise de conscience de la nudité du corps s’est faite à partir de la désobéissance à l’ordre divin[2]. Il y a donc un lien très clair entre la culpabilité et le besoin de couvrir la nudité physique.

Aussi longtemps qu’ils s’étaient tenus dans l’obéissance et la confiance en Dieu, en respectant Sa Parole, ils étaient spirituellement couverts de Sa justice et de Ses perfections. Ils ne connaissaient pas de “nudité” spirituelle (culpabilité, besoin de recouvrir ses fautes), ils étaient protégés. Mais le jour où ils sont sortis de cette sphère de protection — par l’exploration de l’espace de liberté qui se proposait à eux — ils ont instantanément ressenti que la couverture de la justice divine avait disparu. Un acte avait été accompli, grâce à l’exercice de leur libre-arbitre, sans Dieu et en dehors de Sa volonté. Une autre voix avait été écoutée, une séduction avait eu lieu et Dieu avait été supplanté dans leur intimité : ils étaient spirituellement dénudés/découverts.

Ce qui s’est passé dans l’Esprit a impacté le Naturel : leur nudité spirituelle révéla la nudité de leurs corps, parce que le monde naturel est le reflet du monde spirituel. Et le besoin de recouvrir cette nudité fut immédiat : c’est la première œuvre qu’ils firent après avoir “mangé du fruit”.

Et Dieu leur apprit à se vêtir, dans cette nouvelle dispensation qui s’ouvrait, ce qui était une préfiguration de la Loi qui serait donnée au Sinaï, qui justifierait l’homme temporairement par des sacrifices d’animaux (le vêtement de peau). Mais tous ces “vêtements”, tout ce système destiné à la justification (à la couverture) de l’homme pour recouvrir son péché, était lui-même la préfiguration d’un sacrifice plus excellent, éternel, à venir, celui de l’Agneau parfait.

LA NUDITÉ, ACTE 2

Dans les derniers temps, qui précèdent le retour du Seigneur, on constate un phénomène inverse à ce qui s’est passé dans le jardin d’Eden : alors que la prise de conscience de la nudité a entraîné (par l’homme et par Dieu) la nécessité de la recouvrir (au sens naturel et au sens spirituel) on assiste dans les derniers temps (ceux dans lesquels nous sommes entrés), à un découvrement, un affichage public de la nudité. Quel est le sens spirituel de ce phénomène? Il est un indicateur prophétique, un signal de dégradation qui résonne comme une contestation plus ou moins consciente du besoin de justice en général et de la justice de Dieu en particulier.

Dans les sociétés civilisées, l’espace public est resté hermétiquement fermé à la nudité jusqu’au milieu du vingtième siècle. Il y a toujours eu un sceau spirituel sur la nudité, sur ce qui devait rester caché, sur ce que le texte biblique définit comme la nudité. Or, ce sceau a été comme brisé, il y a finalement peu de temps, et c’est cet acte spirituel négatif (ce basculement) qui a permis le déclenchement de l’apparition publique de la nudité, telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec toutes les conséquences spirituelles que cela entraîne. L’exposition publique de la nudité n’est pas seulement un problème moral, mais c’est également un symptôme spirituel.

En exposant la nudité, les hommes et les femmes des temps qui précèdent le retour du Seigneur (et qui sont inconscients de cette imminence) ne se rendent pas compte qu’ils adressent un message spirituel qui conteste encore davantage le besoin de Dieu et qui par conséquent s’élève contre Lui. Il s’agit d’un pas supplémentaire dans la rébellion de la créature, elle-même instrument d’un antagonisme qui la dépasse et qui vise à la déstabilisation perpétuelle de l’œuvre de Dieu.

LA NUDITÉ, ACTE 3

L’affichage de la nudité a provoqué le réveil des idoles anciennes

a) Astarté

La morale des pays christianisés[3] a toujours protégé la nudité du corps au moyen du voile de la pudeur[4] et c’est seulement dans la seconde moitié du vingtième siècle que les corps dénudés ont fait leur apparition dans l’espace public. Jamais auparavant cela ne s’était produit[5]. Et lorsqu’on parle de l’irruption de la nudité sur la scène publique, c’est de nudité féminine dont nous parlons : le corps de la femme dénudée a été la clé qui a ouvert l’ancien verrou moral, à la faveur de la libération de sa condition. Et cette apparition du corps dénudé a été le signal de la transformation du statut de la femme en objet de marchandisation, malheur collatéral de l’émancipation de son statut biblique et originel. Ce constat nous rappelle que le chemin de la liberté qui passe par un éloignement de la Parole de Dieu et de son conseil (comme en Eden), se transforme à terme en la pire des aliénations.

C’est donc au retour de l’idole féminine ancienne auquel nous assistons, celle d’un corps de femme, souvent dénudé, révéré par les divers cultes qui lui sont rendus, qui “trône” aujourd’hui dans l’espace public moderne. C’était le rôle que remplissait Astarté[6], dont le culte prônait une divinisation du féminin, tout simplement. Aujourd’hui, le nombre de “statues” d’Astarté dans nos sociétés est bien plus important qu’il ne l’était au temps d’Elie et de Jézabel. Cette femme-là est omniprésente, icône de beauté, de jeunesse éternelle, incarnant un bonheur inaccessible, formatant l’inconscient collectif du masculin et du féminin.

b) le pieu sacré

L’émancipation féminine a entraîné un cortège de conséquences positives et négatives; parmi ces dernières, on relèvera la libéralisation du domaine sexuel, qui est un fait historique incontestable. Les sociologues et les historiens s’accordent à dire que c’est au moment de l’émancipation de la femme (à partir de 1968) que les tabous sexuels ont été renversés et que la nudité a pu être affirmée, revendiquée, prêchée. La notion de l’amour libre a fait son apparition, avec tous les errements qui lui sont liés. Le sexe est rapidement devenu une idole publiquement révérée, dont l’homme est le principal adorateur et à laquelle on doit apporter son propre corps en sacrifice vivant.

Aux heures les plus sombres de l’idolâtrie d’Israël, le culte rendu à Astarté revêtait (entre autres) la forme d’un pieu sacré, qu’on trouvait partout dans le pays, devant (et parfois à l’intérieur) des maisons du peuple de Dieu, et qui évoquait la forme d’un sexe masculin[7].

Lorsque ce pieu sacré est honoré dans une société, il annonce l’arrivée de malheurs spirituels périphériques à sa dévotion, dont font évidemment partie les dérives sexuelles. On peut citer par exemple l’homosexualité et sa revendication publique, qui permet à cette orientation sexuelle de marcher sur le chemin de sa légitimité sociale[8]. L’écho des errements de Sodome (et de leur jugement divin) devient alors un mythe appartenant à l’imagerie biblique symbolique, alors qu’il est une réalité spirituelle qui exercera son autorité aussi longtemps que le péché existera.

Autre malheur spirituel lié à l’émergence, puis à la revendication de la nudité : la banalisation de la pornographie[9], véhiculant le virus d’une malédiction (voir paragraphe 4) qui provoque des ravages en vagues successives : d’abord la femme qui en est l’objet consentant[10], puis l’homme qui en est le consommateur maudit. Mais il faut ajouter hélas que cette marée noire incontrôlable[11] atteint désormais de plus en plus l’enfance, en se rendant accessible et conditionnant (en fait en détruisant) l’image qu’ils doivent se faire de l’homme, de la femme, de l’amour, du sexe et de la violence…

Les mauvais prophètes du porno, déguisés en intellectuels épris de libertés, écrivent des livres, prennent la parole de plus en plus librement et théorisent sur l’utilité du nu, et les aspects bénéfiques du sexe libéré, si possible le plus tôt possible. On fustige la vertu, on stigmatise la pudeur, on brocarde la morale… et on oublie que l’enfance est le moment où l’être humain a besoin d’une construction asexuée qui dure le plus longtemps possible. L’identité sexuelle ne se construit pas grâce à une surexposition du nu et un libre accès aux choses du sexe, mais au contraire dans le mystère et le questionnement intérieur. L’acte secret y trouve la place du sommet de l’intimité qui donnera à un couple le sentiment de partager une expérience unique.

c) Moloch-Baal

L’apparition de la nudité dans l’espace public a été un des symptômes d’un culte plus vaste, celui de la liberté individuelle. L’exploration de la liberté, notamment dans le domaine sexuel, s’est ouverte à la femme et pour cela, la société lui a donné deux outils indispensables : la contraception[12] et l’interruption volontaire de grossesse[13]. Sans ces deux éléments majeurs, la révolution sexuelle n’aurait pas été possible. “En libérant la femme de la nature(ndlr : entendre “de la loi divine”), la contraception l’a aussi libérée de la domination masculine. La généralisation de la contraception a accompagné la naissance de « la société des individus ». En passant des lois de la nature à la loi du sujet énonçant sa propre loi, la femme s’est détachée de la nature pour mieux se l’approprier. La libre maternité a donné à l’être humain les moyens de son affranchissement, et contribué à libérer les femmes de la domination masculine. L’acte sexuel détaché de la fonction reproductrice a également ouvert la voie à une sexualité féminine qui revendique le droit au plaisir [14].”

Quant au droit à l’IVG, que certains regardent sous un certain angle comme une mesure de progrès et de liberté, il a permis à l’ancienne idole Moloch[15] de réapparaître en plein cœur de la société moderne, et de recevoir chaque année l’offrande de plusieurs dizaines de millions de vies d’enfants[16], sacrifiés sur l’autel de la liberté en général, et de la liberté sexuelle en particulier. Pour entrer dans une telle considération et en appréhender le poids spirituel, il est bien entendu nécessaire de considérer l’embryon comme la promesse d’un être humain et lui accorder ce statut moral, juridique, physique et spirituel. Pour les législateurs qui considèrent que l’embryon n’est qu’un amas de cellules[17], la marche arrière est probablement impossible, car cela reviendrait à reconnaître qu’on a légalisé un meurtre de masse en assimilant le fruit de nos entrailles à une sorte de tumeur dont on peut se débarrasser sans aucune conséquence.

Le plan de Dieu originel pour l’homme et la femme ne peut pas être méprisé ou renié sans conséquences dramatiques, et ce qui est mis en place à l’échelle de sociétés produira des conséquences de même ampleur, telles qu’elles sont prophétisées : “Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront : égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien,traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là » (2 Timothée 3/2). Ces conséquences sont à replacer en perspective avec des causes. Les hommes (et leurs sociétés) ne se transforment pas à coup de baguette magique. Ils font des choix, des choix personnels, des choix de société, et à mesure qu’ils s’éloignent de Dieu, de son image, de sa sagesse, de sa Parole, ils n’ont pour dieu que leur propre égo. Ils rejettent le créateur et adorent la créature.

LA NUDITÉ, ACTE 4

La malédiction liée à l’exposition de la nudité

La Bible raconte l’histoire de la malédiction d’un des fils de Noé pour une question de nudité non couverte, par le respect et la pudeur. La descendance de Cham a été maudite pour avoir regardé ce qui ne doit pas se regarder[18]. Et l’écho de cette malédiction plane sur nos sociétés et sur nos yeux, à chaque fois que nous sommes amenés à “regarder” les propositions du monde dans ce domaine. Je ne dis pas “à voir”, mais “à regarder”, car il est quasiment impossible de ne pas voir la nudité autour de nous, sur les murs de nos villes, dans nos magazines, sur nos écrans[19]. On ne peut plus l’éviter, elle fait partie de notre culture désormais et elle est devenue une flèche spirituelle négative à part entière, un trait enflammé du malin[20].

Il est donc important de rappeler que cet exemple biblique évoque un principe spirituel toujours en vigueur aujourd’hui. Le cadre spirituel et social qui avait été donné au peuple de Dieu (la Loi) était d’ailleurs très clair à ce propos : “Tu ne découvriras point la nudité d’une femme et de sa fille … c’est un crime” (Lévitique 18/17, voir l’ensemble du chapitre). Telle est la nature et la vocation de la pornographie.

CONCLUSION

Il est donc évident que l’exposition de la nudité naturelle est un symptôme d’apostasie et de déchéance spirituelle. Une société qui ne cache plus la nudité, mais qui s’emploie à l’afficher, est une société spirituellement à la dérive, en dépit de toutes les justifications psychologiques et culturelles qu’on pourrait invoquer. Un homme ou une femme (les chrétiens sont soumis eux aussi à cette tentation) qui transige avec les principes de la pudeur, sous l’influence de modes vestimentaires populaires, peut, dans bien des cas, être pris en flagrant délit d’impudicité[21].

Ces choses doivent donc être rappelées et enseignées à nos fils et nos filles[22] pour qu’ils puissent entendre un message plaidant en faveur de la crainte de l’Eternel — que nous différencions clairement du puritanisme[23] — au milieu de tous les messages que le monde déverse sur eux et en eux, car ils sont la cible des “prédications” (images et suggestions) émanant des innombrables icônes médiatiques et musicales qui incarnent des libertés et des transgressions qui deviennent convoitables, par l’effet de masse. Chaque jour ils sont immergés dans l’esprit antichrist, dans le matérialisme, le consumérisme, d’une manière qui ne s’est sans doute jamais proposée à la jeunesse comme aujourd’hui. C’est pourquoi ils ont besoin d’une double portion du Saint-Esprit. Et si leurs parents ne sont que des chrétiens tièdes, alors cette génération ne saura pas éviter de prendre et/ou recevoir la marque de la Bête. Les parents chrétiens défaillants engendrent malheureusement des générations pour lesquelles la vraie conversion n’a plus de sens réel, parce que le modèle originel est perdu. C’est ainsi que le vrai christianisme perd son âme pour se transformer en une culture qui laisse se dénaturer le sens du Bien et du Mal, prélude aux pires séductions.

ANNEXE : DEUX EXHORTATIONS

a) La nudité spirituelle du perdu

Comme nous l’avons vu dans la première partie, la véritable nudité est d’abord spirituelle. Et si elle est spirituelle, elle est éternelle. Les fils et les filles d’Adam et Eve (dont nous sommes tous) sont les héritiers de leur désobéissance, de leur manque de confiance et de leur désir : en un mot, nous sommes tous instinctivement poussés à marcher en suivant les inclinations de notre âme, et non de notre esprit. Nous sommes sensibles à la tentation et vulnérables dans nos volontés.

Nous sommes donc tous séparés de Dieu, comme Adam et Eve le furent, nus et découverts devant Lui, cherchant à ce que la malédiction soit ôtée pour retrouver notre paix avec Lui — et avec nous-mêmes.

Si nous cherchons à nous “couvrir” par nos œuvres, faisant le Bien plutôt que le Mal, essayant de nous racheter nous-mêmes de cette malédiction, nous ne parvenons qu’à cacher momentanément notre honte. Or Dieu a prévu pour nous un moyen de faire disparaître la malédiction, et non pas seulement de la cacher. Christ est venu pour offrir sa vie parfaite pour que la malédiction disparaisse dans sa mort[24], prenant avec lui (et en lui) dans cette mort[25] l’ensemble des fils de l’Homme (Adam).

Celui donc qui peut se reconnaître séparé de Dieu par sa naissance, et ce d’une manière irrémédiable, constatant sa condamnation et son impossibilité de rétablir sa paix avec Dieu, alors celui-là peut lever les yeux vers Christ, avec l’espoir de la foi pour être sauvé. Comme les hébreux levèrent les yeux jadis vers le serpent d’airain lorsqu’ils étaient mordus par les serpents brûlants[26], l’homme perdu et condamné (séparé de Dieu) peut de la même manière recevoir une guérison définitive et éternelle, et être revêtu du vêtement de la justice de Dieu : Christ[27].

b) La nudité spirituelle du chrétien

Bien que nous ne puissions être sauvés que par la foi — la foi dans le sacrifice de Christ — et que nous soyons appelés à être revêtus d’un vêtement qui ne peut être blanchi que dans le sang de l’Agneau[28], les Écritures sont claires à propos du vêtement de nos actions, des fruits qu’un racheté DOIT porter, afin que son salut soit visible de tous[29].

La Grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée … Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres (Tite 2/11 à 14).

Sur ce chemin, qui s’offre à tous les rachetés, ce sont donc nos actions justes (en conformité avec la pensée de l’Esprit de Christ en nous), qui constituent un vêtement spirituel, dont parle le Nouveau Testament :

“Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints” (Apocalypse 19/8).

Ce vêtement blanc est d’une importance capitale, car son absence est réprouvée dans maints passages des Écritures, dont le plus explicite est celui-ci :

“…je te conseille d’acheter de moi un vêtement blanc afin que la honte de ta nudité ne paraisse pas” (3/18).

Cette parole prophétique étant adressée à une église (et non à des personnes perdues), elle ne peut donc concerner le Salut. Elle ne peut pas davantage être un encouragement à se revêtir du vêtement de la justice de Dieu, mais elle est une exhortation grave lancée à des cœurs appesantis, car un chrétien sauvé par le sang de Jésus qui ne serait pas trouvé veillant, priant et agissant pour son Seigneur serait spirituellement nu.

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur … Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous (1 Corinthiens 15/58 et 16/13). Veillons donc pour continuer de prier, travaillons pendant que c’est encore possible, et mettons en œuvre notre propre salut, avec sérieux et gravité, en engageant tous les moyens que Dieu nous a donné.

Jérôme Prekel

Résultat de recherche d'images pour "la nudité de Noé"

 

[1] Honte, définition dictionnaire : sentiment pénible excité dans l’âme par la conscience d’une faute commise et la confusion, le trouble qu’on en ressent.

[2] C’est le passage à l’acte de la désobéissance qui entraîne une conséquence spirituelle qui impacte la sphère naturelle. On notera que Jésus, dans le sermon sur la montagne, révélera que la chaîne des conséquences du péché s’enclenche déjà dans les pensées, bien en amont du passage à l’acte. Il dit par exemple que celui qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son cœur (Matthieu 5/28); Jésus établit donc une pré-existance du péché avant le passage à l’acte.

[3] La sensibilité morale à la nudité se retrouve dans les sociétés construites dans le respect du divin, la crainte de Dieu et principalement dans les sociétés édifiées sur le monothéisme (judaïsme, christianisme, islam).

[4] En France, on a même créé le concept juridique “d’attentat à la pudeur” (Article 222-27). Toute la législation sur la sexualité, telle qu’elle a été mise en place depuis le XIXe siècle en France, était un ensemble de lois sur la pudeur. L’outrage public à la pudeur était un délit réprimé dans l’ancien Code pénal impérial français de 1810, requalifié aujourd’hui en “atteinte sexuelle”, réprimé en droit positif sur le fondement de l’article 222-32 du Code pénal français (et incluant l’exhibition sexuelle) : “L’exhibition sexuelle (la nudité) imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende”.

[5] Une partie de la société grecque du temps de Platon, sous l’influence spartiate, vouait un culte au corps et affichait la nudité (surtout masculine), mais cet épisode est sans commune mesure avec ce qui est décrit dans cet article.

[6] Astarté, Ashera (idole), Ashtoreth, déesse de la fécondité dont le culte à caractère sexuel est une source d’immoralité dégradante, car ses prêtresses se livrent à la prostitution sacrée (Juges 2/13, 10/6, 1 Rois 11/5, 33/2, 2 Rois 23/13). Son culte paraît importé de Mésopotamie (Ishtar, qui est associée à l’étoile du soir, qui deviendra Vénus chez les romains et Aphroditechez les grecs). Pour faciliter sa reconnaissance par les adeptes d’un Dieu unique, elle était présentée comme une incarnation de l’Esprit de Dieu dans sa part féminine (enfantée par le Père mais née de l’Esprit) et comme la mère de l’humanité (refs : Alexande Hislop, “les deux Babylone” et “Dictionnaire Biblique Emmaüs”).

[7] Juges 6/25 à 28; les exégètes et historiens sont partagés sur la traduction du mot ashera/asherim, et l’ensemble des traces de pieux sacrés ne sont pas toutes à mettre en relation avec un culte rendu au sexe. Dans certains cas, le pieu est identifié comme une représentation de l’idole féminine, mais il est incontestable qu’une partie du culte rendu à Astarté se réfère à la prostitution, sacrée ou pas, qui était entourée d’une revendication et d’une sacralisation de l’impudicité et de la débauche.

[8] En 1960 en France, l’Amendement Mirguet avait classifié l’homosexualité dans la catégorie des « fléaux sociaux », au même titre l’alcoolisme, la tuberculose, la toxicomanie, le proxénétisme et la prostitution, contre lesquels le gouvernement était autorisé à légiférer par ordonnances. La France avait adopté en 1968 la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé sur les maladies mentales, dans laquelle figurait, jusqu’en 1993, l’homosexualité. Jusqu’en février 1978, la plupart des titres de la presse homosexuelle de l’époque étaient interdits par le Ministère de l’Intérieur français. Mais les “évolutions” dans l’opinion publique des années 1970, sous la poussée des revendications et par les actions du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (FHAR) et du CUARH (Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle), ainsi que l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement socialiste mené par François Mitterrand amenèrent à la radiation de telles dispositions discriminatoires à partir du 12 juin 1981 et en particulier avec la loi du 27 juillet 1982. Une des pressions principales des intellectuels homosexuels a consisté à requalifier juridiquement les relations sexuelles avec mineurs (voir la pétition de Michel Foucault, Jean Danet et Guy Hocquenghem appelée la « Lettre ouverte sur la révision de la loi sur les délits sexuels concernant les mineurs », adressée au Parlement en 1977 et qui défendait la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de moins de 15 ans (la majorité sexuelle en France). Finalement, le Sénat votait en juin 1978 la suppression de la discrimination entre actes homosexuels et hétérosexuels, tandis que l’attentat à la pudeur sans violence à l’égard d’un mineur de moins de quinze ans, jusque-là passible des assises, était correctionnalisé.

[9] C’est en 1966 que le code Hays a été aboli. Il régissait la censure cinématographique et prônait la défense et protection du mariage, interdiction de représentation du nu, de la prostitution, des perversions sexuelles, de l’homosexualité… l’abolition du code Hays a cédé la place à un climat érotique croissant. En moins d’une décennie (années 70), le cinéma américain est passé de la censure puritaine à la diffusion grand public de films pornographiques (http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_Hays).

[10] IL faut ajouter que la pornographie homosexuelle a désormais pris également ses parts de marché.

[11] Et pour cause : on estime que le chiffre d’affaire du porno mondial représente entre 50 et 60 milliards d’euros par an.

[12] Droit ouvert en 1967

[13] Droit ouvert en 1975

[14] E. Donfu, sociologue

[15] Moloch, divité des Ammonites, recevait des sacrifices d’enfants brûlés par le feu (2 Rois 23/10). Son nom signifie “seigneur” (venant de Melekh : roi), il est parfois rapproché de Milkom (1 Rois 11/5 et 33) ou Malcom (Jeremie 49/1) et il est également parfois appelé Baal (Jeremie 32/35). Son culte était interdit en Israël sous peine de mort (Lev. 18/21). Les fouilles réalisées en Palestine ont mis à jour des amoncellements de squelettes calcinés d’enfants autour des sanctuaires de Moloch.

[16] 60 millions d’IVG déclarés chaque année dans le monde, ce qui doit être majoré par tous les actes clandestins (source ONU 2009).

[17] Les dispositions juridiques relatives à l’IVG sont des dispositions d’exception, introduites par la loi elle-même comme des exceptions au principe du respect de l’être humain dès le commencement de sa vie (art. L. 2211-1 du code de la santé publique). La Cour Européenne des Droits de l’Homme estime que la définition de la notion de personne relève de la marge d’appréciation des Etats ce qui a pour conséquence que l’embryon puisse être une personne dans tel Etat du Conseil de l’Europe mais non dans tel autre… (CEDH, Vo c. France, 8 juillet 2004).

[18] Genèse 9/22-25 : il y a bien sûr une résonnance spirituelle au péché de Cham, en tout premier lieu, mais l’attitude face à la nudité est présente. Noter que c’est la descendance qui est maudite.

[19] L’arrivée d’Internet a fait exploser le marché de la pornographie. La diffusion multimédia y est plus facile et touche un public plus large, banalisant en quelque sorte le commerce du sexe. On enregistre aujourd’hui la création de 200 nouveaux sites à contenu pornographique chaque jour, soit un accroissement de plus de 70 000 sites de commerce du sexe par an. En 2002, on évaluait le chiffre d’affaires (au niveau mondial) de l’industrie pornographique à 50/60 milliards d’euros. À titre de comparaison, on estime aujourd’hui que la faim dans le monde pourrait être éradiquée grâce à l’investissement mondial de 44 milliards de dollars.

[20] Ephésiens 6/16

[21] Les détails vestimentaires incriminés sont bien connus de tous et concernent les vêtements qui suggèrent la nudité (épousant les formes du corps au plus près en montrant le corps dans son intimité) ou qui dévoilent la nudité en ne la couvrant que partiellement (jupes ultra-courtes, décolletés, exposition plus ou moins partielle des sous-vêtements).

[22] Deutéronome 4/9 : “Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu’elles ne sortent de ton coeur; enseigne-les à tes enfants et aux enfants de tes enfants”.

[23] Dans le langage courant, un « puritain » est une personne austère, rigide, hostile à tous les plaisirs : « pureté » à laquelle on associe volontiers une teinte d’ostentation, voire d’hypocrisie, sans appartenance religieuse particulière

[24] Galates 3/13 : “Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois”

[25] Romains 6/3 à 8 : “Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché; car celui qui est mort est libre du péché.Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui”

[26] Jean 3/14 : “Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

[27] 1 Corinthiens 1/30 : “Or vous êtes de lui dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption”

[28] Apocalypse 7/14 : “Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venu ? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau”

[29] 1 Timothée 4/15 : “Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous”.

[30] “Ils ont renversé tes autels” (1 Rois 19/10)

L’image contient peut-être : texte
DISCIPLE DE JÉSUS OU DISCIPLE DE MOÏSE: LA DÎME À LIRE ABSOLUMENT
Beaucoup de Chrétiens ne comprennent pas pourquoi depuis de longues années ils tournent en rond, on prophétise dans leur vie mais cela ne s’accomplit pas. L’une des raisons principale est que, votre église pratique la loi de Moïse, c’est pourquoi il y a un esprit de limitation, vous êtes voilés et vous êtes sous la malédiction de la loi de Moïse. L’apôtre Paul nous explique cela clairement dans 2cor3:13-17.
QU’EST-CE QUE LE SACERDOCE ?
Sacerdoce veut dire le travail que fait un Pasteur ou Prêtre au nom de Dieu auprès d’un peuple soit pour offrir des sacrifices et prier pour le peuple, soit pour transmettre au peuple certains enseignements et bénédictions.
Les Saintes Écritures de Dieu nous enseignent clairement qu’il y a deux sortes de sacerdoce:
1- Le sacerdoce selon l’ordre Lèvitique, ici , Aaron est le souverain sacrificateur selon la loi donnée à Moïse
2- Le sacerdoce selon l’ordre de Melchisedeck, ici , Jésus Christ est le souverain sacrificateur selon la loi de Christ.
Vous voyez, il y a deux ordres et on ne peut pas mélanger les deux.
Abraham a donné la dîme selon l’ordre de Melchisedeck et d’après les écritures, dans cet ordre c’est à l’être suprême qu’il a donné sa dîme c’est à dire à Dieu lui-même.
L’église du Seigneur Jésus ne fonctionne pas selon l’ordre lévitique qui est selon la loi de Moïse, mais l’église de Jésus fonctionne selon l’ordre Melchisedeck or dans cet ordre la dîme n’est donnée qu’à un être immortel, éternel et sans péché. C’est pourquoi tous ceux qui disent qu’ils donnent leur dîme selon la foi d’Abraham, ne doivent pas la donner à un Pasteur mortel, à un pécheur. Ils doivent la remettre à Melchisedeck, à Dieu lui-même.
Tous ceux qui payent la dîme aujourd’hui le font selon l’ordre Lévitique car c’est seulement cet ordre là qui permet de donner la dîme aux hommes. Tous ceux qui payent leur dîme aux pasteurs le font sous le sang des animaux et non sous le sang de Jésus car selon l’ordre Lévitique il fallait faire des sacrifices d’animaux.
Selon hebrex7:11-12, le sacerdoce Lévitique repose sur la loi de Moïse, maintenant que nous ne sommes plus sous la loi, que deviendra ce sacerdoce Lévitique selon lequel la dîme est donnée aux sacrificateurs? La parole de Dieu répond dans Hebreux7:12 « Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a changement de loi » par conséquent, le sacerdoce Lévitique est remplacé par le sacerdoce selon Melchisedeck. La loi de Moïse aussi a été changée et remplacée par la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ.
QUI EST SACRIFICATEUR DANS L’ÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST?
La Bible répond dans Apocalypse5:9.
Par le sang de Jésus les Chrétiens ont été rachetés et faits sacrificateurs pour Dieu. Si dans une église, des hommes qui ont été faits sacrificateur par le sang de la croix, paient leur dîme à un pasteur, cela veut dire que le pasteur s’est établi ou bien les chrétiens l’on établi comme souverain sacrificateur. Mais sous la nouvelle alliance, c’est seul le Christ ressuscité qui est souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisedeck et non selon l’ordre Lévitique. Et ce ministère n’est pas transmissible. Au temps de la loi de Moïse c’est l’homme qui était souverain sacrificateur; mais sous la nouvelle alliance, c’est Dieu lui-même, et personne ne peut occuper cette haute fonction.
Quand un pasteur prend la dîme venant des hommes qui ont été fait sacrificateurs comme lui par le sang de Jésus, alors il a prit la place de Christ, il est anti-Christ, il est sous la loi de Moïse et il exerce son ministère sous le sang des animaux.
Dans l’Église de Jésus, selon 2cor9:7, chacun donne comme il a résolu en son cœur , or le cœur du Chrétien est le temple de Dieu cela veut dire que c’est Dieu qui décide. Il est aussi écrit que celui qui donne peu moissonne peu , alors cher pasteur, n’effraie plus les gens avec Malachie 3:10 qui ne concerne pas l’église de Jésus.
Le véritable Chrétien est différent des enfants d’Israël du temps de la loi de Moïse, dans la mesure où il a en lui l’Esprit de Christ. Et la parole de Dieu dit que celui qui est conduit par le Saint -Esprit est fils de Dieu.
Soyez bénis au nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Son Serviteur: Alphonse Zambou